mardi 18 septembre 2018

Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais sur la suppression de 1 800 postes dans l’enseignement secondaire


Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais sur la suppression de 1 800 postes dans l’enseignement secondaire du 18/09/2018

M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’Education sur l’annonce de la suppression de 1 800 postes de fonctionnaires dans les collèges, les lycées et les services administratifs en 2019.

Lors de la campagne présidentielle de 2017, le candidat Emmanuel Macron avait fait de l’éducation l’une de ses priorités en intégrant à son programme ses vœux pour la jeunesse de France : « Les élèves sont trop souvent les oubliés des réformes de notre Education Nationale. Notre principal objectif, celui qui doit présider à toute décision, c’est donc avant tout la réussite et l’épanouissement de chaque élève. »

Perpétuant le pire de l’ancien mondeEmmanuel Macron a changé de discours une fois élu. Les mots enjôleurs et électoralistes se sont évanouis, remplacés par une rhétorique punitive et la mise en œuvre d’une politique d’austérité massive qui s’avère incompatible avec la réussite et l’épanouissement de tous les élèves.

Cette annonce ministérielle dessine le véritable projet du gouvernement qui n’est pas d’ordre pédagogique mais bien de nature comptable : « dégager des marges de manœuvre pour faire de vrais choix politiques ».

Alors quels sont ces « vrais choix politiques » ?

Le choix d’instituer une discrimination au profit des écoles de banlieues avec le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones classées en réseau prioritaire quand les écoles rurales voient leurs conditions d’accueil se dégrader avec des classes surchargées ?

Le choix de fermer 300 classes dans la ruralité et donc d’aggraver la fracture sociale et territoriale ?

Le choix de renforcer l’apprentissage de l’arabe à l’école et de laisser le communautarisme s’installer au sein du sanctuaire de la République ?

Suivant la doxa de Bruxelles à la lettre et les exigences des technocrates de la Commission européenne, la feuille de route du ministère de l’Education nationale est une pâle copie de celles des autres portefeuilles : réductionsmutualisationssuppressionsfusions. Les vaines explications du ministre ne peuvent défendre la politique du « faire mieux avec toujours moins ». Comment assurer un encadrement suffisant avec moins de professeurs et plus d’élèves au collège et au lycée ? A l’école comme nulle part ailleurs, les besoins humains sont indispensables pour la transmission des savoirs fondamentaux et la formation de nos futurs citoyens.

Le ministère de l’Education nationale doit revoir sa copie et arrêter de faire rimer éducation avec suppression.

Augmentation des taxes sur les carburants : le gouvernement veut-il ruiner les Français ?

Aliot Assemblée

Communiqué de Louis Aliot, député des Pyrénées-Orientales du 18/09/2018

Comme si les Français n’étaient déjà pas suffisamment étouffés par les impôts, le gouvernement devrait augmenter très largement les taxes sur les carburants.

Pour vous donner une idée, le coût à la pompe était de à 77 centimes le litre en 1998, de 1,48 euro aujourd’hui, et sera en 2022 d’environ 2 euros. Bref, les 40 millions d’automobilistes français sont les vaches à lait de l’Etat, dépensant en moyenne 1.740 euros par an pour leur essence.

Évidemment, ce sont les foyers les moins aisés qui doivent supporter tout celapuisqu’ils vivent dans les zones périphériques, périurbaines ou rurales, souvent loin de leur travail et de l’école de leurs enfants. Les Français les moins riches sont donc ceux qui paient le plus de carburants, puisque les plus aisés sont domiciliés à proximité de leurs activités professionnelles.

Ce cercle vicieux, le gouvernement s’en moqueIl lui faut au plus vite de l’argent, car « en même temps », nos dirigeants consacrent des milliards tous les ans pour traiter les demandes d’asile (2 milliards d’euros en 2015 selon la Cour des comptes) et les mineurs isolés gérés par l’aide sociale à l’enfance (1,5 milliard d’euros).

Le « plan pauvreté » est en vérité, un objectif macronien tous les jours un peu plus d’impôts pour les Français, tous les jours un peu plus d’aides pour les clandestins.

