vendredi 31 août 2018

Contre la mise à mort du RN


Encore une fois on est en droit de se poser la question de savoir si l'on vit en France toujours dans une démocratie.

Car un pays où le pouvoir en placepar l'intermédiaire d'une justice politisée qui décide de couler financièrement son premier parti politique d'opposition, ne se nomme pas "pays démocratique", sauf, bien sur, s'il est géré par les partis dits communistes et ses substrats coréens ou cubains.

Ce sont donc deux juges politiquement très marqués à gauche, l'un est membre du Syndicat de la Magistrature (vous vous souvenez du "Mur des Cons") l'autre en est l'un des compagnons de route, qui, de leurs bureaux, viennent de statuer que les électrices et électeurs qui auront portés leurs voix pour les candidates et candidats du mouvement national en l’occurrence au nombre de 1 590 869 aux élections législatives de 2017, n'auront finalement aucun gain de cause puisque non seulement du fait du mode de scrutin en vigueur le PCF qui obtient 1 373 036 suffrages de moins que notre mouvement a obtenu deux élus de plus , mais, beaucoup plus sournois et dangereux pour la démocratie, cette décision inique risque d'impliquer ni plus ni moins la cessation de paiement du mouvement auquel ils ont apporter leur soutien à la fin du mois d’août prochain. 

Autrement dit, les juges viennent tranquillement de décider de la mise à mort du premier parti politique d'opposition au pouvoir d'Emmanuel Macron.

Mais au delà du seul RN, cette décision judiciaire est un signal lancé en direction de l'ensemble des forces politiques françaises, car n'en doutons pas, aujourd'hui ce sont les militants patriotes et nationaux qui sont dans le viseur des juges du SM et leurs amis, mais demain ?

GS

Le Rassemblement National à mis en ligne un site avec lequel il est possible d'apporter un soutien financier

 ➡️ www.alertedemocratie.fr

vendredi 20 juillet 2018

Le ballon en or


Petit détour ce matin sur la victoire de l'équipe de France de football à la Coupe du monde 2018 en Russie pour se poser des questions.

Je ne vais pas revenir sur les nombreux incidents -pour rester simple- qui ont eu lieu partout dans notre pays ce dimanche 15 juillet. Des faits qui mettent une image déplorable de la France dans le monde entier. Non, je vais vous parler des 23 joueurs sélectionnés et de l'entourage professionnel de ces derniers.

Certes ce ne sont que des sujets d'un Système que l'on nous impose comme on nous impose d'autres choses. Mais...

Je savais bien que les Bleus -revenons sur Terre, il n'est question là que de sport- allaient toucher le pactole avec cette victoire et même d'ailleurs s'ils ne l'avaient pas emporter.

Figurez-vous tout de même que chacun des joueurs sélectionnés pour cette compétition de football va toucher individuellement une somme qui tourne autour des 400 000 euros !!

Ce qui fait au bas mot une somme globale de 9 200 000 €...

Comme je l'écrit un peu plus haut, ce n'est là que du sport. Alors, petite question : comment voulez-vous que ces jeunes hommes -je rappelle que le plus jeune n'a que 19 ans- parviennent à apercevoir la réalité des choses lorsque pour quelques semaines de présence aussi bien à Clairefontaine qu'en Russie -et pour certain, pas sur le terrain- ils se doivent de se tenir à disposition de leur sélectionneur et qu'ils touchent une telle somme  ?

Lorsque un joueur de foot qui aura participé à la Coupe du Monde de la FIFA va toucher une prime de 400 000 euros n'y-a-t-il pas un malaise  quand on compare cette prime à celle attribué annuellement aux ouvriers, employés et autres fonctionnaires ? 

Par exemple la prime annuelle versée à un fonctionnaire de catégorie C équivaut à environ 1000 euros...ce qui fait 399 000 fois moins qu'un footballeur de l'équipe championne... Même sur toute une carrière de travail , personne n'arrivera à rattraper ces jeunes hommes.

