samedi 23 septembre 2017

Corée du Nord : Trump veut-il en finir ?

Kim Jong-Un


Par Michel L’homme * le 22/09/2017

Le 20 mai, les porte-avions américains Carl Vinson” et “Ronald Reagan” étaient tous les deux à portée de tir de la Corée du Nord. Plus de 100 avions F-16 effectuent quotidiennement des exercices dans la région or ce sont ces mêmes exercices qui avaient précédé en 1991 le début de l’opération américaine “Tempête du désert” contre l’Irak. Le Pentagone a déployé des avions F-35, des administrateurs de haut niveau du gouvernement américain ont été envoyés sur l’île de Guam les familles des militaires sont en cours d’évacuation pour y déployer des mesures de protection civile.

Selon certains experts, comme pour la première guerre d’Irak, l’opération militaire devrait être éclair, tapisser de bombes la capitale et les sites sensibles répertoriés par satellite et Kim la Tourmente devrait être annihilé sauf s’il joue son dernier va-tout et lance tout sur la Corée du Sud.

La Russie et la Chine devraient laisser faire mais reste comme nous l’avions affirmé il y a aussi la question de l’après et de la transition.

D’après nos sources américaines, toutes les cellules de la Maison Blanche, du Département d’État et du Pentagone sont branchées depuis l’été sur la Corée du Nord pour tenter de trouver une riposte au défi lancé par Kim Jong-Un, défi qui redessinera plus tôt que prévu la carte géopolitique de tout l’Est-Pacifique et qui, selon les propos de William Perry, secrétaire d’Etat à la Défense « a changé tous les calculs des États-Unis dans la région ».

Sur la table, il n’y a en fait pas trente six solutions mais seulement cinq

Passons les en revue :

1. Les sanctions économiques avec le blocus total des ports du pays par l’aéronavale américaine et un cyber-programme de sabotage des lancements de missiles nord-coréens. Solution effectuée en partie avec les maigres résultats que l’on connaît.

2. Les pressions sur la Chine et son Président Xi Jinping afin qu’il mette au pas son « protégé ». La Chine en réalité ne sait plus trop quoi faire avec la Corée du Nord mais ce qui est certain, c’est qu’elle ne veut absolument pas des Américains sur sa frontière.

3. Geler son programme nucléaire par la négociation. Bill Clinton, George Bush et Barack Obama ont emprunté successivement cette voie avec le succès qui nous amène aujourd’hui.

Ces trois premières solutions sont politiques, ce sont celles du Département d’État : elles ont échoué car elles n’ont pas voulu reconnaître la Corée du Nord comme puissance nucléaire. La quatrième et la cinquième solution seraient celles alors du Pentagone :

4. Pilonner par des bombes et des missiles les principales installations du pays et ce, dès la détection par satellite d’un lancement imminent d’un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord. Option possible mais non sans le risque que Kim Jong-Un ne parvienne à bombarder Séoul, soit dix millions d’habitants.

5. Raser Pyongyang, cycloner la Corée du Nord, la vitrifier et alors sacrifier Séoul.

En prévision de ces tirs nucléaires, le Japon a déployé depuis le 1er août le système de défense antimissile américain Patriot à Shimane, Hiroshima et Kochi, dans l’ouest du Japon. Une autre unité devrait également être installée à Ehime, également dans l’ouest du pays puisqu’à en croire l’annonce faite par Pyongyang, ces localités pourraient se trouver sur la trajectoire des missiles nord-coréens.