La santé des habitants des Hauts de France est la dernière des priorités de M. Bertrand

Eymery RN

Communiqué de presse de Philippe Eymery, président du groupe RN au Conseil régional des Hauts-de-France du18/09/2018

Ce mardi 18 septembre, le président Macron  dévoilait le plan « Ma Santé 2022 » porté par la ministre Agnès Buzin. Nous n’analyserons pas ici les 54 points de ce plan de santé gouvernemental.

Cependant, nous ne pouvons que constater l’absence d’un quelconque équivalent régional après 3 ans de mandat de M. Bertrand! Pourtant, si l’on se réfère à la page 93 de son projet de campagne « Une région au travail », on peut y lire « la santé doit devenir une priorité régionale ». Le président du Conseil régional et ex-ministre du Médiator semble avoir une drôle de conception des priorités !

Comme le rappelle régulièrement depuis janvier 2016 notre chef de file pour la commission santé Sylvie Saillard, l’état sanitaire de la région est catastrophique, et la morbidité surreprésentée (1 habitant sur 4 ne soufflera pas ses 65 bougies). Les indicateurs sanitaires de notre région sont tous au rouge : augmentation des maladies cardio-vasculairescancers, addiction (tabac, alcool, drogue), obésité, maladie de la NASH ou encore dépendance. Dans une région où l’espérance de vie ne cesse de diminuer, il est inadmissible de mépriser autant les problématiques de santé publique.

Le groupe Rassemblement National rappelle à Monsieur Bertrand que la Santé était un axe majeur de ses promesses de campagne et lui demande :

 D’axer l’action sanitaire régionale sur la prévention notamment au moyen de campagnes d’informations efficaces.
 D’identifier les principales causes de mortalité qui pourraient être déclarées causes régionales annuelles (Cancers, diabète, maladies cardiovasculaires, maladies neurovégétatives).
– Une action volontariste qui se donne les moyens de faire baisser les mauvais indicateurs de santé régionale.

Candidat aux municipales à Lyon, Collomb envisage de quitter le gouvernement dès 2019

Collomb 2018

C'était un scénario envisagé par la plupart des élus lyonnaisGérard Collomb sera candidat aux municipales à Lyon, en 2020, annonce-t-il dans un entretien à L'Express à paraître mercredi. «C'est loin, les municipales. Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave [rires], je serai candidat à Lyon», assure le ministre de l'Intérieur. Avant d'ajouter: «Je pense qu'à Lyon j'apporte une plus-value forte». Il brigue ainsi un quatrième mandat, après avoir dirigé la ville pendant 16 ans, de 2001 jusqu'à sa nomination au gouvernement, en 2017.

Pour mener sa campagne, le numéro 2 du gouvernement envisage de quitter son ministère après les élections européennes du 26 mai 2019. «Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des européennes», explique le ministre, âgé de 71 ans. «Je ne serai pas ministre de l'Intérieur jusqu'à l'avant-dernier jour. À partir d'une certaine période, il vaut mieux être totalement disponible pour la campagne», poursuit-il, tout en précisant qu'il «[mènera] les choses, en accord avec le président».
Poids lourd du gouvernement

L'ancien maire de Lyon s'agitait déjà depuis plusieurs mois en vue d'un retour dans les affaires locales. Il avait indiqué le 20 juin au Progrès la création d'une association destinée à «engager un dialogue pour voir quelles sont les grandes perspectives à vingt ans» de la métropole lyonnaise. Une façon de préparer sa candidature «à la ville et à la métropole», comme il l'annonce ce mardi. Pourtant, la loi n'autorisera plus en 2020 le cumul des fonctions de maire et de président de la métropole de Lyon.

Ce fidèle du chef de l'État, élu député en 1981 puis maire de Lyon en 2001 sous les couleurs du Parti socialiste (PS), fut l'un des premiers grands élus du parti à rejoindre Emmanuel Macron en 2016. Sa nomination à l'Intérieur, en mai 2017, l'a conduit à lancer un nouveau dispositifla police de sécurité du quotidien, et à piloter le controversé projet de loi Asile et immigration, adopté par le ParlementMais il n'a pas fait l'unanimité dans les milieux policiers, et est ressorti de l'affaire Benalla affaibli.