Evidemment, les professionnels de ce sport font parfaitement leur métier mais est-ce normal qu'ils puissent bénéficier de telles primes ?

GS

Affaire Benalla, question de confiance : Emmanuel Macron savait-il ?


L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du RN, ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici


Par Georges Michel le 19/07/2018

Il y a tout juste un an, dans la foulée de l’élection d’Emmanuel Macron, l’Assemblée nationale discutait des projets de loi baptisés « pour la confiance dans la vie politique ». Ce qu’on avait appelé, durant la campagne, la « moralisation de la vie publique » ou de la « vie politique ». Mais moralisation, ça faisait un peu ringard,  Père la vertu, « mouche ton nez, dis bonjour au monsieur », bref morale à deux balles. Alors, on avait trouvé le mot « confiance ».

Au fond la morale n’a rien à faire en politique, à partir du moment où c’est légal : c’est en gros ce que disait Richard Ferrand lorsqu’on lui reprochait d’avoir favorisé une personne de sa connaissance à l’époque où il émargeait dans les mutuelles.

Cette moralisation, pardon ce rétablissement de la confiance dans la vie politique, alpha et oméga du ralliement de François Bayrou, recordman de la plus courte durée à la garde des Sceaux sous la Ve République, était la pierre angulaire de cette nouvelle France qu’allait nous construire Emmanuel Macron. Aurore Bergé, député LREM, passée par presque toutes les nuances de l’UMP, montait à la tribune de l’Assemblée et sur ses talons pour invoquer, lyrique, Mirabeau, qui pourtant n’était pas un parangon de vertu : « Loin de redouter, invoquons sans cesse le contrôle universel. C’est la sentinelle incorruptible de la patrie ». Et l’on accoucha d’une loi qui coupe les cheveux en quatre, interdisant à un député d’embaucher son épouse, son fils ou sa mère – pas sa maîtresse ou l’épouse de son petit copain -, bref, une loi qui ne casse pas trois pattes à un canard cul-de-jatte. Et pendant ce temps, on se tordait les neurones à l’Élysée pour trouver le moyen de donner un statut à Madame qui n’a jamais été que l’élue de son cœur et des magazines people.

Un an a passéLa confiance s’effrite un tantinet, si l’on en croit les sondages, et l’on commence à se poser des questions sur celle qu’accorde le Président à certains de ses proches. En vrac et, évidemment, sans tout mélanger : un secrétaire général de l’ElyséeAlexis Kohler, sur lequel le parquet financier ouvre en juin une enquête pour « prise illégale d’intérêt » et « trafic d’intérêt », un ancien garde du corpsMakaoqui fait la fête avec Jawad, l’hébergeur des terroristes du 13 novembre, et deux jours avant, était l’invité du Palais. Ce même Makao qui racontait à La Nouvelle République en mars dernier que c’est Benalla qui l’avait contacté. La confiance semblait avoir été immédiate. Et aujourd’hui, le dénommé Alexandre Benalla, chargé de mission dans le domaine de la sécurité au cabinet du président de la République, à qui l’on reproche de s’être défoulé sur un manifestant, brassard de police à la manche, le 1er mai dernier à Paris. La pression du travail en cabinet, peut-être : il paraît que dans les ministères on frôlait le burn-out à la fin du printemps.

Et l’opposition, de droite comme de gauche, s’empare à raison de l’affaire. Le chef de cabinet, très proche collaborateur du Président, était au courant puisqu’il a sanctionné Benalla de quinze jours de mise à pied (sanction purement professionnelle). Or, la loi impose à « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République… » Ce que le directeur de cabinet s’est gardé de faire, semble-t-il, et l’on ne nous fera pas croire que tabasser un manifestant en portant illégalement un brassard de police relève de la simple contravention !

