jeudi 8 décembre 2016

Présidentielle 2017 : Michèle Alliot-Marie officialise sa candidature

Alliot-Marie 2015


Elle s'était mise en retrait du parti Les Républicains avant de dévoiler son livre-programme le 25 novembre. Michèle Alliot-Marie entérine sa démarche et officialise sa candidature à la présidentielle après un long teasing appuyé sur Twitter avec le #EtSiCetaitM.

Dans une interview au quotidien 20 Minutes, cette gaulliste revendiquée réfute le concept même de la primaire, et prend pour cible celui qui a raflé la mise à droite, François Fillon. "Le candidat issu d’un parti ne peut incarner l’unité nationale (...) Je suis surprise par ses choix libéraux, que certains qualifient d’ultralibéraux. On ne peut marginaliser le rôle de l’État au nom d’une théorie libérale."

Sur le terrain depuis quatre ans, l'ancienne ministre, qui a occupé toutes les fonctions régaliennes au sein des gouvernements de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, a publié Lettres à Nouvelle France, un recueil de confidences et de courriers échangés avec les Français qu'elle a rencontrés.

"Un État stratège"

Des idées qui figurent au cœur de son projet, qu'elle développera en janvier 2017. "Je propose une vision pour renouer avec un esprit de conquête (son slogan pour 2017, ndlr) pour la France et pour chacun des Français. Je suis pour la liberté des entreprises pour faire face à la concurrence étrangère, mais je pense que dans le monde actuel, l’État a toujours un rôle à jouer", explique celle qui défend un "État stratège".

Deux référendums par an sur les questions de société

La présidente fondatrice du Chêne plaide aussi pour la mise en place de deux référendums par an, notamment sur les questions de société, comme le Mariage pour tous. "Je pense aussi que toutes les questions fondamentales de société doivent faire l’objet d’un référendum. On peut imaginer deux référendums par an, formulés simplement."

MAM exprime des "regrets" sur la stratégie de Sarkozy

Si elle ajoute une candidature sur l'échiquier politique à droite, MAM, qui a collecté "la moitié" des 500 parrainages requis, "regrette que depuis 2002 toutes les sensibilités de droite se sont rangées derrière un seul homme, dans un seul langage trop souvent à l'eau tiède." Et de faire le lien : "Certains électeurs ont quitté la droite républicaine pour cela et sont allés au Front National." Une façon de dire le fond de sa pensée sur la stratégie de Nicolas Sarkozy.

Par Ludovic Galtier le 08/12/2016

RTL

Note BYR : Chouette alors une nouvelle candidature, en concurrence directe avec celle de Fillon cette fois !