mercredi 31 mai 2017

Un groupe FN à l’assemblée ?

Assemblée nationale fronto

La République En Marche, le  gouvernement,  le Premier Ministre Edouard Philippe, en plein accord bien évidemment avec le président de la République, font bloc derrière Richard Ferrand. Le ministre de la cohésion des territoires -voir notre article publié hier-  est empêtré dans l’affaire dite des Mutuelles de Bretagne qui apporte chaque jour comme ce fut le cas dans l’affaire Fillon, son lot de révélations embarrassantes . Même si les agissements de M.Ferrand n’étaient pas, stricto sensu et a priori, répréhensibles sur le plan pénal, ils jettent une tâche, un discrédit sur les promesses de Emmanuel  Macron de privilégier une certaine éthique, d’en finir avec les vieilles combines, les vieilles pratiques de la confusion des genres dont les Français ne veulent plus.

Cet acharnement d’Emmanuel Macron à ne pas lâcher Richard Ferrand peut peut-être s’expliquer par la volonté de ne pas châtier un soutien de la première heure de sa campagne, par une volonté de ne pas plier devant une campagne médiatique, mais sur un plan plus politique et comptable elle est moins évidente. Tous les observateurs le savent, les révélations du Canard Enchaîné et d’autres organes de presse sur cette affaire Ferrand instillent le doute dans l’esprit de certains électeurs tentés par le vote en faveur de La République en Marche (LREM) . Une baisse de seulement un ou deux points dans les urnes  peutpriver le 18 juin le parti du président de 30 à 50 députés, de la majorité absolue à l’Assemblée que lui promettent les sondages. Une démission de M. Ferrand aurait le mérite de la clarté

Les dernières enquêtes créditent ainsi les candidats de LREM de 29 à 31% des voix ( 320 à 350 députés dans l’hypothèse haute de cette fourchette, soit la majorité absolue), le FN et LR de 17 à 20%, la France Insoumise (FI) de 11 à 14%, le PS de de 6 à 9%. La réalité de ce Système soudé par des intérêts communs et une même volonté de rester dans l’entre-soi, un même rejet des idées nationales dont il faut étouffer l’expression, apparaît clairement à la lecture de la projection établie du nombre de sièges au prorata des pourcentages recueillis.  BFMTV qui fait état du sondage Kantar Sofres-Onepoint pour RTL, Le Figaro et LCI indique ainsi qu’outre les 320 à 350 députés LREM-MoDem qui, en toute hypothèse,  gagneraient les travées de l’Assemblée en juin avec un score de 31%; l’attelage LR-UDI capterait 140 à 155 sièges avec 18% , FI 20 à 30 parlementaires avec 12% d’intentions de votes (avec l’appui des 2% du PC) , le PS 40 à 50 députés avec 8% des voixet le FN seulement 10 à 15 députés s’il rassemblait 17% des suffrages.

Cet écart constaté entre le pourcentage et le nombre de députés pour le FN par rapport aux autres formations trouve principalement sa source dans les accords  de désistements  réciproques des partis sociaux-libéraux, sociaux-démocrates, euromondialistes pour faire barrage au FN. Le fameux front ripoublicain réactivé officiellement par François Baroin qui a mis fin à la parenthèse du ni-ni (ni FN, ni PS) instituée en leur temps à l’UMP par Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy.

Cette collusion LR-LREM (et PSa au moins le mérite de la clarté, note Bruno Gollnisch,   puisque les différences programmatiques entre les deux partis ont l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette, ce que confirme l’arrivée au gouvernement à des postes clés de transfuges de la droite libérale. Les cadres de LR se réclamant de la droite de conviction, patriote, gaullo-identitaire, sommés une nouvelle fois de manger leur chapeau en tireront-ils (enfin) les conclusions qui s’imposent?