La question (de confiance) qui vient immédiatement alors à l’esprit : le Président, pénalement irresponsable durant l’exercice de son mandat, était-il au courant ?

jeudi 19 juillet 2018

Près d'un an après avoir quitté le FN, Florian Philippot n'a pas réussi son pari


En septembre dernier, Florian Philippot officialise sa rupture avec Marine Le Pen et quitte le Front National, devenu depuis le Rassemblement National. Il refuse de rejoindre un autre parti, comme Debout la France par exemple, et créé son propre mouvementLes Patriotes, et s'envisage comme une alternative au FN. Près d'un an plus tard, il semble toujours en échec sur le plan politique. Pire, l'un des piliers de son mouvement, l'eurodéputée Sophie Montel, a déposé plainte contre lui après avoir acté sa rupture avec son parti. Désormais, il bataille pour conserver son siège au Parlement européen.

Sophie Montel a entamé une bataille juridique contre lui

Sophie Montel était l'un des rares soutiens de Florian Philippot, lorsque celui-ci a quitté avec fracas le FN. Mais, début juilletl'eurodéputée s'est retiré des Patriotes et a annoncé vouloir attaquer en justice le président du mouvement. Sophie Montel affirme en effet avoir fortuitement découvert l'existence d'une délégation de pouvoir, datée du 3 octobre 2017 et signée par elle-même, Florian Philippot, et la troisième députée européenne Les PatriotesMireille d'Ornano, au profit du seul Florian Philippot notamment en ce qui concerne les sommes allouées à chaque eurodéputé pour ses dépenses de communication (80.000 euros par an). Or, Sophie Montel affirme n'avoir "jamais signé ce document".

Mercredi, elle a donc déposé plainte contre Florian Philippot pour "usages de faux" et contre X pour "faux et usage de faux et détournement de fonds publics". Son avocat, Me Randall Schwerdorffer, a envoyé mercredi matin par courrier cette plainte au parquet national financier ainsi qu'à l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf). "Sophie Montel joue au chevalier blanc mais attention...", a réagi Florian Philippot, le 12 juillet auprès de L'Obs, avant d'estimer que les accusations qui le visent sont "directement liées" à la rancoeur de son ancienne alliée de ne pas figurer à la deuxième place de la liste  Les Patriotes pour les prochaines élections européennes.

Il n'a pas encore réussi à imposer son parti dans le paysage politique

Lors de sa rupture, Sophie Montel a aussi dénoncé la "divine solitude" du président des Patriotes. "Après avoir quitté le Front National, dont l'aspect dysfonctionnel apparaît chaque jour un peu plus, je refuse de cautionner les mêmes dérives au sein de ma nouvelle formation", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

La situation est paradoxale : Florian Philippot est souvent invité des matinales et dispose d'une caisse de résonance : un compte Twitter de plus de 179.000 abonnés. De plus, il a clarifié son positionnement politique et s'est trouvé un créneau, situé entre le Rassemblement National de Marine Le Pen et Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Il défend ainsi un vrai Frexit (une sortie de la France de la zone euro et de l'Union européenne) et a activement participé aux mobilisations contre les réformes du Code du travail ou de la SNCF. Seul un François Asselineau est sur la même ligne politique mais cet ancien candidat à l'élection présidentielle de 2017 ne dispose pas de la même aura médiatique.
Mais cela ne prend pas. Pour preuve, l'échec électoral cuisant de Sophie Montell ors d'une élection législative partielle dans le Territoire de Belfort, un département dans lequel Les Patriotes sont pourtant censés être bien implantés. L'eurodéputée n'a réuni que 2% des suffrages au premier tour, derrière les 7,5% du candidat FN Jean-Raphaël Sandri.

Le pari très risqué de l'élection européenne

Conséquence de cet isolementLes Patriotes, association devenue parti politique en septembre 2017, survit. Comme l'a observé Le Figaro fin mai, Florian Philippot peine à trouver la somme d'un million d'euros pour financer sa prochaine campagne de l'élection européenne, et ce, malgré les 7.000 adhérents revendiqués par la formation. Jeudi dans Le Monde, il évoque le chiffre de 500.000 euros, somme qu'il n'a pas encore réussi à réunir.

