jeudi 26 janvier 2017

Marine Le Pen prône une monnaie nationale, secondée par une devise unique

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Marine Le Pen souhaite-t-elle le retour de l'écu, 100 ans après sa disparition ?

La présidente du Front National a expliqué mercredi 25 janvier vouloir une "monnaie nationale" pour les Français au quotidien, qui coexisterait avec une "monnaie commune" pour les États et les grandes entreprises. Une proposition qu'elle avait déjà faite lors de la campagne présidentielle de 2012.

"Pour les Français, il y aura une monnaie, c'est leur monnaie nationale, c'est celle qu'ils auront dans leur portefeuille, il n'y aura pas deux monnaies", a affirmé la présidente du Front National sur les ondes d'Europe 1. Quant à la fameuse monnaie unique, la frontiste s'inspire de l'écu, une devise qui remonte à 1262 et le règne de Louis XI. "Ça n'a pas été, c'est vrai, une grande réussite, convient-elle. Mais on peut bien sûr envisager dans le cadre de cette négociation une coopération monétaire avec les pays d'Europe".

Le Front National tente ainsi de rassurer sur sa position de sortie de l'euro, majoritairement rejetée par les Français. Le parti d'extrême droite met en avant désormais, au côté du rétablissement d'une monnaie nationale type franc, la proposition d'une monnaie commune, un type de monnaie différent de celui de l'euro qui est une monnaie unique. Une telle mesure serait difficile à mettre en pratique, car l'accord des autres pays partenaires. avant l'adoption d'une telle monnaie unique.

Alors qu'on lui demandait si la "sortie de l'euro" figurerait "noir sur blanc" dans son projet, l'eurodéputée a simplement répondu : "La souveraineté monétaire, c'est ça, c'est le fait d'avoir une monnaie nationale. L'euro a échoué. Il est un frein considérable à la compétitivité (...). Ça a des conséquences sur l'aggravation du chômage", a accusé Marine Le Pen.

Elle a rejeté un risque d'augmentation des prix lié à la fin de l'euro, par exemple sur le prix de l'essence : "Dans le prix du pétrole, il y a 80% de taxes, donc des impôts. S'il s'agit d'agir sur le prix du pétrole, il suffit de baisser les impôts considérables qui sont prélevés" dessus, a-t-elle estimé.

Par Félix Roudaut le 25/01/2017 avec AFP

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