vendredi 10 mars 2017

Leur priorité (anti)nationale

Hollande fd bleu 1

Ils osent décidément tout et s’il était nécessaire d’avoir une énième preuve de l’acharnement de l’institution bruxelloise contre ceux qui ne pensent pas dans les clous de l’euromondialisme béat, laïque et obligatoire, le Parlement européen (PE) vient de la donner. L’avocat pénaliste Français du PE, Patrick Maisonneuve, a choisi BFMTV, la chaîne détenue par le très europhile et soutien d’Emmauel Macron, le milliardaire israélien Patrick Drahi,  pour annoncer que « le Parlement européen s’est constitué partie civile » dans la cabale menée contre le FN dans l’affaire dite des assistants parlementaires. «Car, dit Me Maisonnneuve , il (le Parlement, NDLR) ne peut pas rester inactif et absent de cette information judiciaire. Pour une simple raison, c’est qu’il s’agit de l’argent du contribuable européen et d’ailleurs du contribuable français. Cet argent appartient aux contribuables européens, donc aussi aux contribuables français. Pour nous, le but est de le récupérer » (sic). Cet argent, nerf de la guerre, c’est en tout cas  ce que comprennent parfaitement beaucoup de Français, citoyens d’un pays qui est contributeur net à l’UE, est aussi employé par les députés frontistes pour travailler en confiance avec des assistants qui mènent, sous leur direction, la résistance contre les oukases  bruxelloises et pour la sauvegarde de l’Europe des patries libres.

Et c’est cela le vrai fond de l’affaire:  les eurofédérastes  ont toujours considéré que la présence d’ élus patriotes, nationaux dans les murs des instances européennes était un crime de lèse-majesté,  une aberration. Le refrain est connu,  pas de liberté pour les ennemis de la liberté, fusse-t-elle celle du renard dans le poulailler entraînant la paupérisation , voire la destruction de nos patries charnelles européennes.

Présent hier à Bruxelles dans le cadre de l’élection du président du Conseil Européen – l’euroatlantiste Donald Tusk a été nommé sans surprise- François Hollande n’a pas oublié les obligations de sa tournée anti FN élevée au rang de priorité (anti)nationale.  Actualité oblige,  il s’est fait le relais des partisans de l’Open society (Société ouverte), criant au scandale au motif que le cimentier franco-suisse LafargeHolcim, pourrait répondre à un appel d’offre du gouvernement américain. «  Il y a des marchés sur lesquels il faut être prudent avant de déclarer sa candidature »  a averti le plus impopulaire des présidents de la République, réagissant à l’éventuelle contribution de ce groupe à l’érection du mur visant à lutter contre l’immigration clandestine le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Une frontière qui joue son rôle, alternativement ouverte et fermée selon les besoins et les intérêts d’un pays souverain, c’est en effet la définition même de l’horreur pour certains  …

Avec la même logique, il a de nouveau conspué les Français partisans d’une alternance patriotique au chaos euromondialiste. Pour empêcher ladite alternance, pourquoi ne pas soutenir le candidat chouchou de la Caste, Emmanuel Macron?   lui ont demandé les journalistes.  « Ça, c’est la réponse en terme électoral qui peut être évoquée mais ce n’est pas ce que je veux souligner en ce moment », a-t-il expliqué. « La réponse qu’il faut faire, c’est une réponse politique au sens d’aller jusqu’au bout dans la dénonciation des propositions du Front National ». « Est-ce qu’il y a de l’inquiétude (vis-à-vis des innentions de vote élevées en faveur de Marine) ? Oui, mais il y a de l’inquiétude parce qu’il y a présence de l’extrême droite partout en Europe à des niveaux élevés, en France en particulier depuis longtemps. Et il ne s’agit pas simplement de déplorer, de s’inquiéter, il faut participer au débat public », a conclu M. Hollande.

Il est révélateur constate Bruno Gollnisch,  que le président socialiste  fustige les Français qui veulent aller voter parce qu’ils entrevoient une alternative à un monde politicien à bout de souffle, et ne déplore jamais son caractère anti-démocratique. Fin février, une enquête Ipsos confirmait que seuls 17 % de nos compatriotes jugent que le système démocratique fonctionne plutôt bien en France et que leurs idées sont bien représentées. Plus d’un Français sur dix en âge de voter n’est pas inscrit sur les listes électorales ( 11,4 %, contre 3,8 % en 1981, 5,5 % en 1988, 7,5 % en 1995 ), soit presque 5,9 millions de personnes.Quant à l’Ifop, cet institut indique qu’actuellement plus d’un Français sur trois (35%) envisagerait de s’abstenir à lélection présidentielle.

Et ça, ce serait  une très bonne nouvelle si elle se confirmait dans quelques semaines,   pour les tenants du statu quo que sont les principaux adversaires du FN.

Le 10/03/2017

Bruno Gollnisch