Pourtant, ce scrutin sera crucial pour le responsable politique qui a fait du Frexit sa proposition phare. A la rentrée, il publiera même un livre consacré à ce thème, Frexit, en sortir pour s'en sortir. "C'est très simple : soit ça passe, soit ça casse, expliquait dans Le Figaro Maxime Thiébaut, cofondateur du parti. Si on arrive à faire réélire Florian Philippot, le pari sera en partie gagné. Si ce n'est pas le cas, soyons francs, ce sera très compliqué." Or, le scrutin européen est une élection unique, à l'échelle du pays, avec des listes nationales. Ce qui va fragiliser les petits partis, surtout ceux, comme Les Patriotes, qui sont mieux implantés dans une région donnée - le Grand Est en l'occurrence.

Un récent sondage Ifop pour Valeurs actuelles place le mouvement de Florian Philippot à 1% d'intentions de voteLoin des 5% pour obtenir ne serait-ce qu'un siège au Parlement européen.

Par Gaël Vaillant le 19/07/2018

JDD

Saisie d'aide publique au RN: le parti financé pour août, son appel examiné le 6 août


Le RN a récolté entre 300.000 et 400.000 euros depuis le lancement d'une campagne d'appel aux dons le 8 juillet quand il a rendu public cette saisie, a précisé mercredi Sébastien Chenu, porte-parole du parti, dans un point presse à l'Assemblée nationale

Le parti avait besoin de 350.000 euros pour se financer d'ici à fin août, hors loyer, avait indiqué le 9 juillet la présidente du RN  Marine Le Pen. 

"On y est pour août. On devrait tutoyer les choses pour septembre mais on n'y est pas encore", a ajouté M. Chenu, député du Nord

Les juges financiers parisiens ont ordonné la saisie de 2 millions d'euros fin juin. Le RN, qui risque la cessation de paiement, a fait appel, mais cet appel n'est pas suspensif. 

Marine Le Pen a évoqué mercredi sur France 2 la date du 6 août pour l'audience devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, confirmée par une source proche du dossier

La cour pourra rendre sa décision à l'issue de l'audience ou la mettre en délibéré

Le "risque" pour l'avenir du parti "est majeur", a répété Marine Le Pen sur France 2. "Nous avons fait un appel aux dons qui nous permet de gagner un mois d'oxygène. Si la chambre d'instruction qui se réunit le 6 confirme la décision inique des juges d'instruction, alors au mois de septembre le Rassemblement national sera en cessation de paiement". 

La présidente du RN (ex-FN) avait crié à l'"assassinat politique" dès l'annonce de la saisie le 8 juillet.  

Plusieurs responsables politiques se sont inquiétés depuis lors d'une atteinte au débat démocratique

Mme Le Pen a dit espérer que la "banque de la démocratie" pour un financement public des campagnes électoralesprojet abandonné par le gouvernement"reviendra dans le débat", car les partis ne doivent pas "être les otages des banques" privées. 

Dans leur ordonnance, dont l'AFP a obtenu une copie, les juges Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut évoquent l'endettement du parti pour justifier la saisie, craignant que la subvention ne serve qu'à rembourser des emprunts et soit indisponible pour recouvrer d'éventuels dommages

Interrogée sur des propos du député Daniel Fasquelle, trésorier des Républicains, pour qui les banques prêtent aux partis affichant assez de "sérieux", Mme Le Pen a affirmé que LR avait "des difficultés financières bien plus importantes que les autres" partis, avec "55 millions d'euros de dette". "Et malgré ces 55 millions d'euros de dette, ils ont toujours été suivis par leur banque. Peut-être ont-ils pris des engagements à l'égard du système bancaire européen ? ça n'est pas notre cas", a-t-elle taclé. 

