vendredi 16 décembre 2016

Euro : ré-informons les Français !

UE Euro vautour


Par Dominique Bilde, députée européen du Front National le 15/12/2016

Prix Nobel d’économie et professeur à Columbia, Joseph Stiglitz pense que l’euro est un échec, en grande partie parce qu’il a été très mal pensé. L’euro a été créé pour entraîner l’avènement d’une Europe politique et produit l’effet inverse en recréant les conditions propices à de nouvelles guerres serviles, forcément fratricides… Chaque jour, l’Europe politique, de civilisation, s’éloigne par la faute de cette machine monétaire à bloquer la croissance et à créer des inégalités irréversibles entre pays pourtant liés par des intérêts géostratégiques évidents.

Monsieur Stiglitz l’explique parfaitement : « Le principe d’une monnaie, c’est de permettre d’ajuster l’économie en cas de choc. Vous avez une monnaie unique, utilisée par 19 pays différents, très différents, […]. Et quand la crise est arrivée, l’euro a échoué à ce test. Parce que la capacité des pays européens à répondre à ce choc était restreinte. […] l’Europe s’est lié les mains : vous ne pouvez pas utiliser les taux de change, les outils de politique monétaire, la fiscalité… parce que vous devez limiter les déficits à 3 % du PIB. »
L’euro est un boulet pour la France comme pour l’ultra-majorité des autres pays de la zone.
Bientôt, l’Italie pourrait décider de larguer les amarres, par la grâce des électeurs qui ont refusé le référendum constitutionnel porté par l’eurolâtre Matteo Renzi. La situation économique de l’Italie rappelle les heures les plus sombres de l’histoire récente de la Grèce… C’est un pays moteur qui pourrait à nouveau basculer dans la crise, ses banques et ses industries plongeant. La Monte Paschi, plus vieille banque au monde, a perdu plus de 80 % de sa valeur en Bourse depuis le début de l’année 2016.

L’euro est encore en cause.

Ce que ne manquent pas de constater la plupart des économistes sérieux. Si Joseph Stiglitz fut un pionnier, il n’est désormais plus le seul prix Nobel à critiquer la politique monétaire européenne. Oliver Hart, prix Nobel 2016 d’origine britannique, a estimé que l’Union européenne devrait s’engager d’urgence dans un processus de décentralisation et rétrocéder du pouvoir en matière de politique monétaire aux États membres. Pour ce dernier, l’Union européenne tombera en faillite générale si elle ne fait pas marche arrière !

Il est temps de ré-informer les Français qui pourraient imaginer que tous les « experts » sont partisans de l’euro, tant les médias et la classe politique se refusent à révéler l’ampleur du désastre.

Qui aura le courage de dire que deux prix Nobel d’économie, en l’occurrence monsieur Stiglitz et monsieur Hart, affirment très précisément ce que seul le Front National ose dire dans le paysage politique français, sous les injures et les calomnies de ses adversaires ?