Yves-Marie Laulan a donc raison, sur notre site, de s’interroger. Personne ne croyait plus en effet en la possibilité d’une troisième guerre mondiale, à cause de la doctrine de la « dissuasion nucléaire ». Or l’idée follamourienne réapparaît depuis quelques années même en Europe car, loin de laCorée du Nord, toutes les décisions du Sénat américain poussant à l’extrême les sanctions contre la Russie, ne peuvent aussi avoir d’autre but que celui de provoquer à tout prix un conflit nucléaire avec la Russie et par l’effet domino, avec la Chine son allié. Il faut donc bien comprendre que dans ce jeu de dupes, les Européens, que cela parte de Corée ou d’Ukraine auront le mauvais rôle. Ils seront et ils sont déjà pris en otages, ce qu’Emmanuel Macron semble d’ailleurs avoir parfaitement saisi.

Est-il alors trop tard pour revenir en arrière ?

La Corée du Sud a ainsi parfaitement compris l’enjeu géopolitique américain : c’est la survie de leur hégémonie mondiale.

La Corée du Sud se pose donc de sacrée questions : doit-elle par exemple maintenir son alliance avec les États-Unis ? En effet si on pense que les USA attaqueraient la Corée du Nord pour se protéger, ils le feront forcément aux dépens de la mort de trente millions de Coréens du Sud. Selon d’autres sources de renseignement, la Corée du Sud serait ainsi en palabres secrètes avec la Chine pour un accord de sécurité majeur, à cause de la position officielle des USA selon laquelle ils bombarderont la Corée du Nord pour leur propre défense, sans considération pour la destruction de leur pays. On ne parle jamais de ces discussions secrètes Pékin-Séoul car elles ne sont qu’une partie de l’équation mondiale en jeu.

Il y aurait en effet aussi des discussions secrètes entre l’Allemagne et la Russie sur les sanctions américaines avec l’idée d’un éventuel réalignement de l’Allemagne sur une “ostpolitik” bismarckienne qui pourrait déboucher sur un nouveau Traité de réassurance avec la Russie.

Les États-Unis complètement endettés  n’ont plus d’autre choix que la fuite en avant guerrière. Ce sont bien alors tous les systèmes de sécurité européens et asiatiques qui s’effondrent. Les USA sont donc non seulement au bord d’un effondrement financier sociétal (la disparition de sa classe moyenne) mais aussi stratégique total, l’effondrement de toutes leurs relations internationales dont la perte physique de Séoul ne serait qu’un dommage collatéral parmi d’autres et l’Europe un terrain de chasse.

* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Marine Le Pen sur BFM-TV le 22/09/2017


vendredi 22 septembre 2017

Uniformes et signatures face caméra : Emmanuel Macron adopte une communication à l'américaine

Signature des ordonnances Macron

Une cérémonie solennelle sous les ors de l'Elysée, retransmise en direct à la télévision. Assis derrière son bureau présidentiel, encadré de deux de ses ministres, Emmanuel Macron a signé les ordonnances réformant le droit du travail, vendredi 22 septembre. Comme il l'avait fait une semaine plus tôt pour les lois de moralisation de la vie politique.

Le chef de l'Etat a fait sien ce cérémonial à l'américaine, inhabituel en France, où jusqu'à présent seules les signatures de grands contrats étaient ainsi mises en scène. Ces images sont en revanche banales aux Etats-Unis, où les présidents sont filmés en train de signer les grands textes de leur mandat.

Sport, uniforme et cool

Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron a le goût de la mise en scène et de la communication. Il échange quelques balles en tennis-fauteuil ou enfile des gants de boxe pour promouvoir la candidature de Paris aux JO de 2024. Il répond au téléphone au standard de l'Elysée sous l'œil des caméras, cultivant cette image d'un président cool, à la manière d'un Barack Obama. Et il endosse l'uniforme pour visiter un sous-marin ou une base aérienne, comme aimait le faire, notamment, George W. Bush en 2003 pendant la guerre en Irak.

Par Benoît Jourdain le 22/09/2017

Franceinfo

« Le FN doit maintenant s’adresser aux électeurs de droite »

Rachline 04022017

Après le départ de Florian Philippot, Marine Le Pen vient de nommer David Rachline, 29 ans, sénateur-maire de Fréjus, pour le remplacer à la communication du Front National.