Le 18/07/2018 avec AFP

Scandale Benalla : “Les policiers eux ne bénéficient jamais d'une quelconque clémence”


Mercredi 18 juilletLe Monde a diffusé la vidéo montrant un collaborateur d'Emmanuel MacronAlexandre Benalla, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, en train de frapper un manifestant le 1er mai 2018. Mais alors que les Français découvraient ces images pour la première fois, l’Elysée était déjà au courant de cette agression depuis plusieurs mois. En effet, selon le porte-parole de l'ElyséeBruno Roger-Petit, après la découverte de ces faits en maiAlexandre Benalla a été mis à pied pendant deux semaines, avec suspension de salaire. Il a également été rétrogradé en interne et affecté à un poste administratif, où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés à l’Elysée.

L’incompréhension et la colère des policiers

Une annonce qui a mis en colère le syndicat de policiers Alliance. Dans un communiqué daté de ce jeudi 19 juillet, il a dénoncé des « sanctions à deux vitesses ». « Les policiers eux ne bénéficient jamais d'une quelconque clémence et ne comprennent donc pas que dans ‘une République exemplaire’ des sanctions à deux vitesses puissent exister », indique le communiqué. En effet, on peut apercevoir les deux poids deux mesures dans les sanctions mises en place dans cette affaire et celle du gardien de la paix qui avait frappé un migrant début juin dans le Tribunal de grande instance de ParisPour ce policier la réaction avait été immédiate et intransigeante. En effet, dans la foulée, le parquet de Paris a ouvert une enquête des chefs de faux et violences par personne dépositaire de l'autorité publique.

Condamnant l’acte du fonctionnaire de police, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait annoncé qu’il avait été suspendu. Une source judiciaire a également précisé que l’homme en question avait été placé en garde à vue. Dans le cas d’Alexandre Benalla, l’enquête préliminaire des chefs de « violences par personne chargée d'une mission de service public », « usurpation de fonctions », « usurpation de signes réservés à l'autorité publique » n’a été ouverte que ce jeudi 19 juillet, soit trois mois après les faits. In fine, les syndicalistes ont déploré dans leur communiqué qu'« un amalgame soit fait, que l'image de la police soit ternie par le comportement d'un individu extérieur aux forces de sécurité ». En effet, le jour de l’agression, ce proche d’Emmanuel Macron était coiffé d’un casque des forces de l’ordre.

Le 19/07/2018

Agression d’un manifestant par un membre de l’équipe Macron. Jusqu’où iront-ils pour faire taire l’opposition ?


Communiqué de presse de Julien Sanchez, Porte-parole du Rassemblement National du 19/07/2018

Selon le journal Le Monde, un proche collaborateur d’Emmanuel MacronAlexandre Benalla, aurait roué de coups un manifestant lors d’une manifestation le 1er mai dernier.

Depuis un an, le Président nous promet sous son mandat une moralisation de la vie publique.

Et pourtant : après la députée En Marche, aujourd’hui porte-parole du parti présidentiel, qui mord l’oreille de son chauffeur de taxi, après le député En Marche qui fracasse le crâne de son adversaire aux législatives, cette nouvelle violence physique, incontrôlée, d’un collaborateur de l’équipe dirigeante est malheureusement symptomatique de ce qu’est en train de devenir la gouvernance de la France sous l’ère Macron.

Le Président compte-t-il dans le cadre de la réforme des institutions prévoir la possibilité pour toute personne proche du pouvoir de pouvoir frapper au sol des concitoyens ?

Lentement mais sûrement, la France devient une sorte de dictature entre les mains d’un président tout-puissant au comportement immature. Un président capable de se comporter en adolescent dans les vestiaires de l’équipe de France ou encore d’insulter des chômeurs ou des retraitésCela commence à faire vraiment peur.

