dimanche 2 avril 2017

Programme Santé : Marine Le Pen répond à Doctissimo

Marine 2017 siège

Marine Le Pen, présidente du FN, candidate à la présidence de la République répond à Doctissimo sur son projet en matière de santé.

Quelles sont vos priorités en matière de santé ?

Marine Le Pen : Les enjeux principaux sont de garantir un accès aux soins optimal à tous les Français qui le nécessitent, où qu’ils soient sur le territoire de la République, et quelle que soit leur situation financière, en réduisant les restes à charge et en luttant contre les déserts médicaux et les délais de prise qui s’allongent pour certaines spécialités (jusqu’à 6 mois d’attente en ophtalmologie dans certaines départements). Le prix des complémentaires santé doit être encadré pour être réduit, notamment pour les personnes âgées.

Il faudra également assurer la transition d’un système de santé curatif à un système qui accorde une place beaucoup plus importante à la prévention et la lutte contre les facteurs de risque. Il s’agit d’une mutation nécessaire pour s’adapter à la transition épidémiologique à laquelle nous devons faire face avec l’explosion des pathologies chroniques.

Quelles mesures comptez-vous prendre pour améliorer l’accès aux soins, lutter contre la désertification médicale ? Comment enrayer le renoncement aux soins pour raison financières ?

Pour garantir un accès aux soins optimal aux Français, où qu’ils soient sur le territoire :

Dans un premier temps, il est nécessaire de redynamiser les "déserts médicaux", qui sont souvent des aires rurales qui ont subi la désindustrialisation et la casse du service public imposée par l’Union européenne : il faudra donc au-delà mener une véritable politique d’aménagement du territoire en faveur de ces territoires oubliés.

Je m’engage également à augmenter le nombre de professionnels de santé en relevant de manière importante de numerus clausus d’accès aux études de santé, dans toutes les filières qui le nécessitent, et favoriser leur coopération en facilitant les délégations de tâches et la coordination des professionnels, grâce aux outils numériques. La télémédecine permettra également de parer au déficit local de professionnels.

J’instaurerai un stage d’internat dans un désert médical, qui pourra être réalisé en hôpital, en cabinet libéral ou en maisons de santé. Ces maisons de santé, je continuerai à les développer, car l’exercice de groupe est un facteur d’attraction pour les professionnels. Je permettrai également aux médecins retraités d’exercer dans un désert médical avec des déductions de charges.

Je créerai également un service civique de santé pour les jeunes médecins qui souhaitent exercer en désert médical, il se fera sur une forme salariée et sur la base du volontariat.

Concernant le renoncement aux soins, qui touche plus d’un quart des Français :

Des dispositifs existent, mais ils sont trop peu connus, notamment la CMU-C et l’ACS, dont plus de la moitié des Français qui pourraient en bénéficier n’en font pas la demande, car ils ne savent pas qu’ils y ont droit. Il faut communiquer autour de ces aides, qui permettront à de nombreux Français de mieux se soigner.

Il faut mieux encadrer les organismes complémentaires, afin de permettre plus d’équité entre les classes d’âge, car il n’est pas normal que les cotisations explosent passé l’âge de la retraite. Une meilleure gestion de ces organismes (rappelons que les "frais de gestions" des organismes complémentaires représentent entre 7 et 8 milliards d’euros par an, soit plus de 20% des cotisations), mais également de l’Assurance maladie, permettra de réaliser des économies qui pourront être réallouées pour augmenter les remboursements.

J’interdirai également aux complémentaires santé de faire de la publicité afin que les cotisations servent au maximum aux remboursements des patients, et ne financent pas de la communication et du marketing.

Les Français sont très attachés mais très inquiets quant à l’avenir de la Sécurité sociale. Quelles mesures prévoyez-vous concernant le remboursement des soins ? Comment préserver un accès universel aux soins avec des médicaments innovants toujours plus chers ?

