mardi 4 avril 2017

Le Pen écharpe Macron : "On n'insulte pas le peuple"

Marine Châteauroux 11032017

Le discours d'Emmanuel Macron à Marseille samedi après-midi n'était visiblement pas du goût de Marine Le Pen. La candidate frontiste s'en est prise, lundi en Eure-et-Loir, au candidat d'En marche !, estimant qu'il « insultait le peuple et la France ». « Quand je vois tout l'espoir que vous placez en la France, je ne peux supporter les paroles méprisantes que l'on dit sur vous », a déclaré Marine Le Pen, lors d'un meeting organisé sous une halle à La Bazoche-Gouet, une petite commune rurale de 1 200 habitants dans le Perche où le Front National enregistre des scores très importants.

Lors de son meeting à Marseille, Emmanuel Macron avait déclaré à ses soutiens : « Je veux que nous soyons le vote du cœur, le vote de l'enthousiasme, le vote de l'espérance, et que nous chassions loin de cette campagne, loin du pays, le parti de la haine, celui du mépris, celui du repli et de tous ceux qui nous font tellement honte. » « Je ne peux plus supporter d'entendre monsieur Macron dire qu'il faudrait vous chasser, vous les patriotes, vous chasser de votre propre pays. On n'insulte pas comme ça le peuple, Monsieur Macron », a scandé la présidente du FN, applaudie à tout rompre, tandis que le millier de participants du public reprenait en chœur : « On est chez nous. »

« Mépris de la France »

« Comment monsieur Macron peut-il tenir de si abjects propos sur les patriotes et les amoureux de la France que vous êtes, que nous sommes, lui déjà qui avait insulté la France en disant qu'elle avait commis un crime contre l'humanité en Algérie ? » s'est-elle interrogée. « Comme si le mépris de la France était à tous leur seule boussole, voilà qu'il vous menace directement. On ne parle pas ainsi aux Français, Monsieur Macron, même s'ils ne pensent pas comme vous », a ajouté la dirigeante du FN. En fin de matinée, Marine Le Pen s'était offert un bain de foule très dense sur le marché de Lencloître, petite commune rurale proche de Châtellerault dans la Vienne, un territoire où le vote FN a largement dépassé la moyenne nationale au cours des derniers scrutins.
Malgré un important cordon de sécurité, certains curieux ont pu obtenir un selfie avec la candidate, qui a une nouvelle fois attaqué ses adversaires : « Les autres candidats ne sont que dans les grandes villes. Moi, j'ai fait des meetings dans de petits villages, des Français qui n'ont jamais vu un candidat venir les voir, eh bien, c'est ma place, je suis là au milieu des Français que je veux défendre. »

 Le 04/04/2017 avec AFP

Le Point