mercredi 1 mars 2017

Lellouche, fort de café !

Lellouche

Incroyable mais vrai !

Non content de quitter leur capitaine en pleine tempête, certains qui jusque là se pavanaient au sein de l'équipe du candidat de Les Républicains à l'élection présidentielle se permettent des propositions plus ou moins farfelues et qui pourraient bien se révéler dangereuse pour notre démocratie.

Parmi les officiers du commandant du paquebot LR qui, c'est certain dirige un navire en perdition, se trouve le député de Paris Pierre Lellouche qui vient d'exiger de manière très officielle à François Fillon de retirer sa candidature.

Jusque là, pas grand chose d'anormal, en cela il rejoint un autre parlementaire du même parti,Georges Fenech, qui a depuis longtemps décidé d'abandonner le sarthois, mais, il va beaucoup plus loin :
Il envisage de demander au Conseil constitutionnel, en application des articles 7 et 61 de la Constitution, de reporter ni plus ni moins l'élection présidentielle !

Comme l'explique Le Lab-Europe 1 "L'article 7 de la Constitution prévoit que le Conseil constitutionnel "peut décider de reporter l'élection" présidentielle, "si, dans les sept jours précédant la date limite du dépôt des présentations de candidatures", un candidat "décède ou se trouve empêché". L'article 61 stipule quant à lui que, "lorsque, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d'État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé".

Monsieur Lellouche se trouvant fort dépourvu voudrait donc interdire la démocratie de s'éxercer en raison que son favori pourrait se retrouver devant un juge d'instruction ?

S'il est vrai que de voir une accélération telle de la Justice de notre pays, que l'on trouve généralement plutôt longue peut sembler étonnante et il me semble également juste de s'en inquiéter, le simple fait que de penser que l'on pourrait ainsi reporter voir plus ce scrutin primordial est intolérable.

Mais, qu'en penserait alors le général de Gaulle, lui que l'on utilise massivement au sein d'un parti gaulliste qui n'en a plus que le nom dans les médias ?

GS