En attendant ce vœu de front antinational en cas de victoire possible du FN exprimé par François Baroin et une large partie des instances de LR, répondant à la demande formulée officiellement en premier par le juppéiste Gilles Boyer,   a été salué par le premier secrétaire du  PS, Jean-Christophe Cambadélis,  et le porte-parole du gouvernement,  Christophe Castaner.

Hier, M. Castaner a confirmé sur LCI l’accord LR-LREM-PS: « Partout où le candidat de La République en marche (LREM), en se maintenant (au second tour, NDLR) ferait prendre le risque d’une élection du Front National, partout nous retirerons notre candidat, et partout où le maintien du candidat nous permettra d’empêcher cette élection, nous nous maintiendrons». Ce deal permettrait aussi de comprendre en quoi l’affaire Ferrand n’est pas considérée comme prioritaire par le président de la République, assuré quoi qu’il en soit d’obtenir la majorité qu’il souhaite pour mener sa politique

« LR n’est pas un parti d’opposition à Emmanuel Macron, c’est un strapontin à la majorité présidentielle » a justement constaté Marine Le Pen. Autant dire que nos compatriotes ont tout intérêt à ne pas bouder les urnes en juin pour s’assurer d’un indispensable contrepoids à la pensée unique libérale-libertaire, immigrationniste qui selon les projections des instituts de sondages entend régner en maître à l’Assemblée. La création d’un groupe FN est dans cette optique un objectif majeur, groupe que le FN n’a jamais été en mesure de constituer depuis l’élection de 35 députés à la proportionnelle en 1986. La présence frontiste  au scrutin uninominal n’a été assurée depuis ce laps de temps que par les regrettées Yann Piat (d’ailleurs en rupture de ban avec le FN) en 1988, Marie-France Stirbois en 1989 et, dans la dernière législature,  par Marion Maréchal et l’apparenté FN Gilbert Collard.

La balle est dans le camp de l’électorat patriote,  à nous tous de ne pas manquer le but.

Le 31/05/2017

Bruno Gollnisch

Hôtels F1 transformés en logements pour migrants : un scandale d'État !

Bay Normandie

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général duFront National, Directeur de la campagne des élections législatives du 31/05/2017

Le groupe Accor a décidé de vendre 62 hôtels à l’État (au groupe SNI, une filiale de la Caisse des Dépôts spécialisée dans le logement social) qui en fera des structures d’hébergement et d’accueil d’urgence pour les migrants.

Cette acquisition fait suite à des appels d’offres des ministres socialistes de l’Intérieur et du Logement, à l'automne 2016, pour la création de 13 000 places d’hébergement d’urgence auxquelles s’ajoutent les frais de l’hôtellerie (41 000 nuitées avaient été achetées par l’État pour le seul mois de juin 2016, d’après un rapport parlementaire, pour l’hébergement d’étrangers entrés en France en violant nos lois).

Alors que les Français sont toujours plus nombreux à être confrontés à la précarité, que certains sont contraints de dormir dans leur voiture ou même dans la rue et y meurent parfois ! il est absolument scandaleux que l’État utilise l’argent des contribuables pour loger des migrants.

Élus à l’Assemblée nationale, les députés de notre mouvement se battront en faveur de l’expulsion immédiate et systématique des étrangers qui entrent ou se maintiennent illégalement en France, l’impossibilité juridique de les régulariser et, a fortiori, de les naturaliser. La place des migrants n’est ni dans des hôtels, ni dans des « maisons modulables » au sein de campements, mais dans leur pays d’origine. Ce sont nos compatriotes SDF, en situation de précarité et mal logés qui devraient être pris en charge en priorité et faire l’objet de toute l’attention des pouvoirs publics.

En tant que directeur de campagne des élections législatives, je me rendrai demain à Chasse-sur-Rhône (Isère), pour participer au côté de notre candidat et de nos responsables locaux à un rassemblement contre l’installation d’un centre d’accueil pour migrants dans un hôtel F1.
 
J’y dénoncerai cette politique assumée de préférence étrangère !

