samedi 24 juin 2017

La racaille inonde les rues

Geyser d'eau

Un millier « d’ouvertures sauvages » de bouches d’incendie en région parisienne le week-end dernier dont 500 rien qu’en Seine-Saint-Denis. La lâcheté médiatique et politique quant à la dénonciation et la répression de ces mœurs de cité atteint des sommets.

Y aurait-il une religion plus forte que la nouvelle religion ? A longueur de journée on nous serine qu’il est criminel de prendre des bains plutôt que des douches, que laisser couler l’eau quand vous vous lavez les dents fait de vous une ordure, que les agriculteurs qui ne se rationnent pas sont des fumiers, que bientôt la planète va manquer d’eau et qu’il ne faudra pas s’étonner de la migration climatique de millions de crève-la-soif et là, curieusement, moderato. Pas d’anathème, pas de blâme et surtout pas d’amalgame, on marche sur des œufs.

C’est vrai qu’à bien regarder les photos comme celles que publient les sites alternatifs et les réseaux sociaux, on distingue très nettement des adultes en tenue islamique et mode pudique aux côtés de « jeunes » en short Nike qui font trempette dans les rues après avoir vandalisé les bouches d’incendie.

Ça coûte des millions (800 000 euros pour une seule journée, l’équivalent de 60 piscines olympiques jetées dans le caniveau, des dizaines de caves et de parkings inondés) et c’est dangereux : risques d’électrocutions, de blessures dues à la pression de l’eau, d’accidents de voitures ou de tramway mais également de pénuries d’eau pour les pompiers évidemment, qui se trouveront dans l’impossibilité d’éteindre un incendie s’il se présente. Mais bon c’est comme ça. Il fait chaud et c’est le ramadan. C’est devenu une fatalité de plus dans nos rues envahies.

A Asnières-sur-Seine jeudi, les policiers débordés ont été caillassés après qu’une énième bouche d’incendie a été forcée. Lorsqu’ils sont intervenus pour sécuriser le geyser afin que les techniciens de Veolia puissent fermer la bouche, une cinquantaine de jeunes les ont bombardés de projectiles. Les forces de l’ordre ont dû utiliser des grenades lacrymogènes et un Flash-ball pour se dégager.
L’un des employésVeolia est à l’hôpital.

« Hier, un enfant était allongé au milieu de la route, en train de patauger », décrit le chef de cabinet de la mairie d’Aubervilliers. « Si une voiture passe et est aveuglée par le geyser, elle roule dessus. On va finir par avoir un mort, on est tous fébriles ici. » Les maires d’Aubervilliers, Saint-Denis, Stains, l’Ile Saint-Denis, La Courneuve et Pantin (93) en appellent à l’Etat. « L’Etat doit prendre ses responsabilités et nous déclarer en situation de catastrophe naturelle », exige Meriem Derkaoui, maire de Stains.
Qu’ils adressent donc directement la facture d’eau aux parents des racailles en question.

Et à Emmanuel Macron qui nous avait fait la leçon à Sarcelles entre les deux tours : « Sarcelles, c’est une formidable leçon de ce qu’est la France ! Il y a des Français de toutes les couleurs, de toutes les religions, qui viennent de tous les pays du monde, et ils y vivent bien. Il y a des problèmes de sécurité, mais il y a des moments de convivialité. »

On est en plein dedans !

Par Caroline Parmentier le 23/06/2017

Présent

Après les élections, continuons de défendre la France et les Français !

Bay Normandie


Editorial de Nicolas Bay, SG du Front National du 23/06/2017

En dépit d’un mode de scrutin profondément anti-démocratique qui a encouragé l’abstention de plusieurs millions d’électeurs, huit députés porteront nos couleurs à l’Assemblée nationale et auront pour mission de défendre la France face à la politique conjointe de la majorité En Marche et de tous ses supplétifs. Le fait que notre mouvement ne soit pas représenté comme il mériterait de l’être, alors que Marine Le Pen a rassemblé près de 11 millions d’électeurs au second tour de l’élection présidentielle, ne doit pas laisser de doute sur la force d’opposition que nous incarnerons dans l’hémicycle. Combattif, pugnace, exclusivement au service de l’intérêt national. Et nous savons qu’un député Front National en vaut largement dix, comme l’ont démontré nos deux députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen durant le précédent quinquennat.