Les inquiétudes des Français sont parfaitement justifiées lorsque l’on voit le projet des autres candidats. D’un côté, Emmanuel Macron compte financer la Sécurité sociale en augmentant la CSG de 1,75 point, nuisant au pouvoir d’achat des Français les plus précaires et des retraités ; de l’autre côté, François Fillon, sous influence des assureurs privés, souhaitait retirer 85% des Français du remboursement de l’Assurance maladie. Ces méthodes, je les refuse. Je souhaite réformer pour mieux dépenser, car il est mensonger de dire que nous n’avons pas les moyens de financer notre protection sociale, c’est la gestion des ressources qui est défaillante.

Pour cela, il faut moderniser et simplifier la gestion et l’administration du système de santé, et redéfinir clairement le rôle de chaque acteur pour éviter les redondances, les contradictions et les chevauchements de compétences. Je souhaite préserver le double système d’assurance maladie obligatoire et complémentaire, en encadrant mieux les organismes complémentaires, qui, on le sait, consacrent 20% des cotisations des adhérents à des "frais de gestion". J’instaurerai une règle d’or sur ces frais de gestion pour qu’ils ne dépassent pas un certain plafond ; ces économies pourront être réallouées aux remboursements. J’abrogerai également le plafonnement des remboursements par les complémentaires instauré par Marisol Touraine qui a engendré des restes à charge massifs pour certains patients. Un meilleur remboursement passe aussi par une actualisation des tarifs de bases remboursés par l’Assurance maladie, afin de les relever à leur niveau réel, car bien souvent ces tarifs de base ont stagné pendant plusieurs décennies.

Des économies sont possibles pour assainir les finances de l’Assurance maladie: la vente à l’unité des médicaments (2 milliards d’euros selon la Cour des comptes), le développement des médicaments génériques (3 milliards d’euros selon l’OCDE), le virage ambulatoire (5 milliards d’euros selon l’OCDE), l’optimisation de l’utilisation des outils numériques dont le dossier médical partagé (entre 15 et 25 milliards d’euros selon le NHS).
Pour ce qui est des médicaments innovants et coûteux, il faudra garantir une juste rémunération de l’innovation dans un premier temps, afin que les laboratoires pharmaceutiques puissent avoir un juste retour sur leurs investissements de recherche et développement, mais sans abuser

Une meilleure évaluation médico-économique devra intervenir pour fixer le prix de ces médicaments innovants, et une réévaluation plus efficace avec retour de l’expérience patient en vie réelle devra être menée de manière plus récurrente. Les laboratoires devront jouer le jeu lors des négociations, afin de tenir compte de la situation des finances publiques, pour parvenir à un consensus raisonnable qui permette à tous de s’y retrouver : permettre une juste rémunération de la R&D, parvenir à un prix tenable pour le système de santé, garantir un accès aux molécules innovantes à tous les patients qui en ont besoin.

Après différents scandales sanitaires (Médiator, Dépakine...), comment mieux encadrer la mise sur le marché et l’évaluation sur le long terme des médicaments et dispositifs médicaux ?

Dans un premier temps, il est essentiel de garantir l’indépendance des agences de sécurité sanitaire, et de manière générale des acteurs publics de la santé, vis-à-vis des lobbies pharmaceutiques afin d’éviter les conflits d’intérêts qui nuisent à l’intérêt des patients. On l’a encore vu récemment, un des conseillers santé d’Emmanuel Macron était un des plus gros lobbyistes des laboratoires Servier ; cela pose question.

Les médicaments devront être réévalués régulièrement, par des agences réellement indépendantes, et j’attache également beaucoup d’importance aux retours des patients sur leur "expérience en vie réelle", car la plupart des médicaments ne sont en réalité pas testés sur toutes les populations auxquelles elles sont prescrites (très peu d’essais cliniques chez les seniors, par exemple, pour des molécules prescrites aux personnes âgées). Le pharmacien a dans ce cadre un rôle important à tenir pour récolter les informations sur les incidents de traitements et les faire remonter au plus vite pour agir concrètement avant qu’il ne soit trop tard.

