lundi 22 janvier 2018

Quand de Rugy fait du Collard !

Assemblee nationale hémicycle plein

Communiqué de presse de Gilbert Collard, Député FN du Gard – Membre de la Commission des Lois du 22/01/2018

Dans une proposition de loi déposée il y a 3 moiscosignée par mes collèguesMarie-France Lorho et Emmanuelle Ménard, j’avais proposé que les comptes de l’Assemblée Nationale soient désormais contrôlés par la Cour des comptes.

A l’époque, le Président de l’Assemblée nationaleFrançois de Rugy, avait traité cette proposition de loi par le mépris.

Aujourd’hui, nous apprenons par un communiqué de presse qu’il sollicitera le contrôle de la Cour des comptes sur les deniers publics de l’Assemblée nationaleMieux vaut tard que jamais !

Je me félicite de ce ralliement tardif et consécutif à une émission télévisée.

Entretien avec Romain Bail, Maire de Ouistreham

Lechevalier

Communiqué de presse de Christelle LechevalierDéputé français au Parlement européenConseillère régionale de Normandie du 22/01/2018

À ma demande j’ai été reçue hier matin à la mairie deOuistreham par Monsieur le Maire Romain Bail pour évoquer la question préoccupante des migrants sur sa commune. Je tenais à être informée des actions qu’il met en œuvre au service des Ouistrehamais afin de faire face à ce flux qui s’amplifieJe remercie avant tout Monsieur le Maire pour son accueil.

Au-delà des considérations politiques et du jeu d’étiquetteje tiens à reconnaître à Romain Bail sa détermination à vouloir lutter contre cette arrivée massive de clandestins dans sa commune.

En effet, il n’hésite pas à aller à l’encontre des associations et des élus d’extrême-gauche en refusant tout hébergementsquat ou campementMalgré ses positions fermes et responsables, et ses mesures courageuses, ce phénomène ne pourra être enrayé face à l’indifférence du préfet et à l’inaction du gouvernement.

Mais je rappelle que le parti « Les Républicains » européiste, est complice de ce flux et responsable de la situation en soutenant la passoire de Schengen. Les députés LR au Parlement européen ont tout de même voté POUR la répartition des clandestins dans nos campagnes !

Dans ce cadre, des démarches associées vont être engagées sans aucune considération partisane, pour l’intérêt général des Ouistrehamais.

En tant que Député français du Groupe ENL au Parlement européen, je porterai ce dossier et continuerai à défendre le retour de notre pleine souveraineté sur le contrôle de nos frontières.

Prison ferme requise contre Sofiane, le rappeur qui avait bloqué l'autoroute pour un clip

Fianso Autoroute

Le temps d'une après-midi, le bad boy du rap français est devenu gentil garçon repenti. Appelé à la barre devant le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, le rappeur Sofiane a « exprimé de forts regrets » pour la « mauvaise inspiration » qui l'a poussé à bloquer la circulation sur l'autoroute A3, le 6 avril 2017, pour installer des tables de café sur l'asphalte et tourner son clip « Toka ».

Un geste qui n'était « pas prémédité » selon lui. Il aurait été pris dans les embouteillages, à 19h, alors qu'il se rendait sur les lieux du tournage du clip, et aurait improvisé cette scène avec quatre amis, qui comparaissaient avec lui lundi. Arrêter la circulation sur l'autoroute« c'est quelque chose [qu'il a] vu toute [sa] jeunesse dans les mariages », rapporte-t-il. Le procureur confirme que c'est une pratique assez courante dans le département.

Les explications ne sont toutefois pas satisfaisantes aux yeux du parquet, qui rappelle l'énorme succès du clip (32 millions de vues sur YouTube), qui a propulsé Sofiane sur le devant de la scène du rap. Le procureur a ainsi requis contre lui 4 mois de prison avec sursis, tandis que son avocat défendait sa « liberté d'artiste » et ses choix « qui dépassent le commun des mortels. » La présence dans la voiture du matériel vidéo et des cameramen ne laissent pas de doute sur la volonté de provoquer du rappeur, attestée par son parcours artistique.