Au nom de l’ensemble des cadres et dirigeants, je tiens à adresser un grand merci aux militants et candidats qui ont mené le combat partout en France tout au long de ces derniers mois pour les élections présidentielle et législatives. Grâce à une mobilisation de tous les instants, un travail remarquable de terrain, parfois dans des circonstances difficiles, vous avez fait entendre la voix d’une France libre et fière de son identité. Vous avez rendu ces succès d’étapes possibles.

Notre tâche consiste désormais à préparer les victoires de demain, à tirer les leçons de ce qu’ont exprimé les Français lors de ces scrutins.

Comment rassembler une majorité de Français autour des vrais enjeux : notre indépendance nationale, la lutte contre l'insécurité et l’islamisme, le refus de l’immigration et la défense de notre identité ? Comment formuler ou reformuler certains aspects de notre vision ou de notre projet ? C’est tout le sens des groupes de travail qui ont été mis en place et du séminaire qui aura lieu à Paris mi-juillet préparer l’avenir et tracer un nouvel élan d’espoir pour notre nation et notre peuple.


vendredi 23 juin 2017

L’économie grecque, ou le naufrage de l’Union européenne

Grèce Athenes crise


Par Mylène Troszczynski, députée FN au Parlement européen le 23/06/2017

"Les Européens posent les premiers jalons d’un allègement de la dette grecque " , titrent Les Échos du 16 juin. Mais la dette grecque a déjà été allégée, en 2011, de 90 milliards d’euros généreusement effacés par les banques sur la demande de l’Allemagne.

Mme Merkel voulait que les banques qui avaient pris des risques inconsidérés payent une partie de la note. Ce n’était pas absurde. Le 27 octobre 2011, les banques ont dû abandonner 50 % de la dette publique qu’elles détenaient sur la Grèce.

En 2011, la dette publique grecque atteignait 172 % du PIB. Selon les dernières statistiques publiées en novembre 2016, la dette grecque est revenue, en 2015, à 178,6 % du PIB !

De 2000 à 2007, l’économie grecque était dynamique, avec un taux moyen de croissance de 4,2 %. Dominique Seux rappelait, dans son éditorial du 14 juin 2011, que les salaires augmentèrent de 54 % en dix ans. L’inflation galopait. Tout allait bien pour le gouvernement grec qui profitait de la force de l’euro pour s’endetter pas cher et truquait ses comptes grâce à Goldman Sachs.

Le déficit commercial de la Grèce était gigantesque et, en 2008, représentait 40 milliards d’euros. Les Grecs consommaient beaucoup plus qu’ils ne produisaient. L’euro permettait aux Grecs de s’endetter pas cher.

Avant l’euro, l’inflation aurait été réglée par une dévaluation de la drachme. Après l’euro, cette dévaluation impossible ne leur permettait plus de regagner en compétitivité. L’économie grecque se meurt à petit feu. Leur taux de croissance a été -0,3 % en 2008, -4,3 % en 2009, -5,5 % en 2010, -9,1 % en 2011, -7,3 % en 2012, -3,2 % en 2013, +0,7 % en 2014, -0,2 % en 2015 et -0,1 % en 2016.

Le PIB de la Grèce a fondu de 25 % depuis le début de la crise en 2009. Le taux de chômage plafonne à 26,2 % en moyenne et dépasse les 50 % chez les jeunes.

Mais les Grecs sont à nouveau surendettés. Cette fois-ci, tous les États européens, par le biais du FESF (Fonds européen de soutien financier), ont prêté de l’argent (80 milliards d’euros en avril 2010, puis 79 milliards en juillet 2011) qu’ils ne reverront jamais. Ce qui permet aux Grecs d’avoir le 7 1e niveau de vie au monde aux frais de tous les contribuables européens.

Le professeur Jeffrey D. Sachs, en juin 2015, expliquait que c’était « La fin de la partie grecque ». Le gouvernement grec refusait de diminuer à nouveau les paiements aux personnes âgées et d’augmenter la TVA. « Si les pays d’Europe du Sud avaient conservé leurs monnaies, elles n’auraient peut-être jamais creusé un trou de la dette aussi profond. »

Le 14 juin 2017, l’ancien économiste en chef du FMI, Kenneth Rogoff, nous annonce « une nouvelle décennie de croissance lente, ponctuée de périodes de convulsions liées à la dette ».

Bravo, l’Europe !

L'Arabie saoudite et ses alliés soumettent une liste de 13 demandes au Qatar sous forme d'ultimatum

Armée saoudienne

Les Etats qui accusent le Qatar de soutenir le terrorisme ont transmis à Doha une liste de 13 demandes. Le Qatar a dix jours pour réduire ses liens avec l'Iran, fermer Al Jazeera, fermer une base militaire turque et payer une compensation financière.