La prise en charge des personnes dépendantes, souvent à la charge des proches, est un sujet d’inquiétude croissant. Quelles sont les actions que vous envisagez autour de la dépendance ?

La dépendance est un des enjeux majeurs auxquels nous devons faire face. Elle est liée à la conjonction du vieillissement de la population et de l’explosion des pathologies chroniques. La situation actuelle est inacceptable : plus de 7 milliards d’euros restent à la charge des familles chaque année, un séjour en EHPAD coûte en moyenne 2400€ par mois, dont 1400€ restent à charge du résident et de son entourage. Nous devons garantir une vie décente à nos aînés.

Je m’engage à ce que ce soit la collectivité qui prenne en charge les dépenses liées à la perte d’autonomie en non les individus, et pour cela je créerai enfin le cinquième risque de Sécurité sociale dédié à la dépendance, promis sous les mandats Sarkozy-Fillon et Hollande-Macron. Je reconnaîtrai également les 8 millions d’aidants familiaux, qui font un travail formidable aux côtés de leurs proches dépendants, en leur octroyant un trimestre de retraite pour cinq trimestres passés à s’occuper d’un proche, et je développerai les structures et services relais pour que les aidants puissent enfin bénéficier de leur droit au dépit.

Le maintien à domicile sera privilégié, tant qu’il est possible, car il répond à une aspiration forte des patients. Cela est possible en développant et en professionnalisant les services d’aides à domicile, et en se servant des dispositifs de télésanté, tels que la télésurveillance ou la téléassistance, qui permettent de porter secours aux plus fragiles lorsque le besoin apparaît.

Concernant le handicap mental et physique, la France accuse de nombreux retards (moins de 50% des lieux publics accessibles aux handicapés moteurs, prise en charge de l’autisme largement insuffisante…). Prévoyez-vous des mesures spécifiques pour ces personnes et leurs proches ?

Le handicap est depuis de nombreuses années une variable d’ajustement des politiques publiques. On l’a vu encore récemment, les aides à l’embauche d’un travailleur handicapé ont diminué de moitié, et le fonds d’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique a été ponctionné de 30 millions d’euros pour financer d’autres mesures. Je ne l’accepte pas, et j’ai d’ailleurs été la seule à en parler lors du premier débat présidentiel du 20 mars.

Je m’engage à donner plus de moyens humains et matériels aux MDPH pour répondre aux attentes de nos concitoyens en situation de handicap dans des délais courts, et pour que les MDPH puissent assurer leurs missions d’accompagnement. Il faut également lutter dès le plus jeune âge contre les préjugés et les discriminations fondées sur l’état de santé et le handicap, car elles contribuent à l’exclusion sociale des personnes en situation de handicap, les plaçant dans un cercle vicieux.

Je m’engage également à accélérer la mise en conformité des lieux publics aux critères d’accessibilité, et à instaurer un standard d’accessibilité pour nos compatriotes souffrant d’un handicap sensoriel.

Je permettrai également aux personnes handicapées de vivre plus dignement, en revalorisant l’AAH de 200€ et en désindexant le calcul de son montant des revenus du conjoint, pour éviter de placer la personne handicapée en situation de dépendance financière vis-à-vis de son entourage. Comme je l’ai déjà dit, les aidants familiaux seront gratifiés d’un trimestre de retraite supplémentaire pour cinq trimestres passés à s’occuper d’un proche handicapé.

Pour ce qui est des troubles du spectre autistique, je trouve scandaleux qu’on délaisse les patients et leur famille, qui se retrouvent contraints de s’exiler pour trouver une prise en charge digne. Il faut évoluer rapidement sur cette question, notamment en développant la recherche (je m’engage à augmenter le budget public de la recherche de 30% pour le porter à 1% du PIB), et en améliorant leur prise en charge, notamment en augmentant le nombre de places disponibles en établissements spécialisés et en formant mieux les professionnels de santé.

TMS, Burn-out… le travail rime de moins en moins avec santé. Quelles initiatives prévoyez-vous dans ce domaine ? Le rôle de la médecine du travail doit-il être renforcé ?