La France de Macron est celle du rétablissement de la censure d’état et du contrôle de l’information avec la loi « Fake news ». C’est celle où l’on essaie de réduire l’opposition au silence en limitant le droit d’amendement à l’Assemblée ou pire en asphyxiant financièrement ses opposants, comme le démontre l’abandon du projet de Banque de la démocratie ou la privation de dotation du Rassemblement National à la demande du parquet.

Au-delà de la condamnation de l’agression du manifestant par un membre du cabinet de M. Macron, c’est l’instauration d’un régime autocratique, bafouant les règles de droitaux mains de technocrates déconnectés et sourds à la critique qu’il faut dénoncer.

La démocratie ne donne pas le droit au gouvernement de s’affranchir de toute règle, elle ne donne pas les pleins pouvoirs au Président.

Indécence, mépris, autoritarisme, illégalité : les dérives de ce gouvernement et de ses proches doivent inquiéter tout démocrate. Le Président de la République doit s’expliquer sur l’absence de proportionnalité de la sanction adressée à son proche et rendre des comptes.

Militants, sympathisants, électeurs au secours du RN


L’appel au secours a été entendu. Pour venir en aide au Rassemblement National (RN) pris pour cible par les juges, les sympathisants, les adhérents et même les simples électeurs du parti de Marine Le Pen sont apparemment prêts à mettre la main à la poche, tant le déni de justice leur paraît flagrant.

C’est la réponse assez unanime qu’enregistre actuellement la présidente du RN, après l’annonce de la saisie par la justice des deux millions d’euros d’aide publique, une aide à laquelle le RN, comme les autres partis, a en principe droit. Cette saisie a visiblement pour but de le mettre en faillite, malgré les onze millions de voix du second tour de la présidentielle (ou à cause de ce score « trop inquiétant »).

Rappelons qu’à l’origine de cette saisie, il y a des poursuites dans le cadre d’un « possible système » organisé par l’ex-FN, pour rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires. Une pratique que l’on retrouve dans tous les partis, où affaires liées plus spécialement aux questions européennes et actions au profit du parti s’interpénètrent, par essence. Le dossier est monté en mayonnaiseIl n’a pas encore été définitivement tranché mais bien entendu, aux yeux de certains juges, le RN est déjà condamné. Comme nous l’écrivions dans Présent du 10 juillet, pour le parti national, pas question de présomption d’innocence.

Pour les deux juges d’instruction très politisés du Parquet national financier à l’origine de la saisie – Claire Thépaut, militante du syndicat gauchiste de la magistrature, et Renaud Van Ruymbeke, qui passe pour sympathisant de ce même syndicat, et en charge de l’affaire –, c’est haro sur le RN. Un « coup d’Etat » des juges, dénoncé par Marine Le Pen. D’où ce sursaut, cette détermination des sympathisants RN à venir en aide à « leur » parti.

Pour éviter la faillite du Rassemblement National, et refusant l’idée que « les juges puissent mettre à genoux le parti à quelques mois des élections européennes » (comme l’explique un adhérent RN), les sympathisants piochent en masse dans leurs économies. « On a l’impression qu’en France, à moins d’être zadiste, islamiste ou délinquant en col blanc, on est persécuté par la justice (…) L’objectif des magistrats est clairement politique et pas judiciaire », s’indigne un autre militant, prêt à verser sa contribution. Tout comme ce lecteur-donateur de Présent habitant dans les Yvelines (qui, son quotidien préféré une fois lu, le « redistribue » dans les boîtes aux lettres de ses voisins) : « Même si je n’ai pas de gros moyens, non seulement je soutiens du mieux que je peux le journal Présent, mais, en plus, je suis prêt à donner quelques euros de ma poche au parti national. Quitte à me priver d’une sortie avec des amis. »

Les petits ruisseaux font les grands fleuves : depuis l’appel au secours, lancé par Marine Le Pen, les dons affluent. Dimanche, le Rassemblement National annonçait avoir déjà récolté 300 000 euros, provenant de plus de 5 000 donateurs.
Ce coup de Jarnac de juges qui s’érigent en décideurs de l’offre politique, à la place des électeurs, « ne fait que renforcer la détermination des militants qui ont le sentiment que le pouvoir en place emploie des méthodes déloyales », explique Gilles Ardinat, conseiller RN de la région Occitanie à un journaliste du Monde.

