mardi 10 janvier 2017

Banksters, opportunistes, mondialistes et…séditieux?

PE séance

En septembre dernier, Jean-Luc Mélenchon s’inquiétait auprès des médias des difficultés qui étaient les siennes dans la collecte des 500 parrainages nécessaires pour être candidat à la présidentielle. Vice-président du FN, Louis Aliot avait alors assuré qu’« une fois que nous aurons les nôtres (les parrainages nécessaires pour Marine, NDLR), ça ne (lui) poserait aucun problème d’appeler nos élus locaux à soutenir Mélenchon». Nos divergences avec le candidat de l’extrême gauche restent béantes, même si le Mélenchon nouvelle version, qui séduit toujours aussi peu l’électorat ouvrier et populaire, met désormais tactiquement un gros bémol sur son immigrationnisme, son euromondialisme. Il découvre même quelques charmes à la Russie de Poutine et ne désire plus l’anéantissement du gouvernement de la République arabe syrienne ; évolutions électoralistes qui  froissent d’ailleurs ses soutiens gauchistes.

Contacté par le scan, Louis Aliot avait précisé : «Nous nous sommes battus pour dire que la signature des maires n’était pas un soutien politique mais un moyen de permettre aux grands courants de se présenter à une élection présidentielle. Cette élection doit découpler les signatures des appareils. Nous ne voulons pas que s’applique aujourd’hui à d’autres, ce qui nous a été appliqué pendant des décennies: le chantage aux signatures»,«si le PS fait pression pour que Mélenchon n’ait pas ses signatures, c’est que ce parti n’est pas démocratique». 

Furieux de cette déclaration, M. Mélenchon  avait dénoncé  un «bobard  (qui) permet à la fois de reprendre pour la énième fois la thèse de la porosité de nos électorats alors que la preuve du contraire a été donnée cent fois». «Et ça vous (les médias, NDLR) fait une louche de plus pour servir la soupe de la dédiabolisation du FN».

Moins psychorigide,  moins terrifié aussi  par le politiquement correct, nous pouvons, nous,  nous réjouir des propos tenus hier sur BFMTV/RMC par Jean-Luc Mélenchon qui affirme qu’ «il n’y a pas de raison pour un banquier de faire de l’ostracisme» vis-à-vis du FN. «Alors je ne plaide pas pour qu’ils aient de l’argent mais je suis d’accord pour leur en donner et dire au banquier : ayez pitié du FN (sic). Alors que d’habitude vous  (les banquiers, NDLR) n’avez pas de morale, ne faites pas semblant d’en avoir cette fois-ci». Les banquiers en tout cas n’ont pas fait semblant avec lui, puisque le candidat soutenu par le PC,  jugé certainement plus inoffensif, a confessé sur cette même antenne avoir obtenu un prêt bancaire de huit millions d’euros pour financer sa campagne…

Un Mélenchon soupçonné comme Arnaud Montebourg par Benoit Hamon candidat à la primaire de la gauche, d’œuvrer à la diffusion d’idées qui au final, renforceront l’opposition nationale, populaire et sociale. Il faisait part hier de son inquiétude rapporte Le Monde,  «en marge d’une rencontre avec l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis (…). On commence par dire que l’euro ce n’est plus possible, demain on remet en cause les frontières… Je ne sais pas où ça s’arrête   (…)  il faut faire attention que les concepts que l’on manipule ne conduisent pas à ce que nos électeurs choisissent d’aller voter Front National au motif que l’on aurait entretenu une forme d’euroscepticisme ».

Plus surprenant peut-être, Beppe Grillo, le fondateur en Italie de la formation populiste Mouvement 5 étoiles (M5S) annonçait ces derniers jours son souhait de quitter le groupe eurosceptique Europe de la liberté  et de la démocratie directe (EFDD) au Parlement européen, celui notamment du UKIP de Nigel Farage,  pour rejoindre l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE) de Guy Verhofstadt.

