lundi 5 décembre 2016

Italie : un NON d'espoir !




Communiqué de presse de Marine Le Pen du 05/12/2016

Je me félicite ce matin du Non massif donné par les Italiens au référendum de réforme constitutionnelle.

Car ce Non est un Non à la politique d’ultra austérité absurde mise en place par Matteo Renzi, politique voulue par l’Union européenne et imposée à l’Italie.

La véritable purge austéritaire menée en Italie, en plus d’être profondément antisociale, n’a apporté aucun résultat économique : le chômage y est supérieur à 11% et celui des jeunes atteint 37%, alors que la dette représente 133% du PIB. Pire encore, le PIB par habitant est plus faible que celui de 1999, avant le lancement de l’euro.

Ce résultat est aussi un signal pour la France. L’austérité y est déjà appliquée depuis plusieurs années, et certains candidats, M. Fillon en tête, souhaiteraient l’accélérer pour atteindre le même niveau qu’en Italie. M. Fillon s’est d’ailleurs récemment identifié à M. Renzi (JT de 20h, France 2, 29/11), ce qui en dit long sur l’orientation idéologique de son projet et le danger qu’il représente pour la France.

Et ne considérons pas que les Italiens n’auraient pas répondu à la question posée dans ce référendum, parce que l’on sait que la réforme constitutionnelle aussi faisait partie des instructions données à l’Italie par l’Union européenne (lettre de la BCE en août 2011).

Ce Non italien, après le référendum grec, après le Brexit, ajoute un peuple nouveau à la liste de ceux qui souhaitent tourner le dos aux politiques européennes absurdes plongeant le continent dans la misère. Plus largement, et la formidable poussée du FPÖ en Autriche en témoigne, le rejet global de toutes les politiques de l’Union européenne, économiques et migratoires notamment, s’accélère sur le continent.

Il est temps que la France se choisisse un dirigeant capable d’être le leader d’une Europe des nations et des libertés, en mesure de coaliser l’énergie de tous ces pays rejetant un modèle politique austéritaire, libre-échangiste et immigrationniste.

Front National