Ses relations se sont tendues avec Emmanuel Macron ces dernières semaines. Le ministre a surpris en pointant début septembre un «manque d'humilité» de l'exécutif, sur fond de popularité en baisse du président. Avec son départ en 2019, le gouvernement devrait perdre l'un de ses derniers poids lourds, après la démission du ministre d'État Nicolas Hulot, en août dernier. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ou le ministre Mounir Mahjoubi, candidats putatifs à la mairie de Paris, pourraient aussi quitter le gouvernement pour mener la campagne des municipales.

Par Loris Boichot le 18/09/20108

Nouvelle place Maurice-Audin : la culpabilité jusqu’à la nausée

Réflexion

Après la reconnaissance par Emmanuel Macron de ce que la mort du membre du parti communiste algérien Maurice Audin, 25 ans, capturé par les parachutistes français en pleine bataille d’Alger, et porté disparu, avait été le fait d’un « système institué alors en Algérie par la France », la mairie de La Courneuve (93) a décidé, vendredi 14, au premier jour de la Fête de l’Huma, de donner son nom à une place de la ville. La cérémonie s’est déroulée en présence de la veuve de Maurice Audin, du maire (PC) de La CourneuvePatrick Hyaric, de Pierre Laurent, première secrétaire du Parti communiste, mais aussi du député (LREM) Cédric Villani (Maurice Audin était mathématicien), proche de la famille.

Si le combat d’une veuve pour obtenir que la lumière soit faite sur la disparition de son mari est tout à fait respectable, on peut s’interroger sur l’intérêt qu’il y a, pour les autorités publiques présentes ce jour-là, à mettre ainsi en avant la figure d’un homme qui, à un moment compliqué de l’histoire de France, avait pris parti pour ceux qui combattaient les soldats de son pays. Au cœur de la Seine Saint Denis, un département où les regards portés sur la France, son histoire, sa culture, oscillent le plus souvent, notamment auprès de la jeunesse, entre la méconnaissance, le mépris et la haine, on peine à imaginer signe plus manifeste du renoncement de certains responsables politiques à toute volonté d’intégration. Comment espérer en effet celle-ci encore possible quand tout ce qui est donné à voir de ce pays entraînera, chez les populations localesun mouvement de rejet souvent mêlé de colère ? 

Il est vrai que les participants à la Fête de l’Humanité n’ont fait que copier, à près de quinze ans de distance, l’ancien maire de ParisBertrand Delanoë avait en effet, dès mai 2004sans attendre les conclusions d’une enquête qui est toujours restée obscure, inauguré une place Maurice Audin « militant de la cause anticolonialiste », dans le 5e arrondissement. Une spécialité pour l’élu qui avait déjà baptisé une « place du 19 mars 1962 » ou une autre dédiée « à la mémoire des nombreux Algériens  tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ». Quand l’inculture la plus pénible s’associe aux bons sentiments les plus niais, et le calcul politique le plus médiocre au goût enfantin de la provocation, il n’y a plus rien à faire

Par chance, si l’on peut dire, il est  à peu près certain que la population de La Courneuve (ou de la Seine-Saint-Denis en général) ne se soucie en aucune façon du sort, et encore moins de la mémoire, d’un militant communiste – c’est-à-dire d’un blanc – assassiné par d’autres blancs voilà soixante ans ; en réalité ce geste souligne avant tout l’état de décomposition mentale des derniers fossiles de l’extrême-gauche française, définitivement le parti de la haine de soi, c’est-à-dire de la haine du père.

Par Mickaël Fonton le 18/09/2018

Plan Santé Macron-Buzyn : suite… et presque mort de la médecine à la française

Mélin PE

Communiqué de presse du Dr Joëlle Melin du 18/09/2018

Macron, dernier avatar ringard d’un système pompier- pyromane ? Bien sûr !!! Le « plan santé » présenté aujourd’hui comme un des phares du quinquennat n’est en fait que l’épisode sans envergure et totalement prévisible d’un long scénario de la fin de notre médecine à la française.

Et un long discours, où chaque phrase réinvente l’eau tiède à coups de rétablissement de bonnes mesures qui ont été abandonnées par 40 ans de gouvernements successifs inféodés à Bruxelles.

Car les propositions de plus de proximité et de désengorgement des urgences, de lutte contre les déserts médicaux qui conditionnent la vie de nos concitoyens, particulièrement les plus âgés, le partage de tâches avec des professionnels plus accessibles comme les infirmières et les aides- soignantesla fin du numerus clausus, l’allègement de l’exercice quotidien des médecins pour consacrer plus de temps aux malades, de même qu’une meilleure coopération ville-hôpital, dont la gestion par la fameuse T2A absurde serait abandonnée, tombent sous le sens.