Front National

Parlement européen : un "joli coup de revers"

Parlement europeen

Le Front National en avait averti la classe politico-médiatique : dans l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen, non seulement il contestait les accusations de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), c’est-à-dire de la Commission Européenne et de Martin Schulz (alors président socialiste du parlement de Strasbourg) mais encore il pointerait les pratiques d’un certain nombre de personnalités et partis français représentés à Strasbourg, c’est-à-dire la présence de certains de leurs collaborateurs dans les organigrammes parisiens et nationaux de leurs formations. On apprend aujourd’hui que le parquet de Paris a ouvert le 22 mars une enquête préliminaire pour « abus de confiance » contre 19 euro-députés français LR, UDI, PS, Modem et Verts soupçonnables d’emplois fictifs de leurs assistants parlementaires.

Et c’est l’euro-députée FN Sophie Montel, élue de la région Bourgogne-Franche-Comté, qui a alerté, le 14 mars, le parquet de Paris, c’est-à-dire le procureur François Molins, après avoir étudié de façon approfondie les situations de ces personnalités et de leurs collaborateurs.

Sa lettre commençait ainsi : « Je suis contrainte de porter à votre connaissance des éléments attestant que plusieurs élus français au Parlement européen ont à leur service des assistants ayant par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique respective ». Parmi les « heureux élus » figurent rien moins que l’actuelle ministre chargée des Affaires européennes (sic) d’Emmanuel Macron, Marielle de Sarnez, et l’ex-bras droit de Sarkozy Brice Hortefeux ou encore son collègue LR Jérôme Lavrilleux, ex-directeur de campagne de Sarkozy en 2012 et exclu ensuite de l’UMP pour son rôle dans le dossier Bygmalion. Naturellement, Mme Montel a averti dans le même temps l’OLAF, si « scrupuleuse » dans la dénonciation des abus supposés des différents élus souverainistes du parlement de Strasbourg.

Marielle de Sarnez a aussitôt porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre Sophie Montel. La justice va suivre son cours, qui devrait être assez lent. Reste que Sophie Montel a intéressé les juges au cas de Philippine Laniesse, assistante parlementaire de Mme de Sarnez, mais également conseillère régionale Modem d’Ile-de-France et conseillère municipale dans le XIXe arrondissement de Paris. La  ministre affirme que la situation de sa collaboratrice « a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen ». Mais n’était-ce pas le cas aussi pour les assistants parlementaires européens du Front National, avant que Martin Schulz ne découvre un « scandale » largement relayé en pleine campagne présidentielle française, et que l’ensemble des médias et de la classe politique lui emboîte bruyamment le pas ?

Dans cette affaire, Sophie Montel a tenu à préciser, ce 30 mai à l’antenne de BFMTV, qu’elle ne voulait pas dénoncer des « illégalités » – car, a rappelé l’eurodéputée FN, rien n’interdit dans le droit français d’avoir des assistants qui occupent des fonctions militantes dans votre appareil politique. Mais a-t-elle poursuivi, elle et la formation qu’elle représente se devaient de « déposer ces signalements au motif que nous n’acceptons pas le deux poids deux mesures ». Qui veut que lorsque cette pratique concerne le FN, elle est forcément « illégale », mais que quand les mêmes manières de fonctionner sont utilisées par des ministres de M. Macron elles deviennent subitement légales.
 
Et Sophie Montel a encore souligné à quel point cette non-affaire avait pénalisé la campagne présidentielle de Marine Le Pen.

Le 31/05/2017

FN législatives 2017

Après Fillon, Baroin choisit Macron

Baroin Macron

Tout comme François Fillon, qui avait appelé à voter pour Emmanuel Macron 5 minutes après la proclamation des résultats du premier tour, le sémillant François Baroin vient en effet de se prononcer, dans les pages du Figaro, pour un « désistement » de ses candidats au profit de ceux de Macronou du PS, ou de Mélenchon – en cas de victoire possible du FN dans une circonscription. Ce faisant, Baroin rompt avec le « ni-ni » prôné en pareil cas jusque-là par son parti. 