La médecine du travail a subi encore dernièrement des attaques rudes, notamment par la loi El Khomri, portée lorsqu’Emmanuel Macron était ministre de l’Economie, qui prévoit désormais une visite médicale tous les 5 ans, contre tous les 2 ans auparavant.

J’abrogerai la loi El Khomri, et je revaloriserai la médecine du travail, en lui donnant plus de moyens, car la santé au travail est un axe fort des politiques de prévention, notamment pour les salariés exerçant une activité pénible. 

Une médecine du travail au rôle accru permettra une prise en charge à temps des problèmes de santé liés au travail (mais pas uniquement) et pourra découler sur des adaptations de poste si nécessaire pour ne pas que le travail devienne une source de mal-être et de maladie.

Malbouffe, sédentarité… de nombreuses maladies chroniques et cancers pourraient être évités grâce à une meilleure prévention. Comment, selon vous, passer d’une médecine curative à une médecine préventive ?

Notre système de santé, créé en 1945, excelle en matière curative, en revanche il pêche sur la prévention et la lutte contre les facteurs de risque. Or, les mutations de la société nécessitent un changement de paradigme pour faire face aux grands enjeux que sont le vieillissement de la population et l’explosion des maladies chroniques. C’est pourquoi je m’engage à mener une véritable politique de santé publique, pour permettre aux Français de se maintenir et vieillir en bonne santé, en promouvant une alimentation saine, grâce aux circuits courts et aux transformations sur place dans les cantines scolaires et d’entreprises et en promouvant l’agriculture biologique grâce à nos paysans que nous devons soutenir, en développant des équipements sportifs accessibles à tous pour inciter les Français à avoir une activité physique régulière, mais également développer plus de pistes cyclables pour promouvoir le déplacement à vélo, ce qui permettra également de lutter contre la pollution. Mettre en place une politique de prévention nécessite d’associer plus de professionnels, qui soient mieux formés à la prévention, dans la prise en charge globale des Français, dès le plus jeune âge, en revalorisant la médecine scolaire notamment.

Il faudra également oeuvrer au service de la santé des Français et non au service des lobbies. Prenons l’exemple du NutriScore qui entrera en vigueur en avril, c’est une bonne solution, cependant elle restera facultative, car l’Union européenne interdit de la rendre obligatoire aux industriels ; c’est donc parfaitement inutile, car certains joueront le jeu et d’autres non. D’où l’enjeu de retrouver notre souveraineté, l’Union européenne fragilise notre santé, notamment par des politiques d’austérité et la soumission aux grandes puissances d’argent.
Les travaux de la recherche en sciences cognitives peuvent nous éclairer pour élaborer des politiques de prévention plus efficace, et mieux ciblées, et les expériences menées à l’étranger peuvent aussi nous éclairer sur ce qui fonctionne ou non.

L’information santé permet de mieux gérer son capital santé et aux patients de mieux comprendre leur traitement et gérer leur maladie. Avez-vous des projets concernant l’information / l’éducation santé de nos concitoyens ?

L’information et l’éducation à la santé font partie de la prévention. Pour ce qui est de l’information, je plaide pour plus de pédagogie, car souvent les informations disponibles ne sont pas compréhensibles pour tous, donc elles se révèlent inutiles.

L’éducation à la santé, dès le plus jeune âge grâce à la médecine scolaire et tout au long de la vie, est très importante, et je compte notamment développer le statut de "patient expert" qui, je le pense, permettra à beaucoup de Français malades de bénéficier de conseils pour mieux vivre avec leur pathologie et éviter des complications, par le biais de ces patients experts formés à l’éducation à la santé ; bien entendu, cela ne remet pas en cause le rôle crucial des professionnels de santé dans la prise en charge des patients.

De plus en plus soucieux de l’environnement, les Français sont inquiets de la répétition des pics de pollution, des possibles effets des perturbateurs endocriniens… La santé environnementale est-elle une de vos priorités ?

