samedi 4 mars 2017

La déflagration

Fillon grimace

Les spectacles actuels que donnent à voir les défections anti-Fillon au sein du parti Les Républicains et les guerres intestines au sein d'une gauche socialiste se déchirant entre les partisans de Benoît Hamon et ceux d'Emmanuel Macron (rejoint dernièrement par un Bayrou qui doit être ce matin positionné entre deux chaises)ne vont certainement pas dans le sens que souhaitent pour l'avenir de notre pays la majorité de nos compatriotes.

Et, depuis mercredi, et l'annonce faite par François Fillon de se maintenir coûte que coûte comme candidat de son parti même s'il est mis en examen par la justice (contrairement à ce qu'il avait dit, les yeux dans les yeux, aux téléspectateurs de TF1 il y a quelques semaines), certains -nombreux- ont alors extraits de leurs chapeaux de magicien une solution, appelée entre autre "plan B", soit le retour d'une vieille lune, d'un "chef" qui a depuis toujours eu une vie politique en dent de scie, le maire de Bordeaux, Alain Juppé.

Bien évidemment, il n'est pas question de soutenir l'un par rapport à l'autre, pour cela, il apparait certain que les militants du parti de messieurs Bertrand, Solère et consorts sont déterminés à le faire... leur soupe interne ne concerne qu'eux.

Néanmoins, sur un plan tout autre, celui de la démocratie réelle, il y a forcément quelques questions à se poser.
En novembre dernier, la fameuse "primaire de la droite et du centre" a envahit les écrans, les chroniques radiophoniques, les journaux, etc., au point que durant toute la fin de 2016, il ne fut pas question que de parler d'autres choses que le combat entre les ténors LR. Puis au soir du second tour de la "primaire" entre François Fillon et Alain Juppé, et suite à la victoire du premier, le sort en était jeté. Le vainqueur de la présidentielle était désigné par avance...

L'ensemble des cadres et des soutiens du bordelais se rangeaient tous derrière le sarthois en rang serré...

Le seul truc qui me fera tiquer en ce début mars 2017, car en ce qui me concerne, ma candidate est, elle, sur le terrain, depuis un bon moment, c'est de voir que les 2 919 874 millions de Français qui ont votés librement et même sympathiquement en versant leur obole au parti (!) pour monsieur Fillon le 27 novembre 2016 sont en passe d'être cocufiés tranquillement et sans aucun respect.

Ceci dit, les électeurs de "droaatte" et les autres (je me compte parmi eux) sont plus ou moins habitués à de telles pratiques, on se rappelera simplement qu'en février 2008 les députés et les sénateurs, rassemblés en Congrès, ont largement approuvés le traité de Lisbonne, copié-collé de la Constitution européenne rejetée massivement par référendum le 29 mai 2005...

Le président de la République était alors Nicolas Sarkozy et son Chef de gouvernement...François Fillon

Aujourd'hui, ce n'est plus une union derrière un candidat , mais une déflagration.

GS