Car Sofiane-Fianso comparaissait le jour même pour une autre affaire de délit d'entrave à la circulation. Le 24 avril, trois jours après avoir été déféré pour son clip « Toka », il récidivait avec un clip « Pégase » où on le voit entouré d'une importante foule et de plusieurs véhicules de luxe, qui ont bloqué certaines voies dans la cité des 3 000 d'Aulnay-sous-Bois. Un regroupement « imprévu » selon le rappeur, qui jure que ce rassemblement était tout à fait spontané...

Une bravade de plus pour le parquet, qui requiert cette fois trois mois de prison ferme pour cette manifestation « parfaitement organisée », qui met en lumière le « fonds de commerce » du rappeur. Son avocat s'est, lui, insurgé contre un « dossier vide » et a déclaré à la sortie de l'audience qu' « il y a tellement de délinquance en Seine-Saint-Denis qu'on ne peut pas juger tout le monde pour tout et n'importe quoi. » 

Le jugement sera rendu le 5 février prochain.

Le 22/01/2018


Note BYR : Il doit être ahurissant l'avocat du rappeur !

Le groupe Front National de Bourgogne Franche-Comté soutient les surveillants pénitentiaires


Communiqué du groupe Front National au CR de Bourgogne-Franche-Comté du 22 janvier 2018

En réaction aux agressions islamistes de Vendin-le-VieilMont-de-MarsanTarascon et Borgo, les personnels pénitentiaires manifestent depuis la semaine dernière pour soutenir leurs collègues blessés et dénoncer leurs conditions de travail.

Les surveillants rejoints par une partie des directeurs d’établissement pointe du doigt le laxisme des gouvernements successifs face au traitement des détenus radicalisés, la surpopulation carcérale, l’ultra-violence au quotidien et le mépris du ministère de la Justice. Les élus du groupe Front National de Bourgogne Franche-Comté apportent leur soutien aux manifestants qui d’Auxerre à Dijon, en passant par Besançon ou Lons-le-Saunier se rassemblent et mettent en cause les législateurs complices qui ont transformé nos prisons en centres de formation pour délinquants. Avec eux, ils dénoncent l’angélisme que paient fortement les agents des centres pénitenciers et demandent davantage de moyens.

Désireux d’appréhender le quotidien de ceux qui effectuent une mission essentielle au service de toute la sociétéJulien OdoulPrésident du groupe Front National au Conseil régional a demandé à visiter la Maison d’arrêt de Dijon récemment habilitée pour accueillir des terroristes islamistes arrêtés à l'étranger.

Page Facebook du groupe Front National au CR de Bourgogne-Franche-Comté

Agnès Marion : « Laurent Wauquiez croit-il vraiment qu'il va pouvoir conquérir le pouvoir seul ?"


Si je vous dis : « La famille comme communauté entre une femme et un homme avec des enfants est la cellule centrale d’une société qui fonctionne et garantit la capacité des générations à la solidarité » ; si j’y adjoins des mesures concrètes, notamment sur le plan fiscal, en faveur des familles, vous dites quoi ?

Je dis bravo ! Je dis que vous avez compris qu’une politique digne de ce nom doit découler de principes anthropologiques. Je dis aussi que ce n’est pas près d’arriver en France, hélas. D’où tenez-vous cela ?

Du programme de gouvernement conclu, en Autriche, entre Sebastian Kurz et Heinz-Christian Strache

Eh bien ils ont raison !

C’est un gouvernement conservateur qui doit vous réjouir ?

Je ne me décrirai pas comme une conservatrice, en tout cas pas dans le moment historique que nous vivons. Je ne veux pas la conservercette société en déliquescence ! Je veux, au contraire, que nous renouions avec la tradition, qui est, elle, inscrite dans la longue durée, et qui, ayant été retrouvéenous permettra de renaître. Vous connaissez la phrase de Mahler : « La tradition n’est pas la vénération des cendres, elle est la passation du feu .» La famille est le lieu premier, le foyer même, de cette transmission.

