samedi 26 novembre 2016

Fillon où le coup de Sarkozy

Louis-Phillion

Sur le site Boulevard Voltaire que je lis quotidiennement , l'article publié par Pascal Célérier sur la "divine" surprise de l'avènement de François Fillon au firmament du second tour de ma primaire de la droite et du centre a fortement retenu mon attention.

Pour l'auteur de cet article, François Fillon a réussi à réunir sous son panache blanc l'ensemble des électeurs d'un grand spectre électoral allant du centre-droit au Front National en passant par le sarkozyste en mal de "grand leader". Et de plus ou moins annoncer, sans le dire ouvertement, que certainement la présidente du Front National devrait abandonner sa campagne présidentielle pour se rallier au sarthois.

Certes, François Fillon a su faire se rallier à lui un électorat catholique , le même ayant en partie soutenu la Manif pour tous depuis 2013 et même ceux qui ont pris le temps de lire son livre consacré à la lutte contre le fondamentalisme islamique (Vaincre le totalitarisme islamique), avec en face de lui, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac et son propre ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui, lui, a réussi le coup de se faire passer pour un vieux militant gauchiste auprès de certains à l'image de l'ancien guerillero cubain qui a aujourd'hui cassé sa pipe...

Étrangement et en seulement quelques semaines voir en quelques jours, François Fillon, qui ne l'oublions pas , fut durant cinq longues années à la tête des gouvernements de Nicolas Sarkozy serait devenu "l'homme de fer", à l'image de la britannique Magareth Thatcher comme l'affirme -entre autre- le journal Libération (propriété de Patrick Drahi, le patron de SFR).

Avec jubilation et une audace certaine, l'ancien maire de Sablé-sur-Sarthe nous refait le coup de 2007, lors de l'élection présidentielle de cette année là, le candidat de la "droite de gouvernement", Nicolas Sarkozy adopta tranquillement et sans aucune réelle conviction laligne dure, celle dictée par Patrick Buisson afin de siphonner l’électorat du Front National, avec les résultats que nous connaissons : cinq ans d'ouverture à gauche et de mise à l'index de toute notre identité nationale suivi du mandat catastrophique des socialistes.

Comme l'écrit un autre auteur qui publie sur le site Boulevard Voltaire, l'avocat Frédéric Pichon, vice-président du SIEL, avec qui je ne partage pas complètement les analyses, notamment concernant une éventuelle ligne de séparation au sein du FN, "ne nous y trompons pas : Fillon n’est pas le nouveau héraut de la révolution conservatrice, il est la réactivation de la vieille droite orléaniste, celle qui a toujours trahi le peuple, lorsqu’elle n’a pas tiré sur lui."

Le même Frédéric Pichon écrit encore :

"Non, Fillon n’est pas l’homme providentiel mais un homme du passé, vrai mou déguisé en faux dur. Fillon est l’alibi des propres lâchetés de cette droite bourgeoise qui, sous couvert d’ordre, ne combat que pour son confort et ses propres velléités."

Rien à ajouter.

GS