Florian Philippot vient de claquer la porte du FN. Il a été valorisé et mis très en avant pendant la campagne présidentielle, est-ce que vous ne pensez pas que sa disgrâce affaiblit d’abord Marine Le Pen ?

C’est évidemment une triste nouvelle. Mais il n’y a qu’une seule ligne au Front National. Alors on peut débattre de ce qui stratégiquement peut être mis plus ou moins en avant dans notre programme. Ce sont des choses dont nous allons débattre au prochain Congrès et pour lesquelles les adhérents seront consultés par vote. Mais on ne peut pas imaginer autre chose que d’être derrière Marine Le Pen aujourd’hui. Elle est le moteur de notre mouvement politique et de toute notre famille d’idées. C’est elle qui donne la ligne, la stratégie et qui fixe le cap. Elle reste la plus efficace et la seule pour de nouveaux succès demain. C’est autour d’elle que cette refondation doit avoir lieu.

Après le départ de Marion Maréchal Le Pen et maintenant celui de Florian Philippot, le FN a-t-il un avenir ?

Il reste l’essentiel. C’est-à-dire 99, 9 % des dirigeants du mouvement, l’ensemble des militants, des adhérents et puis surtout des électeurs qui, eux, font confiance à Marine Le Pen pour la suite des événements, qui font confiance à nos élus, à nos parlementaires, à nos députés européens, à nos maires. Cette confiance entre une grande partie du peuple français et Marine, je la crois inamovible.

Où en est le Front National ? On sent beaucoup de militants désabusés après la présidentielle, après ce fameux débat qui est devenu une sorte de mantra médiatique, d’incantation magique. On a l’impression que le débat de Marine est devenu comme le détail de Jean-Marie Le Pen. Comment sortir de cette malédiction ?

Je crois que si certains électeurs ou militants sont déçus parce que nous n’avons pas emporté l’élection ils n’ont pas pour autant changé de convictions. Notremouvement politique porte un certain nombre d’idées qui sont toujours plus, d’actualité à mesure que les jours passent et je pense que le temps donnera raison à Marine, y compris sur le débat où, si elle a avoué elle-même ne pas avoir été extrêmement performante, elle a tenu un langage de vérité qui à mon avis sera validé par tout le monde dans quelques mois ou dans quelques années. Comment devons-nous nous y prendre ? D’abord nous refondons notre mouvement. Collectivement nous participons à une réflexion pour voir ce qui a fonctionné pendant ces cycles électoraux et voir ce qui n’a pas fonctionné. Je crois que c’est un travail très utile qui devra déboucher sur un certain nombre de concepts nouveaux, d’idées nouvelles, d’organisations plus performantes, de rassemblement plus larges. C’est l’ambition et l’objectif que Marine nous a fixés, nous allons l’accompagner pour cela.

Nicolas Dupont-Aignan a appelé à une alliance « allant de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen ». Que lui répondez-vous ?

— Il ne faut pas se limiter à l’union des électeurs qui se réclament de la droite, il faut voir encore plus large et viser l’union de tous les électeurs patriotes. Pour autant, le Front doit vraiment mettre en œuvre une stratégie afin de s’adresser de manière extrêmement claire aux préoccupations des électeurs qui se réclament de la droite. Et cela passera par des discussions au moins avec Nicolas Dupont-Aignan. Je crois moins à la sincérité de Laurent Wauquiez. Il occupe selon moi ce créneau de manière commerciale et sans aucune sincérité de conviction ni d’idées. Quand les responsables politiques comme lui sont aux responsabilités ils font l’inverse de ce qu’ils ont annoncé. Laurent Wauquiez a fait partie de ces gouvernements qui ont trahi les Français et qui ont conduit aux échecs successifs de la droite. Il faut nous adresser aux électeurs des Républicains pour leur dire que les préoccupations qui sont les leurs sur l’économie, sur le soutien aux entreprises, sur la défense de la famille, sur toute une série de valeurs et de convictions, sont les nôtres. Et permettent de se rassembler au sein de notre mouvement. Ils y trouveront plus de sincérité et d’efficacité.

