vendredi 17 février 2017

Cédric Herrou, délinquant sans frontières

Herrou


Par Raphaël Revah * le 13/02/2017

Imaginez : une famille de migrants, ayant traversé des milliers de kilomètres, qui fuit la guerre parfois, la misère souvent, toque à votre porte. Que faites-vous ? Vous aurez tendance, par solidarité, à aider cette famille de migrants. Vous l’accueillerez chez vous, et, avec le temps, l’aideriez sans doute à trouver un foyer où ses membres pourront se sentir chez eux. L’altruisme est irréprochable, c’est alors l’attitude inverse qui surprendrait.
Cependant, ce n’est pas ce qu’a fait Cédric Herrou. Ce dernier n’a pas aidé 5 migrants toquant à sa porte, mais plusieurs centaines qu’il a accueillies, hébergées et auxquelles il a fourni eau, nourriture et électricité. Sans jamais en parler aux autorités compétentes, M. Herrou a ouvert, dans la clandestinité la plus complète, son propre camp de migrants. Imaginez un seul instant qu’un incendie se soit déclaré, qui aurait été responsable ? Imaginez un seul instant qu’il demande à des migrants de se prostituer ou de travailler pour lui en contrepartie du logementqu’il offrait, qu’auriez-vous dit ?

Un bras de fer avec la nation

L’action de M. Herrou a un nom : le trafic de migrants. On remarquera que ses déclarations sont teintées d’idéologie militante. La faute à l’Europe, à la France, à « un Etat qui a mis des frontières en place et qui n’en gère absolument pas les conséquences ». A l’écouter, la société ne lui a pas laissé le choix.
Il décide donc délibérément d’engager un bras de fer avec la nation, refusant de laisser la France et les autorités compétentes gérer le problème.

Notre prétendu philanthrope se substitue à l’Etat et, par là même, accomplit un acte militant. Dès lors, le caractère solidaire de son geste disparaît. Il n’effectue plus cet acte a priori généreux de façon désintéressée. Ce n’est plus l’humain qui l’intéresse, c’est le symbole qu’il y a derrière.

Du tribunal comme tribune

Cédric Herrou ne s’en cache pas : « Au départ, je voyais des gens marcher sur la route, des Noirs, alors je les amenais à la gare de Breil-sur-Roya », raconte-t-il. Ce n’est plus l’individu qui l’intéresse, c’est le migrant qui se cache derrière. Le migrant qu’il accueille ne devient plus que le véhicule de son idéologie protestataire, anti frontière, anti-étatiste. « Je suis serein » déclarait-il dans l’attente du délibéré de son procès. C’est compréhensible, grâce à son action, grâce à son exploitation politique du migrant, il a fait parler de lui et de son idéologie. Cela, le procureur la bien compris, reprochant à Cédric Herrou d’instrumentaliser ce procès comme une tribune politique. Ayant requis 8 mois de prisons avec sursis, le tribunal lui a finalement infligé 30 000 euros d’amende. C’est relativement peu.

A ses yeux, qu’importe sa peine et qu’importe le sort des migrants qu’il a accueillis, il aura atteint son but en les utilisant pour se faire entendre. Ce n’est plus de la solidarité naturelle mais l’exploitation d’hommes, de femmes et d’enfants innocents pour promouvoir une idéologie. Intolérable.
 
* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.