Concernant l’Autriche, le Pacte bleu turquoise, comme on l’appelle là-bas, est bien la preuve que l’on peut nouer des alliances à droite. Les conservateurs autrichiens ont eu le courage de se tourner, non pas vers leur centrenon pas vers leur gauche, mais vers leur droite, respectant ainsi le verdict des urnesPuissent les Républicains, en France, avoir un jour ce courage

Pour conclure une alliance, il faut être deux. Le Front National la souhaite-t-il vraiment ?

On ne pourra pas en faire l’économie, ou alors cela signifierait qu’on se résoudrait à être éternellement dans l’opposition. Je suis persuadée que cette alliance finira par s’imposer à l’échelon localQuand ? Où ? Avec qui ? On verra bien. En tout cas, dans la perspective des prochaines municipales, le Front national y est prêt.

Évidemment, c’est plus compliqué à l’échelon national, ne serait-ce qu’en raison de nos institutions. Mais Laurent Wauquiez croit-il vraiment qu’il va pouvoir conquérir, seul, le pouvoir ? Je siège dans sa région. En deux ansil n’a pas accepté un seul des amendements qui étaient présentés par notre groupe pour la seule raison qu’ils émanaient du Front national. La preuve  : à plusieurs reprises, il a réutilisé un peu plus tard nos amendementsen les ayant juste réécrits… Pourquoi avoir fait semblant de ne pas être d’accord alors qu’il l’était, si ce n’est pour de pitoyables raisons politiciennes ?

Vous avez donné en décembre à Paris une conférence sur le thème de la « France durable ». Il y aurait une « France jetable » ou une « France éphémère » ?

La France éphémère, c’est celle qui est en train d’émerger depuis quelques décennies, où tout est jetabley compris l’homme. C’est la France financiarisée, où il n’y a plus de gens qui exercent un métier mais des « personnes ressources ». C’est la France nomade, celle d’un monde où, comme l’a dit Jacques Attali, « les nations sont des hôtels ». C’est la France qui n’est même plus une « idée », ce qui était déjà une régression par rapport à sa réalité historique et géographique, mais une destination comme une autre, au hasard des migrations.

Le comble est que l’un de ceux qui ont le mieux décrit cela est… François Mitterrand. Un jour qu’on lui demandait si, lui aussi, il se faisait « une certaine idée de la France », il avait répondu : «La France, je la vis. J’ai une conscience instinctive, profonde de la France, de la France physique et la passion de sa géographie, de son corps vivant. Là ont poussé mes racines. L’âme de la France, inutile de la chercher : elle m’habite. » Quelques années plus tard, il arrivait au pouvoir, et, évidemment, ça se gâtait.

La France durable, c’est bien celle-là, celle dont il était issu, celle que, justement, il a profondément abîmée durant quatorze ans

La France durable, c’est la France qui s’inscrit dans la durée, une France où l’on sait qu’il y a un temps avant nousqu’il y aura un temps après nousNous avons le devoir de nous rappeler que nous sommes le maillon d’une chaîne et pas des individus isolés dans le temps et dans l’espace. La France durable, c’est celle qui s’ancre dans sa civilisation et dans son peuple, lequel n’est pas interchangeable.

France et transhumanisme sont donc antinomiques ?

C’est tout simplement homme et transhumanisme qui le sont.
Qu’est-ce que le transhumanisme sinon l’hubris portée à son paroxysme ? L’homme, qui était devenu simple consommateurdevient maintenant lui-même objet de consommationEh bien non : l’homme n’a pas besoin de cela pour avoir une valeur. Quel monde sinistre que celui où la valeur d’un homme serait mesurée selon le prix du marché de son rein ou celui de l’enfant qu’une femme porte pour une autre…

Comme quoi progrès scientifique et barbarie éthique fournissent une rime riche, mais cela on le savait depuis les horreurs totalitaires du XXe siècle.

Cela renvoie aux « principes anthropologiques » que vous évoquiez tout à l’heure ?

