lundi 24 avril 2017

Marine Le Pen sur France 2 le 24/04/2017


Enfin la clarification du débat

Macron Attali La Rotonde

«Tout sauf eux » titrait Libération samedi en une, photos de François Fillon et de Marine Le  Pen  à l’appui. Le quotidien du milliardaire binational et soutien d’Emmanuel Macron Patrick Drahi, à peine les résultats connus, préconisait hier soir dans la rubrique «analyse »de son site la mise en place d’ « un centre anti poison contre le Pen ». Car la barre du premier tour a bien été franchie ! Quinze ans après le coup de tonnerre du 21 avril 2002, la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle (16,7%, 17,8% au second), Marine réalise un score inédit pour l’Opposition nationale, populaire et sociale dans une élection présidentielle. Elle recueille 21,53% des suffrages (7,7 millions des voix), améliorant de près de  quatre points son score de 2012 (17,9 %). Certes beaucoup de nos amis espéraient que la présidente du FN vire en tête hier soir et ont exprimé leur surprise devant le score très élevé d’Emmanuel Macron (23,75%).  Mais la vraie confrontation  commence maintenant, face au gourou d’En Marche! Un candidat archétypal du sans-frontièrisme dans tous les domaines, du mondialisme libéral-libertaire face aux tenants des protections et des solidarités nationales, de la justice sociale,  aux défenseurs de l’enracinement, des saines  limites et des valeurs helléno-chrétiennes de notre civilisation. Marine a salué dés hier dans son résultat, l’« acte de fierté (…) d’un peuple qui relève la tête » et a immédiatement appelé à la mobilisation de toutes énergies patriotes, pour mettre en place une « alternance fondamentale » face à « l’héritier de François Hollande ».

Le premier grand enseignement de ce scrutin du 23 avril c’est bien sûr l’élimination des deux candidats des « deux grands partis de gouvernement » qui se succèdent au pouvoir par roulement depuis cinquante ans,  à savoir François Fillon  le champion de la coalition LR-UDI (19, 91%) et Benoit Hamon qui représentait ici l’attelage PS-EELV (6,35%). Deux éliminés qui, toute honte bue, ont appelé à voter Macron pour faire barrage à Marine Le Pen. Un appel qui a encore un semblant de logique quand il émane de ce qui reste de la fraction du PS qui soutenait M. Hamon. Mais qui révèle la pusillanimité d’un Fillon, confronté tout le long de sa campagne à l’hostilité des progressistes de LR, qui se voulait un candidat désormais anti Système, celui d’une droite décomplexée, quasiment hors les murs, moins soumis à Bruxelles, plus gaullien dans sa vision des relations internationales, au tropisme identitaire et défenseur des valeurs traditionnelles. Ce qui lui avait valu le soutien de Sens commun ou encore la bienveillance des partisans d’une France libérée de notre inféodation à l’Otan.

Comment justifier dans ces conditions aux yeux d’une très grande partie de son électorat cet appel à voter Macron pour faire barrage à l’extrême-droite ?

Notons encore le score très important réalisé par Jean-Luc Mélenchon (19,64%),  vrai tribun et maître du logos qui a mené une campagne dynamique et ingénieuse. Le candidat socialo-lambertiste qui avait badigeonné habilement de populisme et de patriotisme son programme initial, mettant notamment la pédale douce sur son immigrationnisme rédhibitoire dans les classes populaires, a presque réussi son pari.

Il a su en tout cas tirer parti de la décrépitude du PS, de la médiocrité de son candidat officiel, du triste bilan, des reniements et des mensonges du quinquennat Hollande;  bref, il a su capter la révolte du peuple de gauche contre l’enfumage du hollandisme et la violence eurolibérale. M. Mélenchon n’ a pas donné de consigne de vote pour le second tour, souhaitant consulter les adhérents de La France Insoumise. Il serait  en tout cas dans l’ordre des choses qu’une partie des électeurs de ce dernier se dirige elle aussi vers un vote Marine le 7 mai. Ce qui sera aussi certainement le cas de ceux du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan qui réalise un score très honorable (4,73%), plus élevé que l’addition de ceux réalisés par tous les autres petits candidats, le sympathique Jean Lassalle (1,21%), François Asselineau (0,92%), Jacques Cheminade (0,18%),  les très antipathiques Poutou (1,10%) et Arthaud (0,65%).