C’est même l’officialisation d’un retour au « bon vieux » prétendu Front républicain UMPS, étendu cette fois à La République En Marche, le parti du président.

« La position du mouvement, a cru devoir préciser Baroin, elle est connue depuis toujours (…) Les gaullistes sont les adversaires historiques du FN et de l’extrême-droite ».

Sauf que le Front National n’est pas d’extrême-droite, mais patriote. Et que François Baroin et son parti – qui ont soutenu le projet fédéraliste européen, sont atlantistes et ultra-libéraux, bref « Macron-compatibles » – n’ont plus rien de gaulliste depuis longtemps (contrairement à un Nicolas Dupont-Aignan).

L’ « opposition de Sa Majesté Macron »

En revanche, Baroin et son équipe ont tout de l’« opposition macron-compatible », comme l’a d’ailleurs souligné Marine Le Pen réagissant aussitôt à cette nouvelle contorsion politicienne de l’état-major républicain : « En abandonnant le ni-ni pour une stratégie visant à faire élire le maximum de députés du parti En Marche, M. Baroin apporte une énième confirmation de ce que nous répétons depuis des semaines : LR n’est pas un parti d’opposition à M. Macron, c’est un strapontin à la majorité présidentielle ». Et Florian Philippot d’avertir de son côté les électeurs « de la droite et du centre » : « LR ce n’est pas un bulletin de vote d’opposition, c’est un énième bulletin de vote Macron ».

On s’en doutait déjà à la lecture des tracts des candidats LR, qui expliquent que le Premier ministre Édouard Philippe étant « issu de la droite et du centre, il faut lui donner une majorité claire et cohérente pour engager les réformes dont la France a besoin » en faisant élire un maximum de députés LR !

À ce stade, autant que leurs malheureux électeurs votent directement pour les macronistes, ce sera plus simple pour eux – et Édouard Philippe ! De toute façon, ces électeurs « de droite » sont prévenus, par François Baroin lui-même : lui et ses amis n’incarneront pas, face à Macron et à son gouvernement, « une droite scrogneugneu ». Traduisez, ils seront une « opposition smiley » !

Les dirigeants du FN ne sont d’ailleurs pas les seuls à réagir négativement à cet énième changement de cap : Thierry Mariani, figure de la droite LR, a observé que « parler de retrait avant le premier tour, c’est complètement prématuré » Et il a ajouté : « Pour moi, la ligne à suivre est la suivante : on essaie de gagner le premier tour, puis on voit au cas par cas ». Il flotte décidément sur les Républicains un parfum de déchirement interne, de confusion électorale et de compromission politique, qui est peut-être tout simplement l’odeur de la décomposition….

Le 31/05/2017

FN législatives 2017

Médicaments fabriqués en Inde : l’Europe bientôt victime d’une crise sanitaire !

Industrie pharmaceutique

Communiqué de presse de Mireille d’Ornano, Député français au Parlement européen, Cosigné par Jean-François Jalkh et Sylvie Goddyn du 31/05/2017

Avec 13 % des ventes mondiales, l’Inde occupe une part non-négligeable du marché pharmaceutique, en ayant notamment recours au dumping sur les prix, d’après une étude américaine de 2014 réalisée par le Bureau national de recherche économique.

Si c’est une aubaine commerciale pour ce pays, qui connaît la plus forte croissance au monde, une crise sanitaire inédite pourrait toucher l’Union européenne, importatrice de produits pharmaceutiques à hauteur de 1,37 milliard d’euros en 2016, d’après les statistiques commerciales de l’UE.

Pourtant, les médicaments fabriqués en Inde sont sujets à critiques. Aux essais pharmaceutiques non-conformes s’ajoutent le mépris des normes sanitaires et l’insuffisance des médicaments en principe actif, entraînant de possibles infections multi-résistantes.