Quelles sont les chances du FN pour les élections sénatoriales de dimanche ?

Il peut se produire ce qui s’est produit en 2014 pour mon élection et celle de Stéphane Ravier. Il y a un certain nombre de départements dans lesquels notre famille politique est déjà fortement représentée, je pense au Pas-de-Calais où nous pourrions avoir de bonnes surprises et élargir notre électorat. Le gouvernement est extrêmement dur avec les collectivités territoriales, il baisse massivement les dotations s’inspirant de la politique de François Hollande. Il transfère un certain nombre de responsabilités sans nous en donner les moyens financiers. Il est très exigeant à l’égard des communes qui pourtant devraient être défendues et davantage soutenues. Tout cela peut créer une vague de résistance à l’égard de la politique de Macron. Beaucoup de maires n’en peuvent plus qu’on leur impose des migrants sans jamais leur demander leur avis. Il y en a un certain nombre comme moi qui pensent que ce n’est pas la priorité et que l’on doit d’abord s’occuper de nos compatriotes qui sont dans des difficultés majeures. Je touche cette misère au quotidien et malgré cela on nous impose d’accueillir avec nos propres moyens qui sont quasi inexistants, toujours plus de clandestins. C’est un scandale et peut-être que cela suscitera une réaction de la part des grands électeurs et particulièrement des maires inquiets de cette situation qui continue de s’aggraver. Il ne faut pas croire que cela s’est arrêté avec l’élection d’Emmanuel Macron. Il rentre toujours dans notre pays légalement et illégalement des centaines de milliers de personnes par an, sans que la presse n’en parle. A l’exception de vous, le journal Présent !

A l’occasion de la célébration des combats de Bazeilles, fête des Troupes de Marine, dans les arènes de Fréjus le 31 août, vous avez prononcé un discours musclé et très applaudi devant les autorités politiques et militaires, dans lequel vous avez déclaré « La mère patrie est désormais attaquée jusque dans sa chair par la barbarie ignoble et lâche de la vermine islamiste. » Pensez-vous que notre armée est utilisée comme il faut face à la menace terroriste islamiste ?

Ma réponse ne vous surprendra pas. Bien sûr que non. Non seulement le gouvernement n’a pas pris en considération ce que réclament les militaires maisil a contribué à humilier un certain nombre de ses chefs au premier rang desquels le général Pierre de Villiers, grand serviteur de la nation. C’était un très mauvais message. L’armée est plus que jamais à l’os et nos soldats ne peuvent plus protéger les Français dans de bonnes conditions. C’est une politique très inquiétante. Nous avions fait un certain nombre de propositions dans le cadre de l’élection présidentielle pour essayer de fixer dans la loi un minimum budgétaire réservé à l’armée. Dans le même temps, le gouvernement ne fait rien pour combattre l’islamisme radical. On mime un certain nombre de mesures, on pond des lois supplémentaires sur le terrorisme sans jamais s’en prendre au cœur du problème, à savoir l’islamisme

Le cœur du sujet c’est la lutte contre l’islamisme qui continue à se développer dans notre pays sans qu’aucune initiative sérieuse ne soit entreprise par le gouvernement : fermeture des mosquées radicales, expulsions des imams islamistes et des fichés S étrangers (qui demandent des moyens considérables pour les surveiller) lutte véritable contre le communautarisme.C’est d’autant plus inquiétant que bientôt la situation ne sera plus sous contrôle.

On a l’impression que Marine Le Pen s’est fait voler sa place de leader de l’opposition par Jean-Luc Mélenchon, alors que légitimement arrivée seconde à la présidentielle, elle lui revenait ?