Invité hier à s’exprimer sur France inter, France info, France 24 et BFM, Bruno Gollnisch a relevé que les électeurs hostiles à l’euromondialisme, quelles que soient leurs attaches partisanes affichées au premier tour, ont tous vocation à barrer la route dans les urnes le 7 mai au projet inquiétant et flou de M. Macron. Lequel s’est illustré une nouvelle fois par son discours indigent, grotesque et «filandreux» prononcé hier soir devant ses partisans dans lequel, par un tour de passe-passe sémantique assez grossier,  il s’est dit le représentant des  des« patriotes » face « à la menace des nationalistes ». Le député frontiste s’est félicité de ce que l’heure du vrai débat, programme contre programme, a sonné, amenant enfin l’indispensable clarification que les Français attendent. Le candidat de Bruxelles, de Mme Merkel et des forces obscures du mondialisme devra sortir du bois. Et Bruno Gollnisch de rappeler que comme l’observait le cardinal de Retz,  «On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens ».

Emmanuel Macron a  commencé à le faire hier lors de sa sa soirée de victoire (prématurée?) à la brasserie La Rotonde, dans le VIe arrondissement de Paris, là où François Hollande avait célébré en 2011 sa victoire à la primaire du PS. Le candidat d’En marche!  avait invité pipoles, acteurs, financiers, des personnalités comme Jacques Attali, Daniel Cohn-Bendit et même Dominique Strauss-Kahn si l’on en croit le journaliste Jean Quatremer
 
On tombe toujours du côté où l’on penche.

Le 24/04/2017


Note BYR : Emmanuel Macron nous explique qu'à La Rotonde, il avait invité ses secrétaires et ses agents de sécurité. Donc Stéphane Bern ,Pierre Arditi et Daniel Cohn-Bendit  sont probablement ses gorilles etPierre Bergé, Jacques Attali et Line Renaud ses secrétaires...

Présidentielle 2017 : les 4 divergences de fond entre Macron et Le Pen

Le Pen Macron 2

Les deux prochaines semaines s'annoncent musclées. Pour la deuxième fois de la Ve République, le Front national (FN) se retrouve au second tour de l'élection présidentielle, face au leader d'"En Marche !", formation politique née au printemps 2016

L'ancien ministre de l'Économie a réuni 23,86% des suffrages exprimés, là où la présidente du FN a obtenu 21,43% des voix. Depuis l'annonce des premiers résultats, de nombreuses voix de la classes politiques se sont prononcées à l'unisson pour faire barrage à l'extrême droite et appeler à voter en faveur d'Emmanuel Macron le 7 mai prochain, notamment François Fillon et Benoît Hamon, candidats malheureux de la droite et de la gauche de gouvernement.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen vont devoir confronter leur programme respectif. Des programmes radicalement différents, avec des divergences de fond sur les questions de société comme celles ayant trait à l'économie, en passant par la fiscalité et la politique à mener vis-à-vis de l'Union européenne (UE).

1- Sortie de l'Union européenne contre un projet de relance de l'UE

C'est au sujet de l'UE que les divergences entre les programmes de Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont les plus profondes. Là où la présidente frontiste a axé une large partie de sa campagne sur une remise en cause de la zone euro et de l'espace Schengen, Emmanuel Macron défend le lancement de conventions démocratiques dans l'ensemble des États de l'UE, à l'issue des élections allemandes de l'automne 2017, afin d'aboutir à un projet adopté par tous les pays le souhaitant

Marine Le Pen milite pour la tenue d'un référendum sur l'appartenance à l'Union européenne, et réclame la suppression de la directive sur les travailleurs détachés. Elle a également pris position contre le traité de libre-échange CETA entre l'UE et le Canada. Emmanuel Macron se présente comme un europhile, souhaitant établir un budget propre à la zone euro, la dotant par ailleurs de son propre Parlement et d'un ministre des Finances. Il désire toutefois plafonner à un an la durée autorisée de séjour d'un travailleur détaché et défend le CETA.

2- Réduire le solde migratoire contre l'examen rapide des demandes d'asile

C'est l'autre argument fort de Marine Le Pen. Au sujet de l'immigration, la présidente du parti à la flamme compte réduire le solde migratoire annuel à 10.000 personnes. Elle veut également supprimer purement et simplement l'acquisition de la nationalité française par le biais du droit du sol et durcirait les conditions de l'asile, de regroupement familial et rendrait impossible la régularisation des étrangers en situation illégale. Les criminels et délinquants étrangers seraient automatiquement expulsés de l'Hexagone.

Emmanuel Macron prône une politique plus ouverte. Contrairement à Marine Le Pen, il refuse l'interdiction du voile et du "burkini" dans l'espace public, et prend l'engagement d'examiner les demandes d'asile dans un délai inférieur à six mois, comprenant les recours. L'ancien occupant de Bercy promet aussi une prime de 15.000 euros sur trois ans, à chaque entreprise qui embauchera un jeune issu d'un quartier en difficulté.