Oui, je trouve que ce qui manque en politique, c’est de s’appuyer sur des fondements anthropologiques. La droite les a complètement oubliésQu’est-ce qu’un homme ? Qu’est-ce qui fait que l’homme et la femme ne sont pas interchangeables ? Si on ne sait pas quelles sont les permanences sur lesquelles on a bâti notre civilisation, il ne faut pas espérer pouvoir la défendre, ni la réinventer. Pourtant si notre civilisation a été brillante, c’est parce qu’elle se fondait sur ces permanences anthropologiques et ça a plutôt bien fonctionné pendant des millénaires, non ?

Certes, mais comment traduisez-vous cela sur le plan politique ?

Par exemple en développant un vrai féminismedégagé des stéréotypes idéologiques. Les néo-féministesdéchaînées en ce moment, se partagent entre un féminisme de conflit et un féminisme d’indifférenciation. Dans les deux cas, le but n’est pas de défendre les femmes mais de tuer les hommes, au nom de je ne sais quelle revanche. D’ailleurs, si elles les défendaient, on les entendrait plus sur le recul de leurs droits face à l’islam dans certains quartiers, moins sur la couleur des cartables ou le prétendu sexisme de la langue française.

Or les hommes ne sont déjà plus des hommes et les femmes sont malheureuses. Elles ont déjà vaincu leur prétendu oppresseur, elles l’ont muselé et elles ne s’en portent pas mieuxEt si elles se demandaient pourquoi ? Et si c’était, tout simplement, parce que les femmes ne se construisent pas dans l’opposition avec les hommes mais dans la complémentarité.

Je note d’ailleurs que, selon la même dialectique, la gauche continue de nous expliquer qu’il doit y avoir moins de riches pour que les pauvres le soient moins. Ou que les uns doivent travailler moins pour que les autres puissent travailler plus. Eh bien non, ce n’est pas comme cela que cela fonctionneDans aucun domaine.

Vive Clotilde alors ?

Quel bel exemple puisque sans Clotilde, sans une femme donc, la France ne serait pas tout à fait la France !

Allez-vous porter ce discours dans le cadre de la « refondation » du Front National ?

Je vais m’y efforcer bien sûrMais il y a un préalable pour que cette « refondation » s’effectue sur des bases saines : que nous arrêtions, tous autant que nous sommes, de croire que l’ennemi est trop fort et que, si nous échouons comme nous venons de le faire, c’est de la faute de l’autre, celui qui est en face ou celui qui était dans nos rangs et vient de partir. Non, tout n’est pas de la faute de Philippot : bien qu’il y ait pris une large partnous devons être capables de dire que, nous aussi, nous sommes en cause. Et nous poser des questions essentielles pourquoi ne sommes-nous pas parvenus à sortir les Français de leur désespérance ? Comment les remobiliser et les convaincre de s’engager pour stopper la dissolution de la France ?

Ce n’est pas parce que le temps médiatique, devenu infernal, privilégie les gens qui exécutent le monde sur ceux qui pensent le monde, que nous devons nous abstenir d’asseoir notre discours sur un corpus solide et de mener une véritable réflexion de fond. Il y a encore un demi-siècle, hier donc, il ne serait jamais venu à l’idée des hommes politiques de se muer en simples gestionnaires ou techniciens : ils donnaient une vision.

À nous d’en avoir une qui soit enthousiasmante et digne d’espérance pour les Français !

Entretien réalisé par Bruno  Larrebière le 22/01/2018


Note BYR : Agnès Marion préside au Cercle Fraternité, elle est élue FN du département du Rhône au Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes

Les Républicains ? un parti sans avenir ?


L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.


Par Yvan Blot le 22/01/2018

Les partis politiques, aussi, sont mortels. Le cas du Parti communiste français, réduit à une cabine téléphonique, est connu. Le départ de plusieurs parlementaires  LR, notamment de Xavier Bertrand et encore plus d’Alain Juppé, fait gloser.

