mercredi 29 mars 2017

En Vendée, Marine Le Pen et Philippe de Villiers se saluent et se rejoignent

Assemblée nationale 2

À l’Ouest du nouveau…

Marine Le Pen se trouvait lundi 27 mars aux Sables-d’Olonne, au cœur de cette Vendée qui fut longtemps une terre de mission pour le Front National, mais qui depuis quelques années – les années Marine, justement – s’ouvre, à l’instar de tout l’Ouest du pays, aux thèses, analyses et propositions portées par la vague bleu marine. Ne citons que le résultat – le plus récent – obtenu aux élections régionales de décembre 2015 : 19,74% pour les listes FN au deuxième tour sur l’ensemble de la région Pays de la Loire (21,69% pour la Vendée). Et un récent sondage (mi-mars) Cevipof/Ipsos/France3 crédite MLP de 22% d’intentions de vote en avril prochain sur l’ensemble de la région, soit la 2e position, derrière Macron mais devant Fillon.

Aux Sables-d’Olonne Marine Le Pen a réuni près d’un millier de personnes, ce qui là aussi aurait été une performance irréalisable quelques années plus tôt. Elle en a profité pour parler de son programme, en fonction de la sociologie locale : notamment elle a réitéré sa volonté d’abroger le « régime social des indépendants » (RSI), fort impopulaire chez les petits et moyens entrepreneurs qui sont nombreux sur le département ; le correspondant du Monde a d’ailleurs noté que cette proposition a trouvé un « écho remarquable sur cette terre de PME ».

Elle n’a pas manqué non plus de rappeler le fiasco gouvernemental de François Fillon, naguère chez lui dans ses terres de l’Ouest conservateur mais qui aujourd’hui n’est plus, selon les mots de la présidente du FN, que « l’homme du passif redoutable d’un quinquennat qui n’a servi qu’à détricoter des promesses aussi vite oubliées que le pouvoir avait été conquis » ajoutant, à l’adresse du tandem Sarkozy/Fillon, « Ils n’ont aucune excuse ! ». On ne saurait – hélas – mieux dire…

L’hommage de Marine, le tweet de de Villiers

Mais la politique, c’est aussi affaire de signes et de symboles. Et Marine Le Pen ne l’a pas oublié en saluant celui qui fut – et demeure largement – l’âme politique et culturelle de la Vendée : « Je profite d’être ici pour rendre hommage à Philippe de Villiers, non seulement pour le Vendée Globe, pour le Puy du Fou, mais aussi pour son combat pour le souverainisme, qu’il a toujours porté, tout en portant en étendard la défense de l’identité de notre pays ». Et Marine d’ajouter sous les applaudissements : « Eh bien, ce combat il nous est incontestablement commun ». Un hommage qui prenait tout son sens dans le bastion électoral de Bruno Retailleau, directeur de campagne de François Fillon mais, dans une vie antérieure, disciple et dauphin de Philippe de Villiers qu’il finit par trahir pour asseoir ses ambitions locales.

Et en effet, on peut, sans exagération rhétorique parler de « combat commun » : depuis quelques temps, Philippe de Villiers a manifesté clairement son soutien à la candidature de Marine Le Pen. Et ce lundi, il s’exprimait encore par le tweet sur une actualité récente : « La rencontre de Marine avec Poutine ne peut que réjouir ceux qui croient à l’avenir de l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural ». Elle réjouissait déjà l’assistance des Sables-d’Olonne qui a ovationné le président russe. Sans doute comprenait-elle, cette assistance, que de Villiers à Poutine les choses bougent, en faveur d’une politique des patries et des patriotismes.

Par epolitic le 28/03/2017

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