vendredi 10 février 2017

Montpellier : 4 personnes arrêtées dans une opération antiterroriste

Raid

Un nouvel attentat kamikaze aurait été déjoué. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont procédé à une vague d'interpellations ce vendredi 10 février à Montpellier, Marseillan et Clapiers (Hérault). Au total, quatre personnes, dont une jeune fille de 16 ans et trois hommes majeurs, ont été arrêtées. L'information a été confirmée auprès de RTL.

En garde à vue pour 96 heures, ces individus sont soupçonnés par les enquêteurs de préparer un attentat à la ceinture explosive. Selon nos informations, aucune cible n'a été identifiée. "Les enquêteurs pensent qu'un passage à l'acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment", a précisé une source proche du dossier.
Le rôle de chacun n'est pas encore clairement établi. "Les quatre suspects ont été arrêtés après qu'ils aient acheté de l'acétone", pouvant servir à la confection d'un engin explosif, a expliqué une source policière à l'AFP, se félicitant d'un "projet d'attentat déjoué". Le petit ami de la jeune femme de 16 ans, un commanditaire présumé et un complice, âgés de 20 à 33 ans, ont été arrêtés. Selon les premiers éléments dont disposent les enquêteurs, cet homme, âgé de 20 ans, projetait de "se faire exploser", a expliqué une source policière. "Trois sont directement suspectés de préparer une action violente sur notre territoire", a ajouté Bruno Le Roux, ministre de l'Intérieur, dans un communiqué.

La jeune fille menaçait de frapper la France

D'après les informations de M6, qui révèle l'opération, les réseaux sociaux auraient permis de les identifier. La jeune fille avait exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. "L'un de ses mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)", a ajouté cette source policière. 

Lors des perquisitions, du TATP - un explosif artisanal puissant mais très instable, prisé des jihadistes - ainsi que de l'acétone, de l'eau oxygénée, des seringues et des gants de protection ont été retrouvés, a précisé une source judiciaire.

De nombreux attentats ou projets ont été déjoués depuis début 2015 en France, placé sous régime de l'état d'urgence jusqu'au 15 juillet. Le 13 décembre dernier, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux avait fait état de "pas moins de 13 tentatives impliquant plus d'une trentaine d'individus", dont des femmes et des mineurs, depuis l'attentat de Nice du 14 juillet.

Par Ludovic Galtier le 10/02/2017

RTL