vendredi 3 mars 2017

La roche tarpéienne est proche du capitole

Agora

Une ignominie de plus : le Parlement européen a voté hier la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen demandée par la « justice » française. Le prétexte invoqué, Bruno Gollnisch l’a dit sur Twitter, est proprement délirant, une véritable insulte à l’intelligence des Français…et un nouvel exemple de la servilité, de la malignité de nombreux membres de ce Parlement.

Un enfant de dix ans comprend qu’en diffusant les atrocités de Daesh Marine Le Pen les dénonçait. Pas le parquet français ni les Eurocrates !

Bruno Gollnisch (@brunogollnisch) 2 mars 2017

La candidate du camp national et patriotique est l’objet de ce nouveau coup bas pour la mise en ligne, en décembre 2015 sur son compte twitter, de trois photographies de victimes massacrées et torturées par des djihadistes de l‘État Islamique (EI). Une réponse de Marine en l’espèce aux propos particulièrement choquants et écœurants du « spécialiste dans les médias de l’islam », Gilles Kepel qui -comme Jean- Jacques Bourdin, Mourad Boudjellal, Patrick Bruel Renaud Dély, Emmanuel Macron…- avait établi un parallèle entre le FN et les tortionnaires terroristes de l’EI. Un nouvel épisode de la guerre menée par les antinationaux bruxellois contre la candidate de la France française. Cela n’entame bien évidemment en rien notre détermination, bien au contraire. 

Au FN et c’est toute la différence entre nous et les écuries présidentielles qui nous combattent, nous sommes unis, nous avons le cuir épais, du sang froid, et une grande habitude des persécutions du Système!

De la vie, Shakespeare disait : « c’est un drame incompréhensible joué par des comédiens qui nous semblent ivres ». C’est aussi le sentiment qu’ont de nombreux Français devant le spectacle offert par le personnel politique de la droite et du centre se débattant dans l’affaire Fillon, depuis l’annonce de sa mise en examen par ce dernier le 28 février. Dans sa conférence de presse, François Fillon a annoncé qu’il « (ira) jusqu’au bout », dénoncé une nouvelle fois un « assassinat politique », « une procédure d’ assassinat de l’élection présidentielle ». « Je ne permettrai pas que le seul choix qui nous soit collectivement donné soit celui de la folle aventure d’extrême droite ou de la continuation du hollandisme » a-t-il ajouté ; une manière d’annoncer déjà implicitement, par le choix des termes employés, qu’il appellera à voter, s’il était éliminé au premier tour, pour le candidat qui sera en lice au second contre la candidate du FN…

Hier, François Hollande réagissant à l’annonce d’une manifestation de soutien à François Fillon place du Trocadéro dimanche, a affirmé qu’il ne pouvait y avoir de manifestation qui « remette en cause les institutions, la justice ». Une défense de la justice qui prend tout son sel après la lecture du livre des deux journalistes , Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça, recueillant ses confidences. Le chef de l’Etat ne se contentait pas d’affirmer que M. Fillon avait demandé à l’Élysée d’accélérer les procédures en cours contre Sarkozy : « Il a dit à Jouyet [secrétaire général de l’Élysée, NDLR] : Mais comment ça se fait que vous ne poussiez pas la justice à en faire davantage ? ». Il attaquait aussi les magistrats, qualifiés d’« institution de lâcheté  ». « Parce que, c’est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… On n’aime pas le politique. La justice n’aime pas le politique »

Les pontes de la droite et du centre eux aiment de moins en moins leur candidat. Les annonces des cadres de LR expliquant qu’ils se retirent de la campagne de M. Fillon se sont multipliées ces dernières heures, dans le sillage des défections de Bruno Le Maire et ses fidèles et tout dernièrement de Thierry Solère. Elles émanent principalement des juppéistes :  Gilles Boyer, trésorier de la campagne, Vincent Le Roux, conseiller auprès du directeur de campagne Patrick Stéfanini, Benoist Apparu, Christophe Béchu, Pierre-Yves Bournazel, Georges Fenech, Jean-Baptiste Lemoyne, Édouard Philippe , Frank Riester;  d’une quinzaine de maires et élus locaux LR et UDILaurent Hénart (Nancy), Arnaud Robinet (Reims), Jean Rottner (Mulhouse), Gaël Perdriau (Saint-Etienne)…- en tout d’ores et déjà une soixantaine de cadres et d’élus. Le député Pierre Lellouche a déclaré pour sa part qu’il est « impossible d’être (mis) en examen et président de la République » . Et « c’est le gaulliste qui parle » (sic). L’UDI de Jean-Christophe Lagarde a suspendu dès mercredi sa participation. L’ex Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, a affirmé hier qu’en maintenant sa candidature à l’élection présidentielle, François Fillon « emporte son camp dans une course vers l’abîme ».

C’est désormais l’hypothèse Juppé qui revient au premier plan, qui fait figure de plan B. ce dernier aurait eu « un haut-le-cœur , selon un proche, en entendant François Fillon mettre en cause l’institution judiciaire et annoncer qu’il se maintiendrait même mis en examen. Juppé l’a donc assuré à une poignée de fidèles : il est prêt à être le recours. » Mais un recours qui achèverait la cassure entre LR et ses électeurs. Le maire de Bordeaux campe sur un positionnement politique qui lui a valu une défaite cinglante lors des primaires. Un Juppé qui, avec ou sans « la super pêche », avec ou sans les sondages qui ne manqueront pas de valider le bien-fondé de sa candidature, ferait certainement un score inférieur à celui de François Fillon au premier tour. On ne peut pour le coup blâmer ce dernier de ne pas croire, comme beaucoup, que M. Macron finira aussi haut dans les urnes que ne le prédisent actuellement les enquêtes.

« Juppé ne fera rien si Fillon ne renonce pas lui-même. Ce qui fait sourire les amis de Macron : Fillon va leur dire : Je vous emm…, c’est moi qui ai le fric. Ce n’est plus un boulevard pour nous, c’est les Champs-Elysées ! » Est-ce si certain ? Dans une France où les idées défendues par Marine sont majoritaires dans l’opinion, l’euromondialisme, l’idéologie hors-sol des élites est rejetée ? constate Bruno Gollnisch. L’optimisme (forcé?) des macronistes boostés aux newsmagazines ressemble à celui, il y a douze ans, des partisans de la Constitution européenne qui était donnée gagnante avec 70% de oui dans les premiers sondages pour finalement tomber à 47% lors du référendum de 2005

Le 03/03/2017

Bruno Gollnisch