vendredi 3 février 2017

Erasmus + : un dévoiement du programme Erasmus

 
Par Dominique Bilde, eurodéputée ENL le 03/02/2017

Pour Sylvie Guillaume, députée française au Parlement européen, membre du Parti socialiste en déroute, Erasmus + serait une « success story » non démentie. Si Erasmus est un programme intéressant, qui a pu profiter à de nombreux jeunes Européens, l’évolution Erasmus + est un véritable détournement. Il me suffit de citer madame Guillaume, qui s’exprime sur son site Internet, pour que vous le compreniez. Parmi les « nouveaux défis » à relever par l’Union européenne dans le cadre de l’amélioration du programme Erasmus, Sylvie Guillaume en retient deux qui devraient particulièrement attirer votre attention :

« Le défi d’une plus grande inclusion sociale, y compris des migrants ; ce point figure dans le programme, avec des projets axés sur la promotion de la lutte contre les discriminations envers les migrants.

– Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour accentuer le travail sur la diversité culturelle et les projets incitant à la tolérance et à l’insertion. »

 
Toujours la même rengaine. Toujours les mêmes obsessions. Privilégier constamment l’Autre, fût-il un clandestin inassimilable.
 
Membre de la commission culture du Parlement européen, je vote toujours contre les mesures prévoyant d’augmenter les budgets relatifs à l’intégration de ces « migrants » qui désintègrent nos sociétés.

Qu’on s’entende bien : je ne veux pas priver les jeunes Français du programme Erasmus, comme aiment à le laisser entendre nos adversaires. En effet, nos jeunes sont nombreux à y être attachés. Certains ont pu y acquérir de formidables expériences de vie qui leur ont été utiles tout au long de leur vie professionnelle, et parfois sur le plan personnel. Mais comprenez que ce sont leurs politiques qui metten, aujourd’hui, le programme en danger.

En dénaturant les objectifs du programme, Sylvie Guillaume et tous ses amis qui votent avec elle, la « droite » européenne comprise, compromettent sa survie sur le long terme. Comme l’a dit Donald Trump, Angela Merkel a mené une politique inconsciente en laissant ses frontières ouvertes aux quatre vents de toutes les prédations mondiales.
 
C’est cette même idéologie qui prévaut dans le cadre d’Erasmus + : les efforts d’intégration sont demandés aux peuples accueillants et non aux nouveaux arrivants ; le législateur européen présuppose que les « migrants » seraient « discriminés » quand ils sont nourris, logés et blanchis alors même qu’ils sont bien souvent des clandestins, et de simples « migrants » économiques venus d’Afrique subsaharienne, ne fuyant absolument pas la guerre.
 
Je me battrai pour qu’Erasmus perdure. Pour cela, il faut que le programme soit recentré sur ses activités, au service exclusif des ressortissants des États-membres de l’Union européenne. Quand l’Union européenne se prend pour l’Organisation des nations unies, oubliant qu’elle n’est qu’un organe politique issue du bon vouloir de ses États-membres, tous de culture européenne, elle se perd et nous perd.