jeudi 23 février 2017

Marine Le Pen approche des 600 promesses de parrainages

Parrainages

La quête des 500 parrainages n’est une partie de plaisir pour personne. Sauf peut-être pour les gros candidats (LR et PS) qui disposent d’un socle massif d’élus locaux, ce n’est pas une opération à traiter à la légère. « Je surveille ça comme le lait sur le feu », dit ainsi Michel Guiniot, conseiller régional FN des Hauts-de-France et chargé, comme en 2012, des parrainages de Marine Le Pen. Il l’était déjà auprès de Jean-Marie Le Pen en 2002
En octobre, Michel Guiniot nous avait confié qu’il misait sur 600 à 700 promesses de parrainages pour se donner une marge de sécurité. Aujourd’hui, assure-t-il, il n’est « pas très loin des 600 promesses ». Preuve que l’opération n’est pas si simple, car avec ses 350 élus (principalement régionaux), le FN ne croule pas non plus sous les soutiens.

Cette année, la procédure est encore plus complexe que d'habitude puisque les quelque 42 000 élus susceptibles de parrainer, principalement les maires, doivent renvoyer eux-mêmes par la Poste les formulaires dûment signés et remplis au Conseil Constitutionnel, et non les remettre comme auparavant aux équipes locales des différents candidats.

Les formulaires devaient initialement être postés le 23 février. Michel Guiniot et ses équipes avaient prévu, comme celles des autres candidats, de commencer la tournée des mairies samedi pour surveiller les copies. Mais les délais ont changé : le Premier ministre étant en Chine, le Conseil des ministres n’aura pas lieu mercredi mais vendredi, le « décret de convocation des électeurs » sera publié au Journal Officiel le 25 et non le 23 février, et les formulaires de parrainage ne seront postés que samedi.

Verdict le 17 mars à 18h.

Par Béatrice Houchard le 21/02/2017

L'Opinion