Ça tient d’abord au fait que nous n’avons pas de groupe et que nous sommes relativement moins visibles. Mais nos députés, nos parlementaires y compris nos sénateurs vont avoir l’occasion de démontrer leur pugnacité dans les prochaines semaines. Nous allons aussi faire la démonstration de ce qui nous sépare de Jean-Luc Mélenchon car nos sujets de désaccords majeurs sont nombreux sur le terrorisme, sur l’islamisme radical, sur l’immigration, sur toute une série de questions essentielles. C’est un immigrationniste forcené et je crois qu’il faut le dire et le répéter pour ne pas qu’un certain nombre de nos compatriotes soient trompés par le caractère parfois tribunitien de ses prises de parole.

Propos recueillis par Caroline Parmentier le 22/09/2017

Présent

Refonder dans l'unité, la sérénité et la sincérité

Bay 6 sept 2017

Editorial de Nicolas Bay, SG du Front National du 22/09/2017

Alors que nous sommes désormais au coeur de notre processus de refondation, Florian Philippot a décidé de quitter le Front National, refusant la simple clarification que lui demandait notre présidente. Si ce départ est regrettable, l'exemplarité que nous devons aux Français impose de dépasser les considérations d'ordre personnel

Le débat sur notre projet politique, sa formulation et la stratégie globale du mouvement doit avoir lieu, et aucun de nos dirigeants ne peut s'en exonérer. Toutes les questions fondamentales doivent pouvoir être mises sur la table, sans dogmatisme et sans détours, pour construire la force d'alternance la mieux à même de rassembler tous ceux qui veulent défendre la France face au mondialisme et toutes ses conséquences.

La réflexion interne qui est menée - et dont l'issue sera tranchée par nos adhérents - a ainsi pour but de rendre notre mouvement encore plus performant dans son fonctionnement et encore plus rassembleur dans son projet

La refondation de notre famille politique ne signifie bien sûr pas la moindre remise en cause de nos convictions profondes ou l'abandon de principes cardinaux tels que la défense de l'indépendance et de l'identité de la France. C'est ce combat que nous poursuivons et que nous entendons mener plus efficacement que jamais.

Chacun a sa place dans ce combat, et chacun a donc sa place dans ce débat que nous mènerons dans l'unité bien sûr, la sérénité évidemment, et la sincérité sans laquelle il n'aurait pas de sens.

Front National

Refonder dans l'unité, la sérénité et la sincérité

Bay 6 sept 2017

Editorial de Nicolas Bay, SG du Front National du 22/09/2017

Alors que nous sommes désormais au coeur de notre processus de refondation, Florian Philippot a décidé de quitter le Front National, refusant la simple clarification que lui demandait notre présidente. Si ce départ est regrettable, l'exemplarité que nous devons aux Français impose de dépasser les considérations d'ordre personnel

Le débat sur notre projet politique, sa formulation et la stratégie globale du mouvement doit avoir lieu, et aucun de nos dirigeants ne peut s'en exonérer. Toutes les questions fondamentales doivent pouvoir être mises sur la table, sans dogmatisme et sans détours, pour construire la force d'alternance la mieux à même de rassembler tous ceux qui veulent défendre la France face au mondialisme et toutes ses conséquences.

La réflexion interne qui est menée - et dont l'issue sera tranchée par nos adhérents - a ainsi pour but de rendre notre mouvement encore plus performant dans son fonctionnement et encore plus rassembleur dans son projet

La refondation de notre famille politique ne signifie bien sûr pas la moindre remise en cause de nos convictions profondes ou l'abandon de principes cardinaux tels que la défense de l'indépendance et de l'identité de la France. C'est ce combat que nous poursuivons et que nous entendons mener plus efficacement que jamais.

Chacun a sa place dans ce combat, et chacun a donc sa place dans ce débat que nous mènerons dans l'unité bien sûr, la sérénité évidemment, et la sincérité sans laquelle il n'aurait pas de sens.

