mercredi 22 mars 2017

L’avenir d’Alstom encore menacé par la courte-vue du gouvernement

Alstom Belfort vue aérienne

Communiqué de Presse du Front National du 22/03/2017

Le groupe Alstom, déjà victime du rachat de sa branche énergie par l’américain General Electric il y a bientôt trois ans, est une nouvelle fois menacé de passer sous contrôle étranger, cette fois intégralement.

Le groupe Bouygues, actuellement actionnaire d’Alstom à hauteur de 28%, projetterait en effet de vendre ses parts d’ici la fin de l’année. Parmi les repreneurs potentiels, les principaux concurrents étrangers d’Alstom, à savoir le canadien Bombardier et le Chinois CRRC.

L’Etat, qui jouit actuellement de l’essentiel des parts de Bouygues (en termes de droits de vote, pas de dividendes…) à la suite de l’accord de 2014, dispose quant à lui d’un droit d’achat particulier sur ces parts mais à un tarif bien supérieur au cours de bourse actuel de l’entreprise.

Une fois de plus, l’industrie tricolore est donc menacée par la courte-vue et le manque de courage politique de nos dirigeants, ainsi que par les entraves de l’Union européenne.

Pour avoir refusé de nationaliser, même temporairement, le groupe Alstom en 2014, non seulement l’Etat n’a pu empêcher la cession de sa branche énergie mais il se trouve aujourd’hui dans la même situation qu’il y a trois ans : voir ce qu’il reste de notre fleuron national passer sous contrôle étranger. Devant un tel échec, il est urgent de réagir et de changer de stratégie politique et industrielle.

En dépit du mauvais accord de 2014, finalisé par le ministre Macron, Marine Le Pen s’engage à ce que l’Etat via la Caisse des Dépôts et Consignations rachète les parts de Bouygues pour maintenir Alstom dans le giron national ou, à défaut, d’imposer un repreneur français, ce qui supposerait de se libérer des règles européennes.

Plus que jamais, il en va des intérêts industriels et stratégiques de la France comme du maintien de l’emploi sur notre territoire.

Front National