D’après des chercheurs allemands, le manque d’hygiène sur les sites de production contribue à l’explosion des bactéries tueuses, dont 70 % des voyageurs revenant de ce pays sont porteurs. Or, la prolifération des bactéries renforce la résistance aux antibiotiques

Cette dernière constitue, selon l’OMS, une urgence sanitaire qui pourrait être à l’origine de 10 millions de morts annuels en 2050.
Dans la mesure où des discussions sur un éventuel accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde sont en cours, il est plus qu’urgent d’appliquer des critères sanitaires et environnementaux stricts et de soutenir les productions pharmaceutiques nationales !

Sources :





http://www.lefigaro.fr/societes/2016/02/05/20005-20160205ARTFIG00338-le-marche-du-medicament-en-inde-va-exploser-d-ici-2020.php

Afghanistan : une explosion fait 80 morts à Kaboul et des dégâts matériels à l'ambassade de France

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Une forte explosion a eu lieu ce mercredi 31 mai dans le quartier diplomatique de Kaboul, la capitale de l'Afghanistan. L'attentat au camion piégé a fait au moins 80 morts et plus de 300 personnes ont été blessées selon un bilan provisoire donné par le porte-parole du ministère de la Santé Waheed Majroh et confirmé par d'autres responsables gouvernementaux.

La déflagration a causé des dégâts à l'ambassade de France. "Il y a des dégâts matériels dans l'ambassade de France, il y a aussi des dégâts matériels dans l'ambassade d'Allemagne", a confirmé Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, sur Europe 1. Elle a aussi précisé "ne pas avoir d'autres renseignements pour le moment sur la question des personnes". Face à l'urgence, le ministère de l'Intérieur a appelé la population à des dons de sang dans les hôpitaux.

Toute la ville secouée

L'explosion s'est produite à 8h25 (heure locale). La déflagration a été si forte qu'elle a secoué une grande partie de la ville, soufflant de nombreuses fenêtres et semant la panique parmi la population. Des hommes et des femmes tentaient désespérément de franchir les check-points pour se mettre en quête de leurs proches.

"Grâce à Dieu, le personnel de l'ambassade indienne est sain et sauf après l'énorme explosion à Kaboul", a twitté la cheffe de la diplomatie indienne Sushma Swaraj. La déflagration s'est produite à une centaine de mètres de l'ambassade à vol d'oiseau, a déclaré l'ambassadeur Manpreet Vohra à la chaîne Times Now, confirmant qu'aucun membre du personnel ne figurait parmi les victimes. "L'explosion a été très forte et les bâtiments à proximité, le nôtre y compris, ont subi des dégâts considérables en termes de vitres et fenêtres brisées, de portes soufflées, etc.", a-t-il ajouté.

Aucune revendication

Aucun groupe n'a revendiqué l'attaque dans l'immédiat mais l'explosion intervient peu après l'annonce fin avril par les talibans du début de leur "offensive de printemps". Le groupe État Islamique a également commis plusieurs attentats sanglants dans la capitale. Le chef du Pentagone Jim Mattis a récemment déclaré s'attendre à "une nouvelle année difficile" pour l'armée afghane et les soldats étrangers présents sur le territoire afghan. Le président américain Donald Trump réfléchit à l'envoi de milliers de militaires supplémentaires pour sortir de l'impasse.

Les États-Unis, qui sont engagés en Afghanistan dans le plus long conflit de leur histoire, ont déployé 8.400 hommes dans ce pays aux côtés des 5.000 envoyés par des États alliés membres de l'Otan, dont la principale mission est de former et de conseiller les soldats afghans. Dans un récent message à cette occasion, le chef de la Mission de l'ONU en Afghanistan, Tadichi Yamamoto, avait "appelé toutes les parties au conflit à respecter leurs obligations religieuses et à cesser le combat" pendant la période du ramadan.