Front National

Regrettable

Gollnisch

Une fois n’est pas coutume, en ce jour de gréve et de manifestations contre la loi travail , Claude Askolovitch citait ce matin dans sa revue de presse sur France Inter le site Fdesouche, dont les connections avec certains journalistes  lui permettent d’avoir accès à des informations fiables précisait le chroniqueur. Il relayait ainsi les explications avancées sur la disparition depuis une semaine dans les colonnes  du  Figaro des chroniques du très droitier Yves de Kerdrel, à la tête  de Valeurs actuelles.

Un passage aux oubliettes, est-il avancé, qui aurait pour cause l’antimacronisme virulent de M. de Kerdrel,  à l’heure ou le quotidien de la droite libérale soutient franchement la loi travail de  M.  Macron, comme une très large majorité des pontes de  LR. Depuis New York, dans un entretien accordé hier à CNN, Emmanuel Macron, comme tous ses prédécesseurs confrontés à des manifestations contestant les politiques menées, a affirmé qu’ il  « (croyait) en la démocratie, mais la démocratie ce n’est pas la rue. »

La démocratie ce n’est pas non plus transformer l’Etat français en simple chambre enregistrement des oukases de la commission européenne,   abdiquer  la souveraineté du peuple français en la confiant entre les mains douteuses  de l’oligarchie bruxelloise ou des officines atlanto-mondialistes.

La démocratie cela consiste aussi à  respecter le pays réel, à faire en sorte que les millions d’électeurs nationaux soient représentés à la hauteur de leur poids politique  à l’assemblée. De démocratie, interne au Front National celle-là, il est aussi finalement question avec la démission   annoncée de Florian Philippot qui estime que le courant qu’il incarnerait n’aurait plus sa place au FN.  

Hier, Marine a publié un communiqué dans lequel elle écrivait:  « Florian Philippot, sollicité par mes soins, n’a pas répondu à la demande de mettre un terme au conflit d’intérêts résultant de sa double responsabilité de vice-président du Front National chargé de la stratégie et de la communication et de président de l’association Les Patriotes ». Aussi , en conséquence, « j’ai pris la décision de lui retirer sa délégation à la stratégie et à la communication. Sa vice-présidence sera, à compter de ce jour, sans délégation.»

Invité ce matin des quatre vérités sur France 2,  grande croix de lorraine à la boutonnière, celui-ci  a dénoncé cette situation:   « on m’a annoncé que je suis vice-président de rien (…),   je n’ai pas le goût du ridicule et je n’ai jamais eu le goût de ne rien faire. Donc (…)  je quitte le Front National.  Je pense que la décision de me nommer vice-président de rien a fait beaucoup de mal aux militants (…). Le Front National est rattrapé par certains vieux démons. On voit des expressions inquiétantes resurgir sur la dédiabolisation. » Des propos qui font écho à ceux prononcés sur Cnews hier où  il fustigeait un FN qui serait « en train de faire un retour en arrière terrifiant. »  «Le visage qu’il (le FN)  renvoie en ce moment est épouvantable ».

Sur son blogue Florian Philippot  «  appelle à une union nouvelle des patriotes, une union rassembleuse et ouverte qui n’exclut ni la droite ni la gauche. Une union sociale-souverainiste, gaulliste, patriote, qui doit se faire avec tous ceux qui ont la France au cœur et la volonté de redonner une grandeur à la France. »

Remarquons tout de même au passage que cette union sociale-souverainiste (mais aussi de défense de l’identité française qui est son corollaire et lui donne toute sa cohérence) est inscrite dans les différents programmes du FN depuis le début des années 90 et la campagne frontiste contre Maastricht.  

