vendredi 10 février 2017

Aulnay-sous-Bois : symptôme d’un malaise national

Aulnay arrestation Théo_

Boulevard Voltaire

Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 10/02/2017

Un instantané, diffusé accidentellement sur BFM TV, permet de comprendre pleinement ce que l’on appelle désormais « l’affaire Théo ». Guillaume Bertrand, reporter envoyé par la chaîne pour rendre compte de la visite de François Hollande au chevet du jeune Théo, lequel s’était précédemment déclaré victime d’un viol commis par des policiers lors d’une arrestation, a été interrompu en direct par un de ces fameux « jeunes », victime ontologique de l’Occident patriarcal, d’un très parlant « À mort les porcs ! Je vous nique vos mères ! »

Comme à l’accoutumée, les associations dites antiracistes, qui ont la haine de la France chevillée au corps, ont voulu transformer l’affaire Théo en un cas exemplaire des violences policières que subiraient quotidiennement les habitants de ces quartiers où les lois de la République ne sont plus appliquées et où la culture française est progressivement devenue marginale, voire, parfois, inexistante. Spécialistes de l’agit-prop ethnique, sur le modèle, notamment, du mouvement états-unien Black Lives Matter, les militants de la cause des « minorités » ont rapidement pu compter sur le soutien de la gauchosphère médiatique, prompte à tirer des conclusions hâtives sans prendre la précaution d’attendre les résultats de l’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Pendant plusieurs jours, médias et élus, des Républicains au Parti socialiste, ont appuyé la thèse du jeune homme et de ses comparses, sur la foi d’une vidéo d’à peine deux petites minutes qui ne montrait strictement rien ! Maire d’Aulnay-sous-Bois, l’autoproclamé Monsieur Sécurité de la « droite », Bruno Beschizza, y est aussi allé de son couplet vengeur, fustigeant les policiers et protégeant les habitants de la cité, ses électeurs. Quant à François Hollande, il n’a pas attendu bien longtemps pour témoigner son soutien Une véritable course à qui serait le plus emphatique, le plus compatissant et, in fine, le plus clientéliste.

Comble du comble, François Hollande n’a jamais fait amende honorable. Car, à l’évidence, la situation désastreuse dans les territoires sortis de la France lui est directement imputable, ainsi qu’à ses prédécesseurs
Habitués au laxisme, les jeunes pensent que les « quartiers » sont leur propriété en bonne et due forme.

De leur côté, les policiers sont exténués par les violences quotidiennes, les agressions et les maigres moyens mis à leur disposition pour qu’ils accomplissent la tâche de « gardien de la paix », à eux confiée par l’État. Les tensions s’accumulent et finissent irrémédiablement par exploser. Quand des jeunes de 25 ans, venus de petites villes de province, et peu au fait des usages ayant cours dans le « 9-3 », se retrouvent confrontés aux bandes et aux islamistes, ils ont tendance à vouloir s’imposer physiquement pour ne pas subir… C’est un cercle vicieux.

Quoi qu’il en soit, et comme nous le pressentions, la thèse de l’accident a été privilégiée par l’IGPN, qui a exclu la thèse du « viol délibéré », faute de preuve. Oui, l’interpellation a été particulièrement musclée, mais il n’y a pas eu de viol. François Hollande va-t-il à la rencontre de ces femmes, violées pour un regard de travers ? On se rappelle le cas d’Évry, où une jeune Française dite de « souche » avait été agressée sexuellement, de la plus sordide des manières, par quatre « jeunes » qui s’étaient excusés en affirmant que les Françaises étaient, selon leur vision raciste et machiste, des filles de petite vertu.
 
L’affaire n’avait, alors, pas plus suscité la compassion politico-médiatique qu’elle n’avait entraîné d’émeutes…

En cautionnant immédiatement les accusations des militants associatifs, les responsables politiques ont donné un blanc-seing aux émeutiers, habitués à tout casser dès qu’on leur en donne l’occasion. Les policiers ne devraient pas pouvoir abuser de leur pouvoir, mais comprenons aussi qu’ils sont confrontés à des situations exceptionnelles.

Surtout, espérons que la caste comprendra qu’il est parfaitement irresponsable de s’exprimer sans connaître parfaitement le déroulement des faits.