samedi 25 mars 2017

La théorie du genre : un programme mondial !

Transgender


Par Mylène Troszczynski, député FN au Parlement européen le 25/03/2017

Selon le journal Le Monde, la théorie du genre n’existe pas. Mais il existe les « gender studies », nées dans les années 1960, qui ont pour propos d’« étudier la manière dont la société associe des rôles à chaque sexe. Exemples : “Pourquoi les hommes font moins le ménage ?”, “Pourquoi une femme mécanicienne ou un homme sage-femme paraissent insolites ?” »

En réalité, la promotion de la théorie du genre a été ratifiée en 1995 par l’ONU, à Pékin, puis par le Conseil de l’Europe, l’OMS et l’UNESCO. Ce n’est ni un programme républicain ni un programme socialiste. C’est un programme mondial, promu depuis plus de vingt ans.

C’est à la conférence de Pékin que le point n° 19 spécifie : « Il est essentiel de concevoir, mettre en œuvre et contrôler, avec la pleine participation des femmes, des politiques et des programmes efficaces, efficients et synergiques tenant compte des spécificités de genre […] qui favoriseront l’autonomisation et la promotion des femmes. »

Point n° 38 : « Nous nous engageons en tant que gouvernements […] en veillant à ce que la perspective de genre se reflète dans tous nos politiques et programmes. »

Mais qu’est-ce que la théorie du genre ? Le point n° 37 précise cette notion : « Dans de nombreux pays, la différence entre les femmes et les réalisations et les activités des hommes ne sont pas encore reconnues comme étant les conséquences de rôles socialement construits plutôt que les différences biologiques immuables. »

Où veulent-ils agir ? Principalement à l’école.

Point n° 74 : « Les programmes et le matériel pédagogique demeurent sexistes dans une large mesure […]. Le manque de sensibilisation au genre par les éducateurs à tous les niveaux renforce les inégalités existantes entre les hommes et les femmes […] » L’éducation sexuelle doit aussi être encouragée. Cela revient à détourner l’école de sa mission d’apprentissage des savoirs de base, au profit d’une œuvre idéologique.

La classe politique et les médias nous répètent que la théorie du genre serait un fantasme. Voici l’ordre du jour de la « journée mondiale des enseignants » organisée par l’UNESCO le mercredi 5 octobre 2011 :

– 9 h 30 – 13 h : « Le genre à l’école : une question essentielle de l’éducation. »
– 14 h 45 – 15 h 30 : « Le point sur la situation des enseignants et le genre dans l’éducation. »
– 15 h 30 – 18 h : « Forum ouvert sur la problématique du genre dans la profession. »

Si ce n’est pas une théorie, cette problématique est centrale et nécessite 6 heures et 45 minutes de discussion.
Il existe aussi un cours de licence sur « la théorie du genre » publié grâce au « soutien financier de l’Union européenne ». Ce cours fait explicitement référence à Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient, de même on ne naît pas homme. » La théorie du genre nie la biologie.

Pour une théorie qui n’existe pas, avouons qu’elle donne lieu à de nombreux débats !