Le Koweït, qui joue le rôle de médiateur dans la crise diplomatique opposant le Qatar à plusieurs pays, dont l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Egypte, a présenté à Doha une liste de 13 demandes formulées par ces Etats qui accusent le Qatar de parrainer le terrorisme international.

Selon l'agence Associated Press, qui affirme avoir obtenu une copie de la liste, le Qatar a dix jours pour se conformer à ces exigences, s'il souhaite une levée du blocus économique et politique qui lui a été imposé.

L'ultimatum exige, entre autres, l'abandon par Doha de liens de coopérations avec Téhéran (il est par exemple demandé au Qatar de mettre un terme à sa présence diplomatique en Iran), la fermeture de la base militaire où des troupes turques se trouvent stationnées, la fermeture de toutes les antennes internationales de sa puissante chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera. Il est également demandé au Qatar de verser une compensation financière à l'Arabie saoudite, à l'Egypte, au Bahreïn et aux Emirats arabes unis pour son supposé soutien au terrorisme. Le montant de ladite somme n'a pas été précisé.

Les pays à l'origine du blocus exigent également que Doha abandonne ses liens supposés avec des organisations terroristes, comme les Frères musulmans, l'Etat islamique et al-Qaïda. La liste insiste également sur l'arrêt de tout soutien financier envers les groupes extrémistes désignés comme «terroristes» par les Etats-Unis.

De plus, les citoyens égyptiens, saoudiens, bahreïnis ou émiratis se trouvant au Qatar et qui sont accusés de terrorisme doivent être expulsés et livrés aux autorités de ces quatre pays.

Doha n’a pas encore officiellement réagi à cet ultimatum. Le ministre turc de la Défense, Fikri Isik, a rétorqué le 23 juin que son pays n'avait pas l'intention de fermer sa base militaire au Qatar et que toute demande allant dans ce sens représenterait une ingérence dans les relations turco-qataries. Il a par ailleurs déclaré à la chaîne de télévision NTV qu'il n'avait pas encore constaté une demande effective de fermeture de la base militaire. «La base au Qatar est [...]  une base [militaire] turque et [...] préserve la sécurité du Qatar et de la région», a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu début juin leurs relations diplomatiques avec le Qataraccusant leur voisin de parrainer le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran, rival régional du royaume saoudien. Les pays du Golfe ont fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec l'émirat, lui imposant de sévères restrictions aériennes

D'autres pays situés en dehors de la péninsule arabique, comme les Maldives ou la Libye, se sont également joints à ces efforts d'isolement du Qatar.

Le 23/06/2017

RT France

Amalgame macronien…et cohérence frontiste

Mer de nuages

Les médias relayent avec componction la thèse, la rumeur, le vœu pieu, l’éventualitédésignons la chose comme l’on veut,  qui voudrait que nos voisins  britanniques renoncent au Brexit, prenant enfin toute la dimension de leur folie, de leur crime de lèse majesté vis-à-vis de Bruxelles C’est un propagandiste assumé de l’axe euro-atlantiste , le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui affirme aujourd’hui croire en une réversibilité de ce Brexit. Européisme qui est aussi  (encore) le ciment du nouveau gouvernement d’Edouard Philippe après  ce  remaniement post élections législatives

Il  installe dans le paysage français le modèle d’un gouvernement paritaire, progressiste, féminisé (dans tous le sens du terme),  dit à la scandinave  par essence bien peu jupitérien. Les tenants  des valeurs horizontales, les adeptes  du bonheur couché sont comblés, les autres pointeront que ce n’est pas  le meilleur moyen d’affronter les périls mortels qui montent à l’horizon…  

De périls, il  était question dans l’entretien accordé hier par Emmanuel Macron  et publié dans  huit  journaux européens (Le Figaro,Le Soir, The Guardian, El Pais, la Suddeutsche Zeitung, le Corriere della Serra, Le Temps et la Gazeta Wyborcza) , à la veille de son premier sommet européen à Bruxelles  dans lequel réaffirmait hier sa vision de l’UE  et de son devenir.