3- La retraite à 60 ans pour Le Pen, l'unification des régimes pour Macron

Sur les questions sociales, Marine Le Pen souhaite l'abolition de la loi Travail et revenir à la retraite à 60 ans. Des mesures fermement combattues par Emmanuel Macron, qui prévoit en revanche d'unifier les régimes de retraite, et de faire passer l'assurance-chômage et la formation professionnelle dans le giron de l'État, alors qu'ils sont actuellement sous la houlette des partenaires sociaux.

Si les deux candidats souhaitent garder la durée hebdomadaire du travail à 35 heures, ils comptent tous deux rétablir l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, qu'avait défendue Nicolas Sarkozy en 2007 avec son slogan "travailler plus pour gagner plus". Le leader d'"En Marche !" prône par ailleurs la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, en épargnant la fonction publique hospitalière et en créant 10.000 postes de policiers et 4.000 à 5.000 postes d'enseignants.

Sur la fonction publique, la fille de Jean-Marie Le Pen défend davantage de personnel au service de l'État et des hôpitaux, mais moins dans la fonction publique territoriale. Elle promet par ailleurs 21.000 embauches dans la police et la douane.

4- La suppression du mariage pour tous contre la PMA pour toutes les femmes

Après l'Union européenne, c'est certainement sur les questions de société que les deux finalistes en course pour l'Élysée s'opposent le plus. Marine Le Pen, soutenue par un électorat conservateur, souhaite abolir le mariage homosexuel, adopté en 2013, et le remplacer par une union civile. Elle souhaite par ailleurs que la Procréation médicalement assistée (PMA) soit réservée exclusivement aux couples hétérosexuels stériles. Emmanuel Macron ne compte pas revenir sur la loi Taubira et défend, à l'inverse de sa concurrente, l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.

Sur les questions liées à l'éducation, la présidente frontiste veut supprimer le collège unique et revenir sur la réforme des rythmes scolaires. Elle compte également rendre obligatoire le port de l'uniforme dans les établissements scolaires. Emmanuel Macron défend pour sa part l'autonomie des établissements pour le recrutement, et veut favoriser les zones d'éducation prioritaires en octroyant des primes aux enseignants et en réduisant les effectifs des classes. Il bannirait aussi les téléphones portables de l'école.

Par Clarisse Martin le 24/04/2017

RTL

Front National en Franche-Comté : comme un goût de 2002 !

Montel Le Pen

Marine Le Pen en tête dans les 4 départements de l’ex-Franche-Comté. C’est le fait marquant pour notre région. Jusqu’à maintenant, le FN était bien implanté. Aujourd’hui, c’est la première force politique de notre région. Les résultats d’hier soir rappellent ceux d’un certain 21 avril 2002 : Jean-Marie Le Pen, le leader d’extrême droite, était lui aussi arrivé en tête dans les 4 départements.

Comme un goût de déjà vu, un air de déjà commenté. La surprise en moins. Le premier tour de 2002 avait été un coup de tonnerre : Jean-Marie Le Pen qualifié pour le second tour, Lionel Jospin éliminé. Hier soir, pas d’effet de surprise : Marine Le Pen est qualifiée, comme les sondages nous l’annonçaient depuis des mois. On la savait très bien implantée en Franche-Comté : elle rafle les 4 départements.

Résultats du premier tour de la présidentielle 2017 pour le FN :

Doubs : 23,5 % avec 66 635 voix

Jura : 24,1 % avec 36 110 voix

Territoire de Belfort : 26,9 % 43 753 voix

Haute-Saône : 31,36% avec 19 249 voix

En Franche-Comté, Marine Le Pen recueille au total 165 747 voix soit 25,70 % des suffrages.

Ces résultats nécessitent un rappel des élections présidentielles significatives pour le Front National en Franche-Comté : 2002 et 2012

Résultats du premier tour de 2002 :

Lionel Jospin éliminé, Jean-Marie Le Pen qualifié : c’est le choc le 21 avril 2002. La Franche-Comté est l’une des régions de France qui vote le plus pour le leader d’extrême-droite.

Jean-Marie Le Pen, candidat du Front National, arrive en tête dans les 4 départements de Franche-Comté
La région lui accorde 20 % des suffrages et 114 372 voix.

Dans le détail des départements, voici les scores : le Doubs : 19 % (avec 46 988 voix), le Jura : 18, 3 %  (avec 24 133 voix), la Haute-Saône 22, 3 % (avec 28 416 voix) et il réalise son meilleur score dans le Territoire de Belfort avec 22,5 % des suffrages.

