vendredi 10 février 2017

De la logique francophone

Brexit


Par Mylène Troszczynski, députée FN au Parlement européen le 10/02/2017

En 2016, les anglophones nous ont montré la voie. Les Britanniques étaient contre l’invasion migratoire, contre les normes européennes : ils ont voté oui au Brexit. Les Américains en avaient marre des délocalisations, de l’immigration massive, du terrorisme islamique, des guerres inutiles, de la mondialisation voulue par leurs élites démocrates et républicaines : ils ont voté Trump.

On aimerait que les francophones fassent preuve de la même logique. Rappelons que 77 % des Belges « ne se sentent plus chez eux comme avant », que 66 % considèrent qu’il y a « trop d’immigrés », que 74 % estiment que « l’islam n’est pas une religion tolérante ». Autant de chiffres extraordinaires face aux matraquages médiatique et scolaire auxquels sont soumis les Belges.

Pourtant, le parti allié à Marine Le Pen, le Vlaams Belang, n’a fait que 3,7 % des voix aux législatives de 2014 et 5,6 % aux européennes.

Un récent sondage mené par Ipsos dans 22 pays, en octobre 2016, montre que « les Français sont plus pessimistes que la moyenne et bien plus méfiants envers leurs élites ». 67 % des Français pensent que leur pays est « en déclin ». 61 % des Français « pensent avoir une vie moins bonne que leurs parents ».

Seuls 26 % des Français considèrent « l’ouverture de l’économie aux entreprises étrangères et au commerce international comme une opportunité ».

51 % des Français souhaitent que « les employeurs embauchent en priorité des nationaux plutôt que des immigrés ». 51 % des Français souhaitent, de même, « davantage de protectionnisme pour défendre les entreprises françaises » (Ipsos, décembre 2016). Et 80 % des Français souhaitent « le rétablissement des contrôles aux frontières » (Elabe, septembre 2015).

67 % des Français veulent « la priorité nationale pour les allocations et les aides au logement » (Ifop, octobre 2015). 83 % des Français réclament « l’expulsion des délinquants étrangers » (Ifop, octobre 2015) et 86 % « la déchéance de nationalité pour les binationaux terroristes » (Elabe, décembre 2016).

Sans compter que 71 % des Français souhaitent « la défiscalisation des heures supplémentaires », 61 % « un scrutin proportionnel pour les législatives », 78 % pensent que le nombre d’élus est « excessif » et 61 % voient l’Union européenne « de manière défavorable ».

Pour finir, 80 % (record du monde) pensent que « pour que la situation s’améliore, nous avons besoin d’un dirigeant qui soit prêt à changer les règles du jeu ». Les Français doivent être logiques. S’ils pensent cela en majorité, ils doivent voter Marine Le Pen.

Ou alors, ils n’auront plus le droit de se plaindre. Nous sommes à la croisée des chemins. En mai prochain, le choix se fera entre les patriotes et les mondialistes.