Le président de la république n’a pas brillé par l’originalité de son discours , réitérant les mêmes formules entendues déjà cent fois : il faut une   « Europe qui protège » avec « une vraie politique de défense et de sécurité commune »,  réformer   la protection aux frontières,  la politique migratoire, le  droit d’asile, lutter contre le terrorismeDevant la montée des extrêmes,  c’est-à-dire plus prosaïquement  des  demandes  des peuples  au sein  de l’Europe à plus de respect des souverainetés et des identités  nationales,  « nous allons gagner cette bataille dont l’Europe porte la responsabilité » a-t-il ajouté  car c’est « le seul endroit au monde où les libertés individuelles, l’esprit de démocratie et la justice sociale se sont mariés à ce point ».  

Les millions de Grecs qui ont plongé dans la pauvreté sous les coups de la Commission européenne, de la   BCE, du FMI, sans même parler des millions de Français  et d’Européens frappés eux aussi  par le dénuement, la  crise, les délocalisations, victimes de la mondialisation sans frein, de l’immigration massive,  sans même parler des atteintes bien  réelle à la liberté d’expression contre ceux qui ne pensent pas dans les clous,  ne sont certes pas forcément du même avis.

Emmanuel Macron a plaidé également sans surprise pour que la France puisse   avoir « une capacité motrice »  au sein de l’UEce qui nécessiterait a-t-il précisé qu’elle  elle se réforme d’abord, comprendre qu’il est impératif d’administrer aux Français les potions austéritaires prônées par la Commission européenne.

Les crises dans le monde «sont issues pour partie des inégalités profondes engendrées par l’ordre mondial (qu’entend-il par là? NDLR) , et du terrorisme islamiste. À ces déséquilibres s’ajoute celui du climat », a-t-il encore déclaré , critiquant « certains dirigeants européens qui tournent le dos à l’Europe », avec « une approche cynique de l’Union qui servirait à dépenser les crédits sans respecter les valeurs ».« Les pays d’Europe qui ne respectent pas les règles doivent en tirer toutes les conséquences politiques », a-t-il insisté. « Je ne transigerai pas sur la solidarité et les valeurs démocratiques ».« L’Europe n’est pas un supermarché. L’Europe est un destin commun ».  « La crise de l’imaginaire occidental est un défi immense, et ce n’est pas une personne qui le changera. Mais j’ai la volonté de retrouver le fil de l’Histoire et l’énergie du peuple européen », conclut-il.

Destin commun et valeurs ( ?)  qui commandent  un abandon accru de nos pouvoirs régaliens a-t-il précisé implicitement prônant comme  « étape suivante », une accélération dans les  faits des mécanismes d’une  gouvernance supranationale. Il a ainsi réitéré son vœu d’ une « intégration plus forte » des pays de la zone euro, avec un budget et une « gouvernance démocratique » (sic) . Cette dissolution accrue  dans le grand tout mondialiste et le magma eurofédéraste  sous l’égide des valeurs progressistes de l’idéologie droit-de l’hommiste  comme moyen et méthode pour retrouver le fil de l’Histoire et l’énergie du peuple européen ? Un enterrement de première classe plutôt et certainement pas les conditions de la survie d’une civilisation européenne fidèle à ses valeurs

Une survie, répétons-le encore et toujours, qui passe prioritairement par une politique d’inversion des flux migratoires, condition première de la survie du peuple français et des peuples européens. Une France sans Français et une Europe sans Européens seraient-elles encore la France et l’Europe? A ce sujet, les médias en pleine méthode Coué relatent que le FN se déchire sur la question de l’Immigration!  Ils en veulent pour preuve les propos du député européen  Sophie Montel qui a estimé jeudi dans l’Opinion que «notre discours sur l’immigration  (celui du FN, NDLR)  peut être perçu comme anxiogène (…). Des gens sont encore effrayés par le FN en pensant qu’on va virer tous les étrangers si on arrive au pouvoir». «Ceux qui ont des positionnements trop réactionnaires se plantent ».

Il est certain qu’en  politique la forme compte autant que le fond, que nous devons soigner   la présentation de nos propositions, les expliquer plus avant , sur les questions migratoires comme sur d’autres, c’est une évidence. Il est vrai aussi que le député et vice-président du FN Louis Aliot  est en droit de contester ce jugement assez frontal de Sophie, que le   Secrétaire général Nicolas Bay  peut légitimement  rappeler  sur Twitter que  « d’après Opinionway le jour du vote au second tour de législatives 2017, l’immigration  (fut le premier) motif de vote des électeurs FN à 71%»;  que le président  du groupe FN en en Bretagne, Gilles Pennelle,  peut parfaitement  souligner que « l’immigration massive est la principale menace pour notre identité, notre souveraineté et nos libertés ».