Résultats du premier tour de la présidentielle de 2012 :

C’est la première fois que Marine Le Pen, nouvelle présidente du FN, se présente à l’élection présidentielle. Même si elle ne se qualifie pas pour le second tour, (les finalistes sont François Hollande, PS, et Nicolas Sarkozy, UMP) elle réalise des scores impressionnants, bien supérieurs à ceux de son père 10 ans plus tôt. Dans le Doubs, elle totalise 19 % des suffrages (55 921 voix) ; 20,4 % dans le Jura (31 458 voix) ; et presque 24 % dans le Territoire de Belfort (17 786 voix) et plus de 25 % en Haute-Saône (36 807 voix).

Au total, la candidate frontiste, Marine Le Pen recueille 141 972 voix et donc 21,29 % des suffrages, soit 27 600 voix de plus qu’en 2002 et 1,30 point supplémentaire.

Comparaison des scrutins présidentiels :

Entre 2012 et 2017, hier, Marine Le Pen a gagné 10 714 voix dans le Doubs ; 4652 dans le Jura ; 6946 en Haute-Saône et 1463 dans le Territoire. Au total, sur l’ensemble de la région, en 5 ans : + 23 775 voix. Elle augmente ses pourcentages : de 4 points dans le Doubs ; 3 dans le Jura et le Territoire de Belfort et de 6 points en Haute-Saône.

En Franche-Comté, de 2002 à 2017, soit en 15 ans, le FN est passé de 114 372 voix et 20 % des suffrages à 165 747 voix et 25,70 % des suffrages. Il a augmenté son nombre de voix de 45 % entre 2002 et 2017.

Et les législatives ?

Le Front National réussit d’excellents scores dans le nord Franche-Comté : Pays de Montbéliard, Territoire de Belfort et ouest de la Haute-Saône. Il est donc en position de force pour les législatives des 11 et 18 juin prochains.

A surveiller de près les circonscriptions suivantes : les deux du Pays de Montbéliard ( surtout la 4ème, celle où Sophie Montel FN a failli être élue en janvier 2015 dans une élection partielle face au socialiste Frédéric Barbier. Marine Le Pen y réalise 31,48 % hier soir)), les deux du Territoire de Belfort et la seconde de Haute-Saône (32,94 % pour le FN hier soir)

Reportage hier soir au QG du FN près de Besançon :



Ambiance QG FN Besançon

dimanche 23 avril 2017

Déclaration de Marine Le Pen le 23/04/2017


Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour

Marine vote 23042017 1

Selon les différents instituts de sondage qui travaillent pour les grands médias nationaux (télévisions, radios, journaux), le second tour opposera  Marine Le Pen et  Emmanuel Macron qui sont soit à égalité ou le candidat de Hollande en tête..

Pour Kantar TNS (anciennement Sofres), qui travaille avec TF1/LCI les cinq premiers du 1er tour ce soir, la présidente du Front National aurait obtenue et le candidat d'En Marche ! Emmanuel Macron 23% , le candidat LR François Fillon  et Jean-Luc Mélenchon 19% quant à Benoît Hamon 7%.

Présidentielle : quatre bureaux de vote brièvement évacués à Besançon et Saint-Omer

Besançon Mairie

Une élection présidentielle sous haute surveillance. Quatre bureaux de vote ont été évacués par précaution à Besançon (Doubs) et Saint-Omer (Pas-de-Calais), dimanche 23 avril dans la matinée. Au total, plus de 50 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour tenter de sécuriser les 67 000 bureaux de vote répartis sur tout le territoire.

Une carabine retrouvée à Besançon

A Besançon, un véhicule stationné près de l'entrée de deux bureaux de vote a été repéré vers 9h30 dimanche, moteur tournant, alors que deux hommes prenaient la fuite, a expliqué le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Doubs, Benoît Desferet. Une carabine, visible de l'extérieur, se trouvait dans cette voiture qui s'est avérée volée.

Par mesure de précaution, les démineurs de Colmar ont été appelés et les deux bureaux de vote évacués et fermés pendant "environ 1h15", a précisé Benoît Desferet"La situation est complètement rétablie, les bureaux de vote sont rouverts, on peut voter en toute sécurité", a expliqué le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret (PS) à France 3 Bourgogne Franche-Comté.