Époque qui vit notamment la création d’une vice-présidence frontiste aux affaires sociales, par définition bien avant l’arrivée de Florian Philippot au FN.  Ce que Sophie Montel, élue au Parlement européen, membre de longue date du FN et  qui vient d’annoncer elle aussi qu’elle démissionnait par solidarité et identité de vue avec Florian n’ignore certainement pas
 
Nicolas Bay rappelait incidemment mardi sur Europe 1 que l’opposition nationale, populaire et sociale incarnée par le FN a toujours su porter « un projet assez équilibré » entre  défense de la libre entreprise, des  libertés économiques (c’est en ce sens qu’il faut comprendre le «libéralisme du FN »)  et promotion d’un Etat fort:  « L’État doit jouer tout son rôle, mais que son rôle. »  « 
 
C’est vrai que notre programme est parfois caricaturé sur nos propositions monétaires. Nous sommes pour l’économie de marché, on pense simplement que dans cette économie de marché, il faut que l’État assure des protections fondamentales. »
Florian Philippot déclarait ces dernières semaines qu’il ne resterait pas dans un mouvement qui renoncerait à la sortie de l’euro, à la souveraineté monétaire. C’est en effet un enjeu crucial mais la politique c’est aussi savoir avancer ses pions, manœuvrer avec finesse, faire preuve de tactique et de stratégie.

Pour prendre un exemple qui lui parlera certainement,  quand De Gaulle a déclaré qu’au final il était favorable à un processus d’ autodétermination de l’Algérie française, il n’a pas annoncé aux Français  dans le détail qu’il comptait l’abandonner totalement  au FLN.  Ni  encore moins  déclaré dans la foulée, en pleine guerre froide, qu’il avait aussi l’intention que notre pays quitte le commandement intégré de l’OTAN

Ce fut pourtant chose faite quelques années plus tard en 1966…

Une finesse que prône Bruno Gollnisch quand il explique , nous l’avons dit ici, que si « l’euro a trahi ses promesses, notamment celle d’être un obstacle à la hausse des prix, il faut que le FN  adopte sur cette question qui fait peur aux Français  une communication moins anxiogène. »  Aussi prône-t-il une présentation de notre programme sur ce point assez différente, à savoir la mise en avant d’ « un plan B de sortie de crise que l’on pourra dégainer quand cette monnaie mourra de sa belle mort, car comme l’ont  dit un certain nombre de prix Nobel  de très nombreux économistes de tout premier plan, dont  elle n’est pas viable à terme. »

Bruno Gollnisch l’avait dit aussi il y a quelques semaines, « Florian  aurait tort de quitter le FN. C’est un garçon intelligent et sincèrement patriote », « mais qu’il n’impose pas tout à une maison plus vieille que lui et dont il est un hôte récent ». Ce conseil n’a pas été suivi par l’intéressé ce que Bruno, qui a été le premier frontiste invité  à réagir à ce départ sur LCI ce matin, a jugé « regrettable».

Mais « c’est malheureusement, a-t-il  dit,  « ce qui arrive quand les dissensions s’étalent sur la place publique. J’aurai préféré que tout cela restât dans un entretien entre Marine Le Pen et Florian Philippot. Je ne crois pas que Florian Philippot ait toujours souhaité la sérénité sinon il aurait été beaucoup plus mesuré dans ses appréciations publiques. Dire qu’il était l’objet d’une cabale,  qu’il y avait une volonté (de lui nuire),  une espèce de complot contre lui cela me paraît tout à fait excessif. Moi même je venais d’horizons très différents de lui, je n’ai pas toujours été d’accord lui mais je n’étais pas son ennemi.  Je regrette ce qui  se passe car c’est certainement un élément de qualité. Cela  étant c’est très regrettable mais le Front National en a vu d’autres. » 

Bruno Gollnisch sera aujourd’hui l’invité de Public sénat et BFMTV, passages médiatiques que nous mettrons bien évidemment en ligne sur ce blogue.

Le 21/09/2017

Bruno Gollnisch