Un virage à 180 dégrés puisque l’ALDE défend l’intégration bruxelloise et la monnaie unique !  Sollicités, les sympathisants du M5S  se sont prononcés  majoritairement sur Internet pour un ralliement à l’ALDE,  M. Grillo expliquant sur son  blogue  que « les récents développements européens, comme le Brexit, nous conduisent à repenser la nature du groupe EFDD. Avec le succès extraordinaire du Leave, l’Ukip a atteint son objectif politique : sortir de l’Union européenne. Farage a déjà abandonné le leadership de son parti et les eurodéputés anglais abandonneront le Parlement européen lors de la prochaine législature ».

Certes l’ALDE a rejeté, a-t-on appris aujourd’hui, l’offre d’alliance de M. Grillo, mais la logique de  son vœu échappe à la plupart des observateurs, à commencer par ses compatriotes. Président de la formation identitaire et antibruxelloise  Ligue du Nord,  Matteo Salvini s’est étonné de cette «  Incroyable volte-face européiste de Grillo ».

Les députés de la Ligue du Nord siégeaient jusqu’en 2014  au sein d’ EFDD avant de rejoindre le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL)  co-présidé par Marine Le Pen et M. Salvini constate que pour quémander à Bruxelles quelques miettes,  les 5 étoiles  étaient prêts à rejoindre  «le groupe le plus favorable à l’Europe de l’euro, des banques, des lobbies et de l’immigration ».

Lobby  immigrationniste qui s’est ému de l’approbation par le gouvernement de la Slovénie le 5 janvier d’amendements à sa loi sur l’immigration et les étrangers qui permettront aux forces de l’ordre slovènes de fermer  au besoin les frontières pour une période donnée . Le ministre de l’Intérieur, Mme Vesna Györkös Žnidar, a précisé que son pays n’entendait pas revivre le cauchemar de l’année dernière avec l’invasion sans précédent d’immigrés économiques clandestins,  baptisés migrants ou réfugiés, désireux de gagner l’Autriche et l’Allemagne. Amnesty International a dénoncé cette volonté de protection , ordonnant au parlement slovène de rejeter ces amendements  qui, une fois  appliquée,  enfreindraient le droit international
Xénophilie, xénomanie, refus des frontières, des protections, négation implicite de nos identités particulières constitutives du vraie génie européen qui sont de plus en plus  la marque de  fabrique  du candidat Macron. Qu’il paraît déjà loin le temps ou il célébrait, certes de manière bien bancale,  partiale et tronquée,  la mémoire de Jeanne d’Arc lors des fêtes johanniques de mai à Orléans, pour ne rien dire de sa visite au créateur du Puy-du-Fou

Le candidat  soutenu par Jacques Attali,  qui a succédé à Alain Juppé dans le rôle du chouchou des médias, saluait en ce début d’année dans Le Monde « La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble (qui) ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant». Il a rappelé son refus « de reconstruire des murs dans une Europe qui en a trop souffert»  et sa volonté d’éviter « les amalgames»  après les attentats islamistes,  « les sinistres violences contre les femmes perpétrées l’an dernier à Cologne» .

Un Emmanuel  Macron au final  susceptible  d’aspirer le PS ? Dans Les Échos, Cécile Cornudet souligne que « la primaire socialiste n’est pas passée que s’échafaudent déjà des scénarios. Si elle désigne Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon, une partie des responsables et des élus socialistes pourraient rejoindre Emmanuel Macron (…).  Si Manuel Valls l’emporte, pas d’hémorragie immédiate, mais une question. Que faire si Emmanuel Macron continue de creuser l’écart dans les sondages ? (…). Au nom de l’unité, le Parti socialiste tente de pousser Macron à jeter l’éponge pour éviter tout risque Le Pen (…). Mais (..) s’il s’avère qu’en mars Emmanuel Macron est le seul capable d’être présent au second tour, alors cet appel s’inversera (…).  Les sondages ne sont pas prédictifs, mais ils continuent à jouer un rôle majeur dans la vie politique. Ils peuvent transformer un vote séditieux en vote utile. C’est dire. »

Loin des leurres et des engouements soudains bien peu spontanés, le  vrai Vote séditieux, vis-à-vis de ce Système à tuer les  identités et les souverainetés populaires et le vrai  vote utile ne font qu’un  depuis longtemps pour nos compatriotes les plus lucides affirme Bruno Gollnischpour tous ceux qui entendent glisser un bulletin national dans l’urne en avril, mai et juin prochains.

Le 10/01/2016