samedi 17 décembre 2016

Beaucaire : relaxe pour le maire FN poursuivi pour discrimination

Sanchez Beaucaire FN

Obliger les commerces à fermer à 23 heures pendant le ramadan est-il une pratique discriminatoire pour les commerçants musulmans ? C’est la question à laquelle devait répondre le tribunal correctionnel de Nîmes aujourd’hui. La justice a tranché en faveur du maire Front National de la ville, Julien Sanchez, élu en 2014.

Les fondements qui ont servi à délivrer les arrêtés étaient illégaux

Ses deux arrêtés, pris les 16 et 17 juin 2015, au début du ramadan, “n'avaient pas vocation à être discriminatoires” a commenté l’avocate des plaignants, ajoutant néanmoins que “les fondements qui ont servi à délivrer les arrêtés étaient illégaux”, comme l’a rapporté Le Midi Libre.

Le maire avait notamment évoqué des dépôts de déchets, des rassemblements bruyants et des stationnements prolongés qui dérangeaient les riverains.

Ce dernier a donc salué la décision des juges : “Il n'y avait aucune discrimination, simplement le ras-le-bol de riverains” lâche-t-il devant une quarantaine de personnes venues le soutenir. “Ici, on est en France, il y a des lois, des règles, on respecte la tranquillité publique”.

“Il n'y a pas de distinction entre personnes dans ces arrêtés”

Son avocate l’avait d’ailleurs défendu (il était jugé pour “entrave à l'exercice d'activité économique par dépositaire de l'autorité publique à raison de l'origine, l'ethnie ou la nationalité”) en précisant qu’il “n'y a pas de distinction entre personnes dans ces arrêtés” : “c'est un arrêté général qui vise les 32 commerces situés dans le périmètre”.

Le maire précise également qu’il pourrait prendre des mesures similaires l’été prochain, si de telles situations étaient rapportées par ses administrés.

Le 15/12/2016

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