Une voiture suspecte à Saint-Omer

A Saint-Omer, deux bureaux de vote ont aussi été évacués en raison de la présence d'une voiture jugée suspecte, immatriculée aux Pays-Bas, aux abords des bureaux, explique France 3 Hauts-de-France. Ses portes et fenêtres étaient ouvertes mais pas le coffre, selon le maire de Saint-Omer François Decoster. D'où l'inquiétude et le signalement fait par la mairie de Saint-Omer, conformément à la circulaire émise par le ministère de l'Intérieur.

Par précaution, les démineurs ont fait exploser un objet trouvé dans la coffre. Les bureaux de vote ont pu rouvrir normalement en fin de matinée.

Le 23/04/2017

France 3 Franche-Comté

samedi 22 avril 2017

Pyongyang promet à Washington une guerre pour la réunification de la Corée

kim Jong Un

La Corée du Nord entamera des hostilités pour la réunification du Nord et du Sud en cas de provocations des États-Unis, communique le quotidien nord-coréen officiel Rodong Sinmun.

« En réponse à la moindre provocation de la part des États-Unis, le peuple et l'armée n'hésiteront pas à entamer une grande guerre pour la réunification de la patrie », souligne le quotidien, fustigeant la « politique folle de Washington qui ne réfléchit pas à ses conséquences catastrophiques éventuelles ».

Pyongyang estime que « l'époque durant laquelle les États-Unis pouvaient menacer (le pays, ndlr) avec des armes nucléaires est révolue depuis longtemps ».

En outre, le journal signale que les États-Unis continuent de nourrir des projets d'occupation du Nord de la péninsule coréenne avec l'aide de leurs alliés, le Japon et la Corée du Sud.

« La réponse aux provocations des fomenteurs de guerre sera une frappe préventive (nord-coréenne) et une guerre juste pour la réunification de la patrie », conclut le journal.

Selon des déclarations officielles et des publications de médias nord-coréens, Pyongyang est préoccupé par le déploiement d'un groupe aéronaval américain conduit par le porte-avions USS Carl Vinson au large de la péninsule coréenne.
 
« Ils (les navires) seront en mer du Japon d'ici quelques jours, avant la fin du mois », a précisé le vice-président américain Mike Pence lors d'une visite en Australie.

Le 22/04/2017

Sputnik

Présidentielle 2017 : une note secrète détaille les risques autour du scrutin

Vote France

L'attentat terroriste perpétré le 20 avril sur l'avenue des Champs-Élysées a rappelé à la France à quel point la menace jihadiste plane sur l'élection présidentielle. À la veille du premier tour du scrutin, une note confidentielle, rédigée de concert par les services de renseignement et la Direction centrale de la sécurité publique et révélée par Le Parisien, la qualifie de "constante et prégnante".
Pour limiter tous les risques, les bureaux de vote seront ainsi sous haute surveillance policière tout au long de la journée électorale. "Des prises de contact avec les présidents des bureaux de vote et la présence d'effectifs équipés devront être prévues lors des scrutins et jusqu'à la fin des dépouillements, ainsi que dans les préfectures, lieux de centralisation et de validation des résultats", détaille le document. Afin de disposer de suffisamment d'effectifs, des "restrictions de congés et des rappels sont imposés durant l'ensemble de la période" de la présidentielle.

Pour protéger les 70.000 bureaux de vote en France métropolitaine et outre-mer, "nous avons plus de 50.000 policiers, gendarmes, militaires de l'opération Sentinelle avec les polices municipales qui vont être déployés", précisait Pierre-Henry Brandet le 19 avril sur RTL.

Les autorités craignent des débordements

Les autorités redoutent par ailleurs qu'après 20 heures, moment de la promulgation officielle des résultats, des rassemblements dégénèrent dans les villes et les quartiers sensibles. Toujours selon les policiers, les tensions pourraient être exacerbées en cas de qualification de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour.
"Toutes les Directions départementales de la sécurité publique (DDSP), sans exception, ont fait part de leurs craintes de troubles à l'ordre public en cas de présence de partis politiques dits extrémistes au second tour de la présidentielle. Dans ce cas, des manifestations sont à envisager avec une quasi-certitude. Des mouvements d'extrême gauche, plus ou moins implantés, chercheront sans nul doute à organiser des manifestations dont certaines pourraient entraîner des troubles sérieux."

Les éventuelles mobilisations des agriculteurs, des personnels hospitaliers et des lycéens sont aussi à craindre, selon les autorités. "Des patrouilles seront dédiées à la protection des bureaux de vote, confirme un haut fonctionnaire. Des permanences judiciaires vont également être mises sur pied afin de gérer des gardes à vue en cas d'interpellations lors de rassemblements ou de manifestations."

Par Ludovic Galtier le 22/04/2017

RTL