En effet, il nous appartient de veiller à la préservation de l’environnement, il en va de la santé des Français et des générations à venir. Des décisions de bon sens doivent être prises en application du principe de précaution, mais pour cela il faut garantir un exercice du pouvoir indépendant de tout intérêt privé. Pour cela, il faudra également retrouver notre capacité à décider pour nous-même, car beaucoup de décisions sont prises par des technocrates à Bruxelles au détriment des peuples. Prenons l’exemple des perturbateurs endocriniens : plus de la moitié des experts de la commission chargée d’examiner le dossier au niveau européen est liée à l’industrie et aux lobbies. Ce n’est pas acceptable. La santé des Français est bien trop importante pour être confiée à des acteurs soumis à des intérêts industriels et privés.

Étonnamment, même Ségolène Royal s’est récemment dite consternée par une décision de l’Agence européenne des produits chimiques sur le Round Up. Qu’attendons-nous pour reprendre notre indépendance et prendre des mesures qui aillent exclusivement dans le sens des Français ?

Télémédecine, téléchirurgie, intelligence artificielle et objets connectés pour l’aide au diagnostic ou la gestion de son capital santé, "démocratisation" du séquençage génétique… la santé du futur fascine autant qu’elle inquiète. Comment aborder ce virage de la santé 3.0 pour en faire une réelle opportunité ?

L’innovation technologique permettra de grands progrès dans la prise en charge des patients et dans l’administration et la gestion du système de santé. Mais pour cela, il faut bien entendu l’encadrer pour éviter toute dérive. Je pense par exemple au séquençage génétique, qui doit rester très encadré car il comporte des risques graves : je ne souhaite pas que la France devienne Gattaca. Les innovations doivent servir exclusivement à l’amélioration du bien-être des Français et ne pas servir d’autres intérêts. J’aborderai sereinement le tournant technologique, sans le craindre, et veillerai à ce que les garde-fous soient respectés pour éviter toute dérive.

Crise de vocations, recherche de rentabilité, sous-effectifs, manque de lits, lourdeurs administratives, urgences débordées… bien qu’apprécié des Français, l’hôpital public semble toujours en crise après une trentaine d’années de réforme. Quelles sont vos propositions sur ce dossier ?

Les hôpitaux souffrent d’un défaut de gestion, qui a entraîné une explosion de leur dette, notamment par de l’emprunt toxique. La tarification à l’activité (T2A) n’est adaptée qu’au tiers des actes pratiqués à l’hôpital, et elle a induit une logique purement comptable qui est mortifère dans un lieu où seul le bien-être des Français devrait avoir droit de cité. Quand je vois le projet de MM. Fillon et Macron, je suis très inquiète sur l’avenir de l’hôpital public avec des promesses de destructions de postes et de fermetures de services, voire d’établissements.
Pour améliorer la situation de l’hôpital, il faut premièrement le recentrer sur ses missions premières qui sont le soin technique et spécialisé, l’enseignement et la recherche. Les urgences doivent être déchargées des cas ne relevant pas de l’urgence, grâce à une meilleure orientation des patients à l’accueil et en créant des structures ambulatoires de petites urgences.

La gestion des hôpitaux doit être assainie pour garantir de bonnes conditions d’exercice aux soignants et une prise en charge optimale pour les patients. Cela passera par une remise à plat de la tarification hospitalière, en sortant du tout-T2A et en introduisant une dotation modulée à l’activité pour les actes auxquels la T2A ne s’applique pas bien (prise en charge complexe, temps humain…). Cela permettra aux hôpitaux d’être justement rémunérées pour toutes leurs missions, et ainsi de dégager des marges pour investir dans de nouveaux équipements.

Le traitement des soignants hospitaliers doit être réévalué (je m’engage à dégeler le point d’indice), et la pénibilité des métiers du soin doit être mieux prise en compte. Je m’engage à garantir la sécurité des soignants face aux agressions verbales et physiques dont ils sont victimes au quotidien, et les protéger face aux revendications communautaristes.

Le 28/03/2017

Doctissimo