vendredi 7 avril 2017

Prières de rue : Marine s’engage à rétablir la laïcité et l’ordre public !

Islam prière de rue

Par Marine Le Pen le 07/04/017

Voilà la France de Messieurs Macron et Fillon. Voilà le résultat de deux quinquennats de laxisme, où rien n’a été fait pour lutter contre le communautarisme. Pis, le communautarisme a été entretenu, presque encouragé, par des politiques nationales, déclinées au niveau local, totalement ubuesques.

Les prières de rue qui se déroulent désormais chaque semaine à Clichy, dans la banlieue parisienne, choquent évidemment les habitants. Je l’ai déjà dénoncé il y a des années, dans l’indifférence générale, et je le redis aujourd’hui avec beaucoup de fermeté : la rue est un espace public où les religions n’ont pas à s’exprimer.

Je respecte toutes les religions et toutes les croyances, je pense que la foi est, quelle qu’elle soit, éminemment respectable, mais qu’elle est une démarche personnelle, que l’on vit dans son cœur et que l’on exprime, que l’on partage dans un lieu de culte si l’on est pratiquant. Mais il n’y a aucune raison qui justifie qu’on tolère ces expressions prosélytes dans l’espace public.

Nous savons très bien que ces dérives inacceptables sont le terreau de la radicalisation. Nous savons très bien qu’en autorisant ce genre de manifestation, les pouvoirs publics entérinent une démarche qui n’est plus strictement religieuse, mais qui est idéologique, politique, et qui va clairement à l’encontre de l’unité de la nation. Pire, ces réflexes communautaires ont des conséquences terribles sur la radicalisation et l’endoctrinement de jeunes qui sont amenés à cultiver une forme inacceptable de rejet de la laïcité, principe pourtant essentiel de notre République, et même, qui sont amenés à entretenir une véritable haine de la France.

Alors, on peut à l’infini disserter sur les responsabilités de telle ou telle municipalité, sur les tenants et aboutissants de cette situation. Mais ce n’est pas le sujet. Il convient maintenant d’adresser une réponse extrêmement ferme et d’appliquer quelques principes de base que je rappelle dans mes engagements présidentiels.

La collectivité n’a, en aucun cas, à financer la construction de lieux de culte. C’est de la responsabilité des croyants, et ce quelle que soit bien entendu la religion concernée. Les financements ne peuvent bien entendu non plus provenir de puissances étrangères, parce qu’on sait très bien qu’elles peuvent par ce biais chercher à diffuser en France une idéologie contraire à notre République.

Je ne veux plus que se développent en France des pratiques clientélistes de la part des municipalités, qui cherchent à acheter des voix par des contournements inacceptables de la loi de 1905 qui a défini la laïcité en France et organisé de manière très claire les rapports entre la puissance publique et les religions.

Je veux enfin directement m’adresser à mes compatriotes musulmans, pour leur dire que je suis du côté de l’immense majorité d’entre eux, qui vivent leur foi et leur religion de manière tout à fait paisible, dans le respect des règles républicaines, et qui sont les premiers à être choqués par les dérives que je dénonce. Car ce sont eux les premières victimes de l’image déplorable qui est véhiculée par ce dévoiement de la religion.

Marine 2017