mercredi 11 janvier 2017

Laurence Haïm au soutien d’Emmanuel Clinton

Haïm


Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 11/01/2017

Illustrant une nouvelle fois, s’il était besoin, les rapports incestueux qu’entretiennent journalistes et politiques, la nomination de Laurence Haïm au poste de porte-parole chargée des relations internationales pour le candidat Emmanuel Macron risque bien de nous amuser tout au long d’une campagne présidentielle aussi inédite qu’indécise. Serait-elle celle qui aurait soufflé à Emmanuel Macron de se rendre en Allemagne pour féliciter Angela Merkel de son zèle à accentuer la submersion migratoire du continent européen ?  

Démissionnaire de son emploi de correspondante US d’i>Télé, Laurence Haïm ne sera plus l’attachée de presse de Barack Obama en France mais elle pourra continuer à diffuser ses idées.

Peut-être que la défaite des démocrates à la dernière élection présidentielle l’y aura poussée…

Laurence Haïm n’a visiblement pas avalé la victoire de Donald Trump. De fait, elle pourrait vouloir éviter qu’un tel scénario ne se reproduise dans l’Hexagone avec Marine Le Pen, en soutenant le faux jeune Emmanuel Macron, dont les orientations sont dans la droite ligne de la gauche culturelle américaine. Elle n’en faisait pas mystère lorsqu’elle présentait son nouveau chef en « French Obama ». Groupie des personnalités politiques américaines, Laurence Haïm répond parfaitement à cette société du spectacle décrite dans des séries télévisées qui ressemblent, désormais, à des prophéties autoréalisatrices. À ce propos, je vous conseille de découvrir Designated Survivor, montrant un président que rien ne prédestinait à occuper de telles fonctions triompher d’une opposition xénophobe en observant un régime politiquement correct qui ferait passer Barack Obama pour Viktor Orbán

Qu’un journaliste occupe une fonction politique dans une campagne électorale est assez commun aux États-Unis. Beaucoup moins en France, nation profondément imprégnée des principes de Montesquieu sur la séparation des pouvoirs. Les médias constituent aujourd’hui un quatrième pouvoir, parfois tyrannique.
Emmanuel Macron sait bien qu’il pourra compter sur les grands médias dits mainstream pour assurer le service après-vente de ses délires mondialistes. Il est du même monde. Il est adoubé par le sérail. Laurence Haïm ne fait que le confirmer.

Pourtant, ses anciens collègues font montre d’un certain scepticisme. Ainsi, Antoine Estève a déclaré : « Un engagement aussi fort, aussi vite, ça m’étonne. […] Elle a besoin d’exister, de faire entendre sa voix, elle aime briller. Dans ce sens, c’est compréhensible. » Avant d’ajouter, acide, que Laurence Haïm avait toujours donné de « grandes leçons de journalisme » et qu’entre « sa volonté farouche et revendiquée d’être indépendante et déontologique dans l’exercice de son métier et ce passage aussi radical dans le monde politique », cette reconversion ne manquait pas de le surprendre. Voire de l’agacer ?

Aux côtés d’Emmanuel Macron, candidat pipole par excellence, Laurence Haïm s’en donnera à cœur joie. Sérial-tweeteuse, la journaliste pourrait faire passer le gestionnaire du compte de l’Élysée pour Bernard Pivot. Multipliant les fautes d’orthographe et de syntaxe, elle écrit régulièrement des âneries sur le célèbre réseau social, telles que « Beyonce arrive… dans un deluge de feu… son image en statue apparait et elle aussi en mini jupe… commence a chanter live… WHAOH… » Les choses sont claires.

Emmanuel Macron sera le candidat de l’immigration, du mondialisme, de la finance et… du star-system.