Pas de quoi fouetter un chat mais il s’agit ici pour un certain nombre danalystes et de politologues, d’opposer les deux lignes qui s’affronteraient au FN entre souverainistes d’un côté derrière Florian Philippot et le reste du FN campant sur une ligne plus identitaire. Bruno Gollnisch l’a dit à plusieurs reprises, il ne s’agit pas de choisir entre souveraineté et  identité, entre refus de la dilution de la France par le haut dans le fédéralisme bruxellois, ou par le bas dans l’immigration de peuplement.  

Mais il est certainement tactiquement, stratégiquement louable de définir les thématiques qui doivent être mises en avant. Toutes choses qui peuvent, qui doivent faire l’objet d’une réflexion collective des instances frontistes.

Nous l’avons écrit ici , la cohérence, l’efficacité commandent de ne pas être hémiplégique. La défense de notre  souveraineté nationale face à l’euro-atlantisme est éminemment complémentaire de la défense  de notre  identité, dans toutes ses dimensions, dans toute l’acception du terme. Ce refus de dissocier ces deux aspects est  d’ailleurs consubstantiel au  FNC’est la raison de l’adhésion  croissante de millions de nos compatriotes aux idées frontistes…notamment en premier lieu, c’est vrai,  le refus de l’immigration-invasion qui n’est pas considéré comme le point le plus anxiogène,  le plus clivant du programme frontiste par les électeurs .  

C’est cette volonté de restauration nationale pleine et entière qui confère au FN  sa dimension  révolutionnaire, au sens noble du terme, et partant son pouvoir d’attraction.  Et a contrario  qui explique principalement  la diabolisation du Mouvement national par les élites progressistes,  la violence du rejet  dont il est l’objet de la part  de la Caste qui règne sur notre démocratie confisquée.

Le 23/06/2017

Bruno Gollnisch

Brexit, un an après

Brexit ballon


Par Marine Le Pen le 23/06/2017

Il y a un an exactement, le peuple britannique choisissait souverainement de quitter l’Union européenne, par un vote très clair au référendum organisé à cette occasion, après un long et passionnant débat.

Nos voisins anglais ont une très ancienne et très féconde pratique de la démocratie. C’est dans cette tradition démocratique que s’inscrivent cette grande consultation ainsi que le strict respect de la volonté populaire après que les citoyens se sont exprimés. Nous avons pu souligner le décalage attristant qui existe entre ces saines méthodes d’un côté de la Manche, et celles, très contestables, qui ont cours de l’autre côté et qui consistent à ne plus organiser de référendum sur les questions européennes, ou, quand ils ont lieu, à en trahir le résultat par voie parlementaire.

La presse anglaise, plus diversifiée que la presse française, s’était divisée, s’engageant pour une partie derrière le Brexit, ou le rejetant pour une autre, mais avait laissé libre cours au débat extrêmement riche entre les citoyens britanniques. La presse française de son côté, avait quasi unanimement souligné les risques considérables qu’encouraient selon elle les Britanniques, mais aussi les autres peuples européens, à ce que le Royaume-Uni reprenne son indépendance. C’est aussi la presque totalité de la classe politique française, à commencer par l’ensemble des dirigeants de l’exécutif, ou de ceux des partis de droite et de gauche, qui avait à l’époque prédit le chaos en cas de départ de la Grande-Bretagne et avait allègrement choisi d’entretenir des peurs irrationnelles.

De très nombreuses analyses, appuyées par des considérations d’experts de toutes disciplines, aussi bien en France qu’au Royaume-Uni, expliquaient alors que le simple fait de voter pour le Brexit, avant même que celui-ci n’entre dans les faits, allait provoquer de grands désordres dans les économies britannique et européenne, et sérieusement compliquer les relations entre la Grande-Bretagne et les autres nations d’Europe. Chômage, récession, crise bancaire, ruine de la City, toutes ces catastrophes étaient promises aux Anglais qui ont malgré tout tenu bon face à ces mensonges, et choisi tranquillement de privilégier leur amour de l’indépendance et leur foi dans leur propre génie aux injonctions paralysantes des tenants du système.

Un an s’est écoulé depuis le référendum, et les négociations commencent pour formaliser le Brexit.

Le pouvoir britannique a pendant cette période fait preuve de ténacité, et s’est inscrit dans une volonté de respecter scrupuleusement la décision populaire de quitter l’UE.