Face à cet acharnement politico-juridico-financier, le temps presse. D’autant que le 9 juillet dernier, la justice a annoncé de nouvelles mises en examen, dont celle de l’eurodéputé  Nicolas Bay.

Par Pierre Malpouge le 18/07/2018

Une réorganisation du renseignement intérieur en forme de trompe-l’oeil


Tribune de Philippe FranceschiConsultant Sûreté et contre-terrorisme, ancien officier supérieur de gendarmerie du 18/07/2018

Dans le prolongement de l’annonce faite par le Premier ministre d’un nouveau Plan d’action contre le terrorisme (PACT) -un de plus-, le ministre de l’Intérieur a annoncé que “lDGSI assurera la coordination opérationnelle du renseignement, des investigations judiciaires sous l’autorité des magistrats, et des stratégies de coopération nationale et internationale du ministère de l’Intérieur en matière antiterroriste”. Un nouvel état-major de coordination opérationnelle installé dans les locaux de la DGSI rassemblera d’ici cet automne quatorze services, dont la gendarmerie, mais aussi les armées et les services fiscaux. La gendarmerie devrait être représentée par un militaire de la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO) qui centralise, entre autres, les renseignements liés au terrorisme dont elle a connaissance. Cet état-major aura pour objectif de renforcer la fluidité de l’information” et devrait se réunir, a minima, de manière hebdomadaire !

Cette réorganisation va dans le sens des conclusions de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015 qui avait mis en relief une trop grande dispersion des services de l’Etat concernésOn se demande bien, d’ailleurs, pourquoi il aura fallu attendre deux ans avant  que la puissance publique ne réagisse. Si cette mesure va donc dans le bon sens, elle n’en est pas moins en trompe-l’œil pour deux raisons principales.

D’abord, elle ne va pas jusqu’au bout du raisonnement qui prendrait en considération la proposition de la commission d’enquête parlementaire de créer une agence nationale de lutte antiterroriste, rattachée directement au Premier ministre, en charge de l’analyse de la menace, de la planification stratégique et de la coordination opérationnelle ; mesure de coordination de bon sens (proposition N° 18). D’autre part, le nouveau parquet national anti-terroriste qui va être créé ne sera pas représenté dans ce nouvel état-major alors que l’on sait depuis l’affaire « Merah » que les magistrats spécialisés doivent pouvoir entrer dans la « boucle » du renseignement et, inversement, les services de renseignement entrer dans l’information détenue par les services judiciairesLe manque de coordination entre les magistrats et les services de renseignement persiste donc.

Elle est ensuite un trompe-l’œil en ce qui concerne l’amélioration du dispositif de renseignement territorial. Cette mesure reconnaît la pertinence de l’action de la SDAO et va permettre de mieux coordonner le travail et la participation de la gendarmerie à la détection et au suivi d’individus radicalisés. Pour autant, elle ne va pas non plus jusqu’au bout du raisonnement qui accorderait à la gendarmerie les moyens nécessaires à son action de renseignement territorial. La situation pourrait être largement améliorée en confiant à la gendarmerie une chaîne complète et autonome, distincte de celle de la police. En effet, la gendarmerie est seule présente sur 95% du territoire national avec ses 3100 brigades territoriales qui n’ont pas encore donné tout leur potentiel dans une situation de risque terroriste endogène. Cela n’empêcherait nullement un échange sain entre les services locaux dans le cadre des groupes départementaux d’évaluation (GDE) des préfectures.

