vendredi 7 avril 2017

Les États-Unis frappent une base aérienne en Syrie

Missile Tomahawk

Accusant le régime syrien d'avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin lors de l'attaque qui a fait des dizaines de victimes, dont des enfants, mardi 4 avril dans une zone rebelle du nord-ouest du pays, les États-Unis ont lancé une série de frappes contre la base aérienne de Shayrat, au nord de Damas, a annoncé le président américain Donald Trump. Selon lui, cette base est "associée au programme" syrien d'armes chimiques et "directement liée" à l'attaque du 4 avril. Bachar al-Assad "a arraché la vie à des hommes, femmes et enfants sans défense" a-t-il déclaré lors d'une déclaration à la presseIl a appelé jeudi toutes les "nations civilisées" à oeuvrer pour faire cesser le bain de sang en Syrie.

Une soixantaine de missiles de croisière Tomahawk ont été lancés depuis un navire de l'armée américaine patrouillant dans la région. La Russie avait mis en garde les Etats-Unis jeudi 6 avril contre une éventuelle intervention militaire contre son allié syrien, affirmant qu'il pourrait y avoir "des conséquences négatives", selon l'ambassadeur russe à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie.

"S'il y a des actions militaires toute la responsabilité sera sur les épaules de ceux qui auront initié une telle entreprise tragique et douteuse", a déclaré l'ambassadeur russe Vladimir Safronkov à la sortie de cette réunion à huis clos. Peu de temps après l'attaque, le Pentagone a annoncé avoir prévenu la Russie du lancement de cette frappe. La télévision d'Etat syrienne a qualifié les frappes américaines d'"agression", tandis que le gouverneur de Homs a annoncé que celles-ci avaient fait des morts.

L'opposition syrienne appelle à la poursuite des frappes

L'opposition syrienne s'est félicitée de la frappe américaine contre une base de l'armée syrienne et a appelé à la poursuite des bombardements jusqu'à "neutraliser la capacité" du régime à lancer des raids contre ses adversaires, a déclaré un porte-parole. "La Coalition de l'opposition salue la frappe et appelle Washington à neutraliser la capacité d'Assad à mener des raids", a indiqué Ahmad Ramadan.  "Nous espérons la poursuite des frappes", a-t-il ajouté.

Le gouvernement israélien a également affirmé son soutien au "message fort" envoyé par les États-Unis. "Israël soutient totalement la décision du président Trump et espère que ce message de détermination face aux agissements ignobles du régime de Bachar al-Assad sera entendu non seulement à Damas, mais aussi à Téhéran, Pyongyang et ailleurs", a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Par Christophe Guirard avec AFP le 07/04/2017

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