Et, point essentiel, les prédictions alarmistes du système n’ont aucunement été confirmées par les faits. Le vote du Brexit n’a pas plongé le Royaume-Uni dans la détresse qu’on lui promettait. Au contraire. Tout semble indiquer que les acteurs économiques, tout comme le peuple dans son ensemble, ont vécu un choc de confiance, bien plus qu’ils n’ont eu à subir le choc de défiance qui leur était assuré du seul fait d’un oui majoritaire au départ de l’UE.

Quelques éléments très objectifs permettent de mesurer que le Royaume-Uni tient bon, et dépasse même assez largement les performances des autres pays toujours soumis aux dogmes européistes, et surtout toujours invités à ne surtout pas entamer de débat sur les bienfaits et les méfaits de l’appartenance à l’Union européenne, enfermés dans l’absence de dialogue à ce sujet, contraints de toujours éloigner le peuple de toute réflexion en la matière.

L’apocalypse annoncée est loin d’avoir eu lieu : la croissance britannique s’établit ainsi à 1,8% en 2016, soit près du double de la France. La dévaluation de la livre consécutive au vote a permis aux commandes industrielles de décoller à un niveau inédit depuis près de 30 ans. En 2016, la balance courante est même passée de -4,3% du PIB avant le référendum sur le Brexit à -2,4%, grâce à la dévaluation de la monnaie nationale et à la relance des exportations.

Le taux de chômage quant à lui est au plus bas depuis 1975 à 4,6%.

Répétons-le, par souci de la vérité, mais aussi pour bien faire comprendre que nous nous situons ici dans la même perspective que ceux qui agitaient à l’époque les perspectives de l’apocalypse : ces évolutions sont celles de l’économie d’un pays non encore formellement parti de l’UE, mais d’un pays qui s’est déjà libéré psychologiquement et politiquement du prêt-à-penser européiste.
Nous mesurons ici les bienfaits d’un retour de la confiance : les Britanniques réussissent là où nous échouons, parce qu’ils ont déjà recommencé de croire en eux-mêmes, de s’appuyer sur leur génie national, sur les immenses capacités qui sont les leurs, plutôt que de s’en remettre fidèlement et aveuglément, comme nous continuons malheureusement en France toujours de le faire, à la grille de lecture européiste, la même qu’on nous impose depuis des décennies, et qui consiste à croire que rien n’est possible pour une nation libre et indépendante, fût-elle la France, cinquième puissance économique mondiale, en dehors de l’UE.

En dehors de l’UE, point de salut. C’est ce que continuent de croire nos élites, c’est ce qu’on continue de sermonner aux Français, sur toutes les ondes, dans la bouche de tous les responsables politiques du système. C’est évidemment la voie sur laquelle s’engage le nouveau héraut du système dans notre pays, Emmanuel Macron. Comme si une nation indépendante, comme le sont tant de nations dans le monde, était une nation vouée à la solitude, à l’autarcie.

Quelle caricature ! Quel mensonge éhonté, et pourtant si souvent répété !

Nous continuons de penser, avec les Britanniques, mais aussi avec une part considérable et croissante des opinions publiques européennes, qu’une autre Europe est possible et souhaitable. Une Europe fondée sur la coopération entre nations libres et indépendantes, que l’on laisserait miser sur leurs potentialités propres, et qu’on inviterait à coopérer souverainement dans les domaines où elles estiment qu’elles auront intérêt à le faire.

Cette perspective est celle à laquelle nous invite aujourd’hui le mouvement du monde : de Grande-Bretagne, mais aussi des Etats-Unis, souffle en cette période stratégique le vent d’un retour à plus de mesure dans la mondialisation, d’une maîtrise retrouvée des échanges internationaux, d’une mise à distance de l’ultra-libéralisme, et d’un coup d’arrêt aux migrations humaines massives et incontrôlées, qui sont le corollaire de la mondialisation sauvage, et qui entraînent tant de désillusions, de misère et de déstructuration des identités nationales.

Souhaitons bonne chance aux Britanniques dans les négociations qui s’ouvrent. Exigeons de nos dirigeants et des institutions européennes qu’ils ne s’abaissent à aucune forme d’esprit de revanche parce qu’un peuple a osé transgresser leurs dogmes. Et continuons de militer ardemment, en nous inspirant de la magnifique oeuvre de libération nationale qu’entame le Royaume-Uni, pour que le débat sur l’Union européenne puisse s’emparer des autres nations, à commencer par l’une de celles qui auraient le plus à gagner de la liberté recouvrée, la France.

Carnet d'Espérances