La synthèse du renseignement territorial pourrait s’effectuer au sein d’une Direction générale du renseignement territorial (DGRT), rattachée au ministre de l’Intérieur, comme la DGSI, où seraient représentées les deux directionsGendarmerie et Police. C’est aussi ce que proposait la commission d’enquête parlementaire dans ses conclusions (proposition N°14).

Pour lutter contre les vins espagnols "francisés"


Question écrite  de Louis Aliot, député des Pyrénées-Orientales du 17/07/2018

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur le problème des vins rosés espagnols « francisés ».

Alertée par des viticulteurs français lors de l'année 2015, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a enquêté pendant deux ans sur les vins rosés espagnols « francisés »

Il apparaît que des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français. Selon Alexandre Chevallier, directeur adjoint de la DGCCRF, les cas de « francisation » concerneraient plus de 70 000 hectolitres de vin, c'est-à-dire l'équivalent de 10 millions de bouteilles de vin rosé.

Dans près d'un établissement contrôlé sur cinq, le rosé présenté comme français était en réalité espagnolIl était évidemment beaucoup moins cher. En 2016, le rosé en vrac espagnol se vendait à 0,34 euro/litre contre 0,75 à 0,90 euro/litre pour le rosé français.

Un établissement contrôlé sur cinq présentait aussi une anomalie d'étiquetage. Ces fraudes massives représentent un manque à gagner considérable pour des viticulteurs français souvent endettés et en grande difficultés financièresNous ne pouvons pas tolérer que de telles choses se produisent à une si large échelle, notamment pour les vins rosés du Roussillon, du Languedoc mais aussi ceux de Provence et du Bordelais.

L'image des vins français est telle que les producteurs espagnols semblent obligés d'y avoir recours pour augmenter le prestige de leurs vins.

En outre, le consommateur est trompé, croyant acheter un vin français alors qu'il achète un vin espagnol. Il lui demande ce qu'il compte faire pour lutter contre cette concurrence profondément déloyale qui met à mal la confiance entre deux grands pays viticoles européens.

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Communiqué de presse de Louis Aliot à l'attention du Gouvernement du 19/07/2018


Communiqué de presse de Louis Aliot, député des Pyrénées-Orientales,  à l'attention du Gouvernement du 19/07/2018

Le département des Pyrénées-Orientales voit de multiples trésoreries des Finances publiques fermer.

Après Port-Vendres et Le Boulou dont les fermetures sont déjà quasiment actées, les trésoreries d’Ille-sur-TêtSaillagouse et Saint-Paul-de-Fenouillet sont aussi menacées.

Les susmentionnées succursales rurales des Finances publiques ont encore été pointées du doigt par la Commission administrative paritaire organisée fin juin pour répartir les effectifs à la rentrée prochaine.

Ainsi, l’agence d’Ille-sur-Têt pourrait perdre deux agents sur les quatre dont elle disposait, de même que celle de Saint-Paul-de-Fenouillet verrait deux de ses agents parmi trois partir, fonction de leurs déficits.

Toutes ces fermetures, décidées ou en projet, auront des conséquences pour les usagers, souvent âgés, et qui ont besoin d’aide. La ruralité est totalement abandonnée dans notre pays, où 400 centres des finances publiques, quelques 800 Centres d’Incendies et de Secours et d’innombrables petits hôpitaux ont mis la clef sous la porte depuis 2009.

Les citoyens les plus modestes qui y vivent, déjà frappés de plein fouet par la hausse des carburants, sont les premiers laissés-pour-compte de cette désertification et de cette capitulation de l’État.

Nous devons restaurer l’égalité d’accès au service public par la mise en place d’un bouclier rural, afin que les Français les plus vulnérables retrouvent foi en la République.

Que comptez-vous faire pour les Trésoreries des Finances publiques dans la ruralité, particulièrement dans les Pyrénées-Orientales ?

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