jeudi 6 avril 2017

Le PDG anti-Marine interviewé par Le Monde recycle des déchets : mimétisme ?

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Par JP Favre-Bernadac le 06/04/2017

L’offensive tous azimuts contre Marine a accéléré le rythme : projectiles et « crachats » commencent à tomber à la vitesse d’une « salive » par jour. À cette cadence, il faudra transformer le PNF (parquet national financier) en PFN (parquet spécial Front national). Pour les deux semaines restantes, Marine devra porter casque lourd et gilet pare-balles. Je peux même vous donner en exclusivité l’affaire qui fera la une lors du dernier jour de campagne : l’arrestation d’un ancien frontiste tueur de vieilles femmes reconverti dans la pédophilie et la dénonciation des sans-papiers.

Mardi, le tir émanait du Monde, le quotidien de la momie Bergé. Le journal de la gauche bobo offrait comme friandise, dans un entretien, la dénonciation du programme de Marine Le Pen par Jean-Luc Petithuguenin, PDG de Paprec.

Celui-ci, dans l’interview, expliquait ainsi au lecteur :

« Ce scrutin a une importance considérable pour moi, à partir du moment où certains sondages placent Mme Le Pen en position de diriger le pays, alors que son programme aberrant a de quoi ruiner la France. Je suis si préoccupé que […] j’ai écrit aux 4.500 salariés de mon groupe pour les mettre en garde… […] dans mon courrier, je me concentre sur l’impact direct sur Paprec […] Nous avons beaucoup développé Paprec, avec 25 % de croissance par an pendant plus de vingt ans, et nous sommes passés de 3 millions d’euros à bientôt 1,5 milliard de chiffre d’affaires. Or une partie de cette expansion a été financée par endettement […] Si, demain, la France abandonne l’euro, je doute que nos créanciers […] acceptent d’être remboursés en francs. Et si, de plus, le nouveau franc se dévalue de 15 % ou 25 %… »

Or, son argumentation est fallacieuse. En effet, si le contrat de créance est de droit français, le créancier est dans l’obligation de suivre les décisions du droit français, y compris le libellé en monnaie nationale. De plus, que cela soit le franc ou l’euro, si la monnaie était dévaluée, cela ne signifierait aucunement que notre économie irait mal. Enfin, il est difficile d’imaginer le marché perdant des centaines de milliards seulement parce que les créanciers paniquent devant la candidate patriote. Le meilleur exemple nous est donné par un Wall Street poussé par le vote du Brexit.

On le voit, ces phrases sont de la pure propagande et non des fondamentaux économiques. D’ailleurs, il suffit de se référer à la suite de l’entretien pour s’en convaincre :

« Dans mes entreprises, je vois trop de personnes tentées par le Front National […] Quand trop de gens soufflent sur les braises, le feu finit par prendre […] Si, demain, on présente le travailleur immigré comme l’ennemi, on verra de nouveau des ratonnades et ce genre de choses. Au-delà des entreprises qui seraient pénalisées, je suis inquiet par tout ce que l’hypothèse d’une élection de Mme Le Pen fait resurgir comme souvenirs, ceux des années de guerre. »

Il faut le dire avec force, ce monsieur est un menteur : jamais Marine n’a parlé de l’immigré comme de l’ennemi.

Soit ce dernier est français et il est un citoyen comme un autre, soit il est étranger et son embauche par l’entreprise sera surtaxée. C’est ce dernier point qui gêne notre « Petit bonhomme en mousse ». Pour lui, cette mesure signifierait en effet la fin de la main-d’œuvre à bas coût.

Le reste sur les ratonnades et les souvenirs des années de guerre n’est que propagande, une léchouille à l’usage des syndicalistes de sa société et des médias du système.