Mais cela cache mal la suite : le salariat de tous les « libéraux » peu à peu asservis, une gestion de plus en plus au rabais, une organisation de plus en plus planifiée, la perte du libre choix du médecinen plus de la difficulté pour tous de pouvoir accéder aux soins pour des raisons financières…. La rationalisation à outrance de notre système de santé permettra de le livrer avec un taux de rentabilité maximale aux grands acteurs prédateurs, tels les GAFAM et les fonds de pension, comme le prévoit l’Union EuropéenneCe sera la fin de la médecine à la française.

Avant tout le monde, et avant qu’il ne soit trop tard, le FN puis le RN ont soutenu très lucidement depuis 25 ans de ré ouvrir les études aux filières littéraires, de refuser le numerus clausus et former un nombre nécessaire de soignants sur le seul critère de l’excellence, de garder et structurer les offres de soins de proximité en leur adossant des soins de petites urgences selon l’augmentation de la population et son vieillissement, d’honorer à sa juste valeur le travail de tous les acteurs médicaux publics ou privés, de bien organiser le transfert de tâches, de revoir le tout-gratuit qui a déresponsabilisé certains de nos concitoyens et surtout les citoyens du monde entier, immigrés réguliers ou non, qui ne cotisent pas. Enfin, d’envisager avec lucidité la mutation de toutes nos habitudes pour leur garder un maximum d’humanité, dans une gestion scrupuleuse de nos possibilités financières.

Mais contrairement aux gouvernements de droite comme de gauche, nos propositions globales étaient destinées à sauver et adapter le système, et non à le vendre à la mondialisation, aux dépens des Français. Car c’est bien cela qui est en cause, ce que le Dr Joëlle Mélin, Député Européen, dénonce avec vigueur à chaque étape de cette destruction programmée, à laquelle E. Macron et A. Buzyn participent aujourd’hui pleinement.

lundi 17 septembre 2018

Indre-et-Loire : un homme battu à mort pour une place de parking

Police Commissariat

Les temps sont difficiles pour les chauffeurs de busvictimes d’incivilités et de violences quasi quotidiennes. Alors que la RATP a entamé une procédure disciplinaire contre l’un de ses chauffeurs qui avait giflé jeudi 13 septembre un collégien qui l’avait forcé à freiner brusquementFrance Bleu rapporte ce lundi qu’un autre conducteur de bus est décédé après avoir été roué de coups par deux individus sous les yeux de ses enfants.

« Ils se sont acharnés sur lui »

Les faits se sont déroulés vers 18h30, samedi 15 septembre, sur le parking d’un centre commercial situé à , en Indre-et-Loire, alors que ce quadragénaire marié et père de famille n’était pas sur son temps de travail. C’est à la suite d’une banale histoire de place de parking, justement, que le chauffeur de bus a été pris à partie par deux individus, visiblement très remontés. Roué de coups sous les yeux de ses enfants et de plusieurs témoins, qui ont dit avoir assisté à un « déchainement de violence », l’homme a été laissé inconscient par ses agresseurs, succombant à ses blessures quelques heures plus tard. Ses deux assaillants, deux frères âgés de 21 et 24 ans, ont quant à eux été interpellés.

« Ils se sont acharnés sur lui, même à terre. J’entends encore les cris des enfants. Je ne dors plus. C’était horrible », a confié un témoin à France Bleu. Déplorant « une affaire des plus lamentables », le procureur de la République de Tours (Indre-et-Loire) a annoncé que les deux agresseurs, déjà connus de la police pour des affaires de vols et escroquerie, allaient être présentés à un juge d’instruction pour coups mortels en réunion. Le parquet va demander leur placement en détention. Ils risquent jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.

