mardi 25 avril 2017

En marche vers notre victoire !

Marine Clairvaux

Au surlendemain du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, faisons donc un petit tour de l'escarcelle politique, celle qui s'offre aux Françaises et Français dans l'optique du second tour qui aura lieu le dimanche 7 mai prochain.

En premier lieu, il faut tout de même souligner la performance de Marine Le Pen qui, je le rappelle tout de même et contrairement à son adversaire n'a aucunement bénéficié de ralliement venus de droite ou de gauche, n'a pas eu -c'est le moins que l'on puisse dire !- de soutiens venus des médias nationaux ou régionaux et ne bénéficie encore moins du soutien des puissances financières.

Par contre, la presse n'a jamais hésité à tenter la déstabilisation par tous les moyens en sa possession, passons sur l'épisode des contrats d'attachés parlementaires fomenté avec le soutien de Martin Schulz et parfois en se ridiculisant gravement comme le soirDavid Pujadas sur France 2 a fait son inquisiteur de salon en accusant presque ouvertement Marine Le Pen d'être une fan du national-socialisme...

Malgré ces obstacles mis bout à bout, la candidate des patriotes (et non des nationalistes monsieur Macron !) est arrivé en seconde position avec 21,30% des suffrages soit un vote de 7 679 493  personnes. Certes Emmanuel Macron est en tête avec pratiquement 1 million de voix d'avance...mais,  et la campagne de deuxième tour est faite aussi pour  cela, rien n'est joué.

Ce n'est apparemment pas le sentiment de l'ancien ministre de l'économie puisque ce dernier , au soir du 1er tour, s'est vite dépêché d'aller fêter ses résultats dans une brasserie du 6e arrondissement de la capitale où il avait, selon lui, convié ses équipes de campagne, ses secrétaires et son équipe de sécurité. Au moins on aura appris que parmi son "personnel" se trouvent Pierre Arditi, Daniel Cohn-Bendit, Line Renaud, Stéphane Bern ou encore Jacques Attali...

Le second élément à noter c'est le ralliement express voir immédiat de François Fillon à la candidature Macron, suivi, hier, par un appel au vote pour ce dernier de la direction du parti Les Républicains et, cerise sur le gâteau, celui ce soir de Nicolas Sarkozy !

Durant toute la campagne du premier tour, les cadres du fillonisme conquérant et du sarkozysme rampant n'avaient pas de mots assez marquants pour frapper Emmanuel Macron, appelé entre autre (et là c'est frappé avec justesse!) Emmanuel Hollande et là, dès les résultats connus, ne voilà-t-il pas qu'ils abandonnent toutes leurs convictions (mais encore fallait-t-il qu'ils en aient !) pour se vautrer dans le marchisme, un espèce de gloubi-boulga insipide et donc immangeable, avec pour seul objectif celui de sauver leur prébendes voir de glaner quelques petites parts du buffet si le "marcheur suprême" est élu au soir du 7 mai.

Cocus un jour, cocus toujours ! Sympa pour les électeurs et les militants LR qui doivent ce soir se retenir pour ne pas vomir !

Ensuite, il faut évidemment revenir sur la défaite historique de Benoît Hamon (6,36%) et par-delà sa personne, sur la dégringolade complète, totale et inéluctable du PS. Un Parti socialiste qui en 2012 raflait la présidence de la République puis l'Assemblée nationale...grâce à la campagne de François Hollande basée sur le mensonge ("mon ennemie c'est la finance") et surtout par l'anti-sarkozysme. Le bilan hollandais n'est pas ce qui était le mieux pour se lancer sur la route, toutefois il faut se souvenir que monsieur Hamon fut lui aussi ministre sous ce quinquennat et que si son résultat est ce qu'il est il le doit aussi au président actuel.

Mais la principale cause de la Bérézina du PS et l'immense évaporation de son électorat en faveur de Jean-Luc Mélenchon, lui aussi ancien ministre socialiste. Le candidat de la France insoumise, qui rassemblait autour de lui l'ensemble de cette gauche utopiste qui court depuis des lustres après le "grand soir" est arrivé lui en quatrième position avec presque 20% des voix.

Aujourd'hui les électeurs de monsieur Mélenchon ont un choix simple : soit ils votent pour le candidat du tout Europe, du mondialisme exacerbé, de la casse sociale généralisée, de la hausse des impôts, de celui qui reçoit les soutiens de l'ensemble des politiciens systémiques qui ont mis la France à genou et voudraient encore la faire fléchir, sabstenir ou voter blanc, c'est à dire faire le jeu du macronisme, ou voter pour Marine Le Pen qui, elle, par delà les légitimes différences idéologiques travaillera pour le bien des Français qu'ils soient d'en bas, du milieu ou d'en haut.

Pour finir, il y a le résultat de Nicolas Dupont-Aignan qui atteint 4,70%. Les électeurs du député de l'Essonne ont pratiquement en commun avec ceux de Marine Le Pen l'ensemble des convictions, que ce soit sur la nécessaire réforme de l'Europe, de l'immigration ou encore de la sécurité. Il me semble normal et juste de devoir rassurer ces derniers sur le programme patriote et souverain de notre candidate afin qu'aucunes voix de DLF ne s'égarent.

Comme je l'écrivais dimanche soir, "tout va donc se jouer dans les quinze jours qui nous séparent du 7 mai, lors de la campagne du deuxième tour qui verra Marine affronter Emmanuel Macron, l'héritier politique de François Hollande qui rassemble autour de lui la quasi-totalité des politiciens du Système y compris l'ex-candidat du parti Les Républicains qui, à l'image du candidat malheureux du PS  (ce dernier appelle carrément à "abattre" Marine !),  rejoint, tête basse et convictions remisées sous le coude, la fine équipe de "bras-cassés"  du "tous contre elle"."

Et ce ne sont pas les rodomontades d'un sarkozyste de parade comme Gérald Darmanin qui use de l'insulte à l'encontre de Marine Le Pen ( ce soir ce petit monsieur c'est permis de twitter "Imagine-t-on le Général de Gaulle s'abstenir face à Pétain ?") qui fera taire les patriotes.

Mobilisation !

GS