Par François Quivoron le 31/05/2017

RTL

Le poids des mots (maux)

Philippe Edouard

Les médias tressent leurs louanges  après les premières sorties diplomatiques du président Macron, rendez-vous internationaux contribuant à lui donner rapidement une stature, à fournir de belles images, de belles photos aptes  à créer de l’allant dans les urnes aux législatives. Pourtant du sommet de l’Otan au G7, rien de concret, aucune décision à mettre au crédit du nouveau président n’a été enregistrée, là ou le maître du monde Donald Trump a imposé ses objectifs, son calendrier, ses thèmes et son tempo

Pareillement, Vladimir Poutine est apparu hier à Versailles sûr de lui, nullement ébranlé par les critiques que lui auraient adressé M. Macron et n’a rien concédé sur les dossiers sensibles, notamment sur le maintien de l’Etat sous sa forme actuelle en Syrie. Les deux hommes ont en tout cas voulu une rencontre cordiale, partagent la même volonté de nouer de meilleures relations entre la France et l’UE d’un côté et la Russie de l’autre. M. Macron serait plus un pragmatique qu’un idéologue affirment certains observateurs, autre façon de dire qu’il préfère contourner l’obstacle quand il est trop difficile plutôt que de buter dessus… A noter les mots aimables du président russe, lors de la conférence de presse qu’ils ont tenu conjointement hier,  sur Marine Le Pen et le FN. En réponse à une question d’un journaliste,  M. Poutine a précisé qu’il était normal de recevoir la présidente du FN, «d’autant plus qu’elle a toujours prôné un développement des relations avec la Russie». Il a précisé  qu’il ne jugeait pas comme infondé les considérations du FN sur « l’identité des peuples européens et la souveraineté des pays européens ».

Le nouveau gouvernement français qui se voulait l’incarnation d’une République exemplaire est cependant rattrapé par les affaires après les révélations du Canard Enchaîné sur un très proche d’Emmanuel Macron, le socialiste Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, à propos d’un dossier remontant à 2011. À Brest,  les Mutuelles de Bretagne , dont M. Ferrand est alors le directeur général, avaient loué des locaux appartenant à sa compagneSandrine Doucen, à la tête d’une SCI  «dénommée Saca, qui (n’avait) pas encore d’existence légale, et qui (n’était) même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle (proposait) à la location».  Celle-ci aurait créé urgemment sa SCI puis obtenu  un prêt bancaire correspondant  à la totalité du prix des locaux car elle disposait « d’un locataire dont les revenus étaient garantis ». Les Mutuelles auraient ensuite financé la rénovation des bâtiments, pour un montant de 184.000 euros. En six ans, la valeur des parts de la SCI a été multipliée « par 3.000 ».

De son côté, dans Le Parisien, «Un avocat mêlé à cette affaire, Alain Castel (…) a déclaré que la promesse de vente du bien incriminé a été signée par Richard Ferrand et comportait une condition suspensive, liée à un bail à venir des Mutuelles de Bretagne et à la composition d’une SCI. Il s’étonne aussi queRichard Ferrand n’ait pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle puisque le bien a largement fructifié avec les travaux. Et enfin, il se demande si le contrat liant les Mutuelles de Bretagne à la SCI de la compagne de Richard Ferrand a été soumis à un commissaire aux comptes, comme prévu par le Code de la mutualité en cas de conflit d’intérêts. » Pour autant, malgré la demande émanant de LR, le parquet national financier (PNF) ne compte pas pour le moment se saisir du dossier et ouvrir une enquête préliminaire comme ce fut le cas pour le candidat Fillon.

Le magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole, Philippe Bilgerqui ne ménage pas ses compliments à l’égard des premiers pas d’Emmanuel Macron dans son costume de président,  met en  garde: «Malheur aux personnalités, même les plus proches de (M. Macron), qui l’obligent ou l’obligeront à quitter la perfection de cette ligne en l’enlisant, lui ou son Premier ministre, dans une cuisine de mauvais aloi.» «Tôt ou tard, Richard Ferrand payera une rançon. Qu’Édouard Philippe, en service commandé, ait été tenu de développer en sa faveur une défense convenue à cause d’une affaire immobilière au fort investissement conjugal mais apparemment licite est un accroc dans un univers qui se piquait de constituer un modèle et qui, avec les mille précautions d’usage qui conviennent, ne sera plus perçu comme tel. Un détail qui, précocement, dégrade un peu le tableau de maître, du maître