Mais il y a plus grave. La sociologie montre que Les Républicains sont atteints dans leur survie future. Les élections présidentielles de 2017 l’ont montré. Selon l’étude d’Ipsos (Le Monde d’avril 2017), 37 % des retraités déclaraient voter  Fillon25 %  Macron et seulement 14 %  Le Pen et 12 %  Mélenchon. Les cadres votaient à 34 % pour Macron, 20 % pour Fillon, 19 % pour Mélenchon et 13% pour Le Pen. Par contre, celle-ci battait tous les autres candidats chez les ouvriers (36 %) et les employés (31 %).

La répartition, par âge surtoutcondamne  Les Républicains46 % des plus de 70 ans votaient Fillon, contre 32 % pour Macron (et 9 % pour Le Pen comme pour Mélenchon.) Chez les 60-69 ans, Fillon restait en tête avec 28 % des voix.

Chez les jeunes de 18 à 24 ansFillon faisait 9 % et Hamon  10 %. Les meilleurs scores sont tenus par Mélenchon (31 %), Le Pen (20 %) puis Macron (18 %). Chez les jeunes de 25 à 34 ansMacron fait 29 %Le Pen et Mélenchon sont à égalité vers 23 %.

Tous ces chiffres montrent que les électorats de Le Pen et de Mélenchon, et de Macron à un moindre degré, sont jeunesLes Républicains et les socialistes (Hamon) font piètre figure

Les socialistes sont écrasés entre Mélenchon et Macron et font figure de parti résiduel, avec des fuites d’électeurs considérables au bénéfice des concurrents sur la gauche.

Quant aux Républicains, dont le nom même incarne, aujourd’hui, la ringardise et la banalité, ils sont très concurrencés par Macron.

Wauquiez en a pris son parti et a choisi de se rapprocher des thèmes du FN. Mais cet alignement verbal est très artificiel. Les électeurs déçusnotamment sur l’immigration (mais aussi l’insécurité et le chômage) par Sarkozy, n’ont aucune raison de faire confiance à Wauquiezqui ne paraît pas sincère. Ce parti est menacé sur sa droite par le FNqui peut encore progresser, et par Macron, qui peut séduire la frange gauche qui n’a pas encore quitté Les Républicains.

On peut alors établir cette prévision : belles perspectives sociologiques pour le FN et ses alliés, pour Macron et Mélenchonperspectives plutôt sombres pour les socialistes et Les Républicainssurvivants provisoires du « vieux système » des partis.

Les études comparatives confortent ce jugement. Les électorats jeunes sont ceux des partis populistes. En Italie, c’est la Ligue du Nord, et aussi le Mouvement cinq étoiles qui vient de faire un virage sur le sujet de l’immigrationpour mieux s’accorder avec l’électorat populaire. C’est ce que devrait faire Mélenchon s’il était moins archaïque et dogmatique. Si Mélenchon continue à défendre l’immigration, il va bloquer ses perspectives de développement, sans doute au profit du FN.

C’est pourquoi la configuration du second tour des élections présidentielles de 2017 est une configuration d’avenir. Nous marchons vers une nouvelle bipolarisation entre les macronistes et le Front national. Cette bipolarisation a d’autant plus de raison de durer qu’elle correspond à une lutte des classes réelles entre les classes dirigeantes prospères et les classes populaires souffrantesCeux qui souffrent de l’immigrationde l’insécurité et du chômage votent populistes, et ceux qui bénéficient de la mondialisation ou de statuts protégés votent MacronEntre ces deux électorats, le dialogue est à peu près impossible car les intérêts sont divergents

Ce n’est pas une question de leadership mais de sociologie porteuse. Lénine, à Neuillyn’aurait jamais réussi. Comme l’écrit justement le professeur Guilluy : « Le sempiternel débat sur la stratégie du FN est vain. Le FN existe parce que les électeurs votent pour ce parti et non l’inverse […] ils ne sont ni stupides ni manipulés et font des analyses rationnelles de leur vécu. ».

Or, le parti républicain a un électorat riche et âgé et Wauquiez veut tenir un discours de classes populaires tout en refusant de serrer la main à ses représentants.

Cette position entre deux chaises n’est pas tenable et va précipiter, tôt ou tard, son déclin.