Le 17/09/2018

Saint-Maur : 24 heures pour quitter le gymnase réquisitionné pour 100 migrants

Immigration africaine

« On a 24 heures pour tout vider. Le club de judo a des locaux ici depuis plus de 30 ans ! » Ce samedi, l’effervescence a régné toute la journée au gymnase Gilbert-Noël de Saint-Maur. La ville et les clubs sportifs n’ont appris que ce vendredi qu’ils devaient entièrement vider le site ce week-end pour cause de réquisition. La préfecture confie les clés du site, à partir de jeudi et jusqu’au 21 octobre, à l’association Aurore chargée d’accueillir et de diriger vers un accueil plus pérenne 100 migrants au maximum. Un dispositif déjà mis en place dans le département, à NogentVincennes ou encore Cachan, mais en principe lorsque le gymnase est libre.

« On comprend parfaitement l’enjeu, personne ne veut que ces gens qui ont eu la malchance de naître dans des pays en guerre soient à la rue, mais nous donner 24 heures pour tout vider et sans solution de repli, c’est rude », souffle Richard Normand, chargé des sections karaté et boxe thaï à la VGA. Des adhérents et parents d’élèves se sont relayés tout ce samedi, l’un emportant deux gros sacs de boxe dans sa petite voiturel’autre stockant dans son garage des dizaines de poids de musculation en attendant une reprise des cours.

Un millier de sportifs et 2 500 élèves utilisent les lieux

La ville de Saint-Maur, qui rappelle que cet ordre « s’impose à la commune », « prend acte et demande des garanties », notamment pour la sécurité, avec « un renfort des patrouilles de police nationale ». « J’observe que la politique gouvernementale vise à déplacer des demandeurs d’asile, chaque mois, en catimini, par voie de réquisition, sans qu’aucune solution globale soit envisagée », regrette Sylvain Berrios (LR), maire de Saint-Maur.

La ville cherche des solutions notamment pour les 2 500 élèves des écoles élémentaires Parc-estChampignol et Michelet, du collège Camille-Pissarro, des lycées Condorcet et D’Arsonval, mais aussi pour le millier de pratiquants sportifs qui utilisent chaque jour cet équipement municipal.

« Cette décision impacte au moins 3 000 personnes du monde sportif alors on cherche des solutions dans d’autres salles, notamment pour les enfants, mais certains seront privés de sport au moins un mois, ce qui pose un problème pour les éducateurs salariés », regrette également Jean-François Bedu, président du club omnisports la VGA.

« On ne reviendra jamais ici, maintenant on attend l’ouverture du nouveau gymnase en travaux », se désole Monique Bouisseren, secrétaire du club de judo Smus-VGA, qui se débat entre inscriptions à gérer malgré tout et cartons à remplir. « Le club fait ce qu’il peut, on patientera », lancent, philosophes, Frédéric et Stéphanie, les parents d’un amateur de sport de 7 ans.

Le centre sportif Gilbert-Noël sera prochainement détruit, pour poursuivre le développement de la ZAC des FacultésLe nouveau gymnase, qui coûte 15 M€ à la ville, devrait être terminé ces prochaines semaines. Il comprend une salle omnisports, un dojo , une salle de sport polyvalente, une salle équipée d’un mur d’escalade, une salle de danse et une salle de musculation.

Sollicitée, la préfecture du Val-de-Marne n’a pas donné suite.

Par Laure Parny le 16/09/2018

Elisabeth Borne: "Les taxes sur le carburant continueront à augmenter"


Elisabeth Borne était, ce lundi 17 septembre, l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. La ministre des Transports a confirmé l'augmentation à venir des taxes sur les carburants.

"Il y a une trajectoire carbone pour tenir compte de la pollution des carburants fossiles qui a été annoncée et les taxes vont continuer à augmenter. Le projet sur les taxes appliquées au carburant en 2020 sera discuté dans le prochain projet de loi de finances. Il y a un rattrapage qui continue entre le diesel et l'essence. Sur le diesel, la taxe a augmenté de 7 centimes et c'est la trajectoire qui a été annoncée sur le quinquennat. L'essence doit augmenter de 4 centimes" a-t-elle commenté.

"Cela veut dire qu'il faut offrir aux français des alternatives à la voiture individuelle afin qu'ils n'en soient pas prisonniers. Quand on est dans des zones denses, le covoiturage est une des options possibles " a-t-elle conclu.

Cette hausse des taxes sur le carburant avait été inscrite au Budget 2018, avec un rythme de progression plus important pour le diesel. L'Etat veut réduire l'écart fiscal entre l'essence et le gazole qui favorisait jusqu'à maintenant ce dernier. En France, les diverses taxes représentent 60% du prix des carburants.