Des critiques ont fusé aussi à l’encontre Marlène Schiappa secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes qui,  dans le passé, expliquait comment obtenir des congés pathologiques après une maternité. et se livrait à d’étranges raisonnements: « L’article 1er de la loi de 1905 prévoit que la République, disait-elle,  ne reconnaît ne salarie ne subventionne aucun culte. Ni plus ni moins. Interdire le voile, c’est reconnaître le voile comme signe religieux, donc reconnaître une religion. Interdire le voile à l’école est donc contraire à la loi de 1905 (…), interdire aux femmes voilées d’accompagner les sorties scolaires de leurs enfants relève ni plus ni moins de l’islamophobie». Toujours au nom de la laïcité (?)  elle se prononçait pour l’arrêt des émissions religieuses du dimanche sur le service public. « Dans une vidéo sur You Tube pour la Fondation Jean Jaurès datant de septembre 2016, elle explique  : La diffusion sur France Télévisions – qui est une télévision publique financée en très grande partie par l’argent public -, des messes et différents programmes religieux (…) est une infraction à la laïcité (…). C’est de la théologie et c’est finalement la promotion du fait religieux et de l’oppression des femmes. »

D’une aberration l’autre, comment ne pas relever  la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, captée de son plein gré par un reportage de l’émission Le quotidien et diffusée mercredi 24 mai. Leconducator de la France Insoumise passant devant une église flanquée d’une statue de Jeanne d’Arc (c’est aujourd’hui le cinq-cent quatre-vint-sixième  anniversaire de son supplice), explique à une jeune militante issue de la diversité (selon la phraséologie en vogue): «Ah ! Regarde-la cette folle! Elle entendait des voix, faut quand même pas oublier ça ! Comme elle est complètement givrée, elle arrive, nanani nanan, et ils disent ça tombe bien, on va aller à Orléans pour mener la lutte. Elle, elle arrive, et sans s’occuper de rien, ni de personne : A l’assaut ! Les hommes de guerre, qui sont là, ils disent Mais c’est pas possible ! ».

Personne n’est obligée de penser que Jeanne fut une sainte, et libre à chacun de croire ou de ne pas croire en la geste johannique ou en une religion donnée.

Cependant même sous la très laïcarde troisième république, à défaut d’être honorée, Jeanne était respectée par les Hussards,  en tant qu’héroïne de la nation, symbole de la résistance nationale. Jeanne est un mythe, de ceux dont se nourrissent les peuples, une figure de notre Histoire dont l’importance, la  résonance, va bien au-delà de la stricte et scrupuleuse réalité de son action qui peut toujours être débattue, comme tous les faits historiques, par les historiens et les esprits libres.

Jeanne appartient à notre mémoire constate Bruno Gollnisch,  à l’émouvante imagerie de notre roman national dont elle jalonne le cours comme Roland à Roncevaux, Saint-Louis rendant la justice sous un chêne, la bravoure du chevalier Bayard, les triomphes du Roi Soleil, Bonaparte au Pont d’Arcole, le sacrifice de nos poilus ou l’héroïsme d’un  d’Estienne d’Orves.

Monsieur Mélenchon, politicien madré, intelligent, homme du verbe, connait le poids des mots.  Tourner en ridicule aussi gratuitement Jeanne d’Arc quand on est une personnalité politique en campagne, qui fait profession de patriotisme, d’un certain souverainisme vis-à-vis de Bruxelles et des puissances d’argent est très révélateur.

Cela en dit long sur son surmoi grand-oriental et  trotskiste, sur un courant politique qui aime peut-être une république universelle et hors-sol, mais qui a la détestation de la France dans ses gènes.  

Certes il n’est pas le seul mais nous ne l’oublions pas.