vendredi 2 décembre 2016

Les cadenas aux clandestins...

Pont des Arts

Un petit coup de gueule mais aussi un sincère étonnement.

Cela fait bien longtemps que les amoureux parisiens ne s'embrassent plus sur les bancs publics comme le chantait fort bien le chanteur un brun anarchiste, Georges Brassens en novembre 1953. D'ailleurs, à présent il est plutôt assez dangereux de montrer que l'on est en couple car dans certains endroits c'est mal vu, c'est harām...

Alors, les parisiens et les autres, en visite dans les rues de la capitale, avaient trouvé un autre moyen de montrer leur amour : Ils accrochaient un cadenas au parapets grillagés du Pont des Arts dans le 6 ème arrondissement, passerelle reliant "les quais Malaquais et Conti au niveau de l'Institut de France, dans le 6e arrondissement, aux quais François-Mitterrand et du Louvre au niveau de la cour carrée du palais du Louvre (qui s'appelait « palais des Arts » sous le Premier Empire), dans le 1er arrondissement." (wikipédia).

Sauf que le poids des parapets a augmenté et l'esthétisme à changé au point de poser des problèmes de sécurité, obligeant les services de la Ville de Paris d'interdire cette pratique et à retirer les tonnes de cadenas en 2014. Depuis ils sont stockés dans un entrepôt.

Or, aujourd'hui, on apprends que le premier adjoint PS à la Mairie de Paris, Bruno Julliard a annoncé  que "10 des 65 tonnes de métaux" seront prochainement vendues aux enchères au profit, non pas des Restos du Coeur, de la Croix Rouge ou d'une autre association de ce type, mais à celui des associations qui viennent au secours des migrants...

Je ne sais pas ce qu'en pense les personnes qui ont au cours du temps laissé ce souvenir de leur amour sur le pont des Arts, mais je suis bien certain que cela va en étonner certains et déplaire à beaucoup.

GS