Par F.Bergé le 17/09/2018


Pourquoi les Français de confession juive quittent-ils les écoles publiques ?

Aliot

Communiqué de presse de Louis Aliot, Député des Pyrénées – Orientales du 17/09/2018

Les familles françaises de confession juive de la banlieue parisienne boudent de plus en plus l’école publique, comme le montrait récemment un reportage sur la chaîne I 24 News.

Un phénomène explicable par la haine anti juive grossière qui a cours dans certains pans du territoire français, où les israélites sont menacés, moqués, voire violentés sur la base de clichés éculés.

Nous devrions nous inquiéter de cet exode. Il est un signe de plus d’une société qui, loin d’être apaisée, s’enfonce dans ses propres contradictions. L’école publique ne doit pas être un endroit où les petits caïds font la loi.

L’autorité du maître doit être restaurée. La culture française doit être transmise. Les fondements essentiels de la République doivent être respectés. Plus généralement, l’ordre doit régner, quand, aujourd’hui, le désordre semble être la norme.

Je crois que l’atomisation du corps social national en de multiples communautés concurrentes n’est pas encore une fatalité, qu’il est toujours souhaitable et possible que la France soit un pays uni.

Toutefois, la situation est grave.

Il y a quinze ans, la Seine-Saint-Denis ne comptait que trois écoles privées juives. Aujourd’hui, on en recense huit. En 2015, la directrice d’un de ces établissements déclarait au micro d’Europe 1 que ses effectifs avaient augmenté de 20 % en deux ans à Aubervilliers, en dépit d’un nombre important d’enfants partis faire leur « alyah » avec leurs parents. Par ailleurs, certains établissements catholiques du département auraient près d’un tiers d’élèves de religion juive.

Là où devrait se rejouer l’innocente Guerre des Boutons, que se livrent habituellement les enfants, a été importé le conflit israélo-palestinien. C’est bien triste et c’est de la responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, comme des acteurs politiques clientélistes de la banlieue parisienne, qu’ils soient communistes comme Eric Coquerel, ou d’une droite affairiste, tel Bruno Beschizza, le trouble maire d’Aulnay-sous-Bois.

L'exécutif prêt à dévoiler un big bang de la santé

Hôpital crise

Après le plan pauvreté, la semaine dernière, de nouvelles mesures chocs sont attendues cette semaineEmmanuel Macron doit en effet dévoiler mardi une ambitieuse réforme du système de santé qui veut être bien plus qu'un «énième plan» de réforme de l'hôpital.

Entre autres mesures clés, le chef de l'État devrait annoncer la création de centres de santé de proximité, maillon intermédiaire entre l'hôpital et les cabinets de ville.

Ces structures pourraient traiter les urgences non vitales, comme un bras cassé, avec la possibilité de réaliser des examens de biologie ou de radiologieLibéraux et hospitaliers devraient y travailler en complémentarité.

L'idée est ainsi de désengorger les urgences hospitalières et de mieux répondre à la demande des patients en organisant une gradation des soins. Un peu sur le modèle des maternités, classées de niveau I à niveau  III pour accueillir les femmes en fonction des difficultés de leur grossesse. «La santé s'apprête à connaître une réforme comme elle n'en a pas connu depuis soixante ans. Emmanuel Macron a mis la barre très haut en plaçant la réforme à la hauteur des ordonnances de 1958 qui ont organisé tout le système de soins français autour des CHU», indique le député LaREM Thomas Mesnier.

Réforme des études médicales

Outre cette réforme de la carte hospitalière, le chef de l'État doit également annoncer une réforme des études médicales, avec une refonte du numerus clausus et du concours de l'internat, une professionnalisation plus précoce des futurs médecinsqui ne feront pas toutes leurs études dans les CHU mais effectueront aussi des stages en cabinet de ville, en maison de retraite, en médecine scolaire ou médecine du travail, etc. Bref, le plan devrait marquer un vrai virage avec un modèle français jusqu'ici très «hospitalo-centré». «Le diagnostic est partagé par tous, il faut maintenant de l'audace et du courage politique», conclut le Dr Patrick Bouet, président du Conseil national de l'ordre des médecins.

Par Marie-Cécile Renault le 17/09/2018