mardi 10 janvier 2017

Migrants : à Paris, le retour des campements sauvages

Gendarmerie migrants Paris 01 2017

Situation sous haute tension à la Halle Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, dans la nuit de lundi à mardi. Des bénévoles et des associations pro-migrants ont, dans la nuit, tenté de recréer un campement illégal de tentes sur le parvis des halles, avant de se faire expulser par les forces de police.

L’AFP rapporte ainsi qu’une trentaine de personnes s’étaient installées, au même endroit où des campements s’étaient constitués en 2015. Mais hier soir, Halle Pajol, cette démonstration de force tentait de prouver que le camp en dur construit par la mairie Porte de la Chapelle était loin de résoudre le problème des migrants.

L’élu (LR) du 18e arrondissement de Paris Pierre Liscia, qui avait déjà par le passé alerté sur le problème de la gestion des migrants dans le nord de la capitale, ne décolère pas. Il explique à Valeurs actuelles : "Je ne suis pas hostile à l’accueil des migrants, bien au contraire, mais l’ouverture d’un seul et unique camp était une grave erreur. Il n’a pas fallu plus de deux mois après son ouverture pour qu’il soit déjà saturé et débordé par l’afflux de migrants : des campements de fortune se sont déjà constitués dans le quartier"

Estimant que “Paris n’est toujours pas en mesure de faire face à l’afflux des réfugiés”. Balayant les accusations de violences policières qui ont émané hier soir sur les réseaux sociaux, Pierre Liscia précise : “il est trop facile de provoquer les forces de l’ordre pour ensuite se poser en victimes de violences policières, le tout sous l’œil des caméras et des smartphones. Ce sont des méthodes absolument scandaleuses et irresponsables. Fort heureusement, l’évacuation a été immédiate et s’est déroulée sans heurts peu avant minuit. Les policiers ont été exemplaires”.

Le 10/01/2017

Valeurs actuelles