dimanche 22 janvier 2017

« Women’s march » : le ridicule ne fera pas démissionner Donald Trump…

Trump Maison Blanche


Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 22/01/2017

Montpellier, 21 janvier 2017. Un malaise s’empare des passants qui tombent nez à nez avec des femmes quarantenaires, en train de réaliser une chorégraphie sur une parodie de la chanson « C’est la ouate » de Caroline Loeb. Prétendant lutter contre l’élection de Donald Trump grâce aux pouvoirs de la « chatte », ces Montpelliéraines sont exemplaires d’une époque qui a réduit la contestation politique à des événements grotesques, pseudo-festifs et à côté des enjeux réels.

Si les manifestations contre l’investiture de Donald Trump étaient mondiales, elles furent aussi anecdotiques partout où elles ont été organisées. Aux États-Unis, les protestataires, ouvertement féministes, ont même touché le fond en se couvrant de voiles islamiques… L’artiste qui avait réalisé le poster « Hope » pour la victoire de Barack Obama, de son nom Shepard Fairey, a d’ailleurs réalisé une autre œuvre pour l’occasion. Cette fois-ci, il entendait discréditer Donald Trump. Comme on pouvait s’y attendre, il l’a pris par le plus petit bout, jouant sur les minorités et les tensions communautaires, en représentant notamment une femme couverte d’un hijab aux couleurs du drapeau américain.
 
La campagne « We the people » restera donc circonscrite à des mouvements marginaux, type « Black Lives Matter ».

Tête de proue des manifestantes, l’activiste Linda Sarsour est une musulmane pratiquante, présidente de l’association des Arabes-Américains de la ville de New York et proche des Frères musulmans, lesquels sont désormais menacés d’être placés sur la liste des organisations terroristes aux États-Unis. Si elle n’hésite pas à s’afficher dans une manifestation aux côtés de femmes déguisées en vagins géants qui les feraient ressembler à des monstres de la série Bioman, Linda Sarsour est une Marwann Muhammad en jupons, qui défend la charia et accuse sans cesse les Américains d’être « islamophobes ».

Les réactions de pure hystérie que l’élection de Donald Trump a suscitées suffiraient presque à notre bonheur. Nous aurons le temps d’analyser ses actions politiques et son personnage, qui n’est pas sans éveiller quelques soupçons, mais réjouissons-nous : s’il déplaît tant à tous ces gens qui nous haïssent, c’est qu’il n’est pas entièrement mauvais ! Ou, du moins, c’est que son élection sera suivie d’effets déplaisants pour tous les tenants du marxisme culturel, propagandistes des volontés narcissiques des différentes minorités supposément opprimées. Fini le temps où les LGBT, les Black Lives Matter, les « vegans » et les collectifs contre l’islamophobie régnaient sans partage à Washington, influençant jusqu’à la politique étrangère de la Maison-Blanche.

Théorisée par Condoleezza Rice, la diplomatie dite « transformatrice » a fait long feu. Les États-Unis n’essaieront plus de propager leurs « valeurs » partout. Certes, ce pays fera plus que jamais prévaloir ses intérêts particuliers, parfois antagonistes aux nôtres, particulièrement dans le domaine économique

Nonobstant les inquiétudes légitimes que nous pourrions nourrir, et sur lesquelles je reviendrai plus tard, nous aurons néanmoins désormais la certitude que l’exécutif à Washington ne fera pas tout pour empêcher l’arrivée de pouvoirs patriotes, souverainistes ou identitaires en Europe ! À nous de nous prendre en main.

Barack Obama n’était pas notre président, pas plus que Donald Trump ne le sera dans l’avenir.