vendredi 26 mai 2017

Le Président Macron doit immédiatement suspendre l'application provisoire du CETA en France

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Communiqué de Florian Philippot, Vice-Président du Front National du 26/05/2017

Au 1er juin ou dans quelques semaines au plus tard, le Traité CETA de libre-échange total entre le Canada et l’Union européenne doit entrer en application provisoire, suivant un processus de ratification complètement tordu, dont seule l’Union européenne a le secret, et surréaliste du point de vue démocratique.

En effet, cetteentrée en application provisoire interviendra avant que les parlements nationaux des États membres ne se soient exprimés.

Dans le cas de la France, le fait que le peuple n’ait pas été consulté par référendum sur ce Traité commercial, dont les conséquences vont être très lourdes aussi bien pour l’économie que pour l’environnement, était déjà un scandale en soi. Mais ne pas attendre l’avis du parlement, de surcroît alors que celui-ci est en cours de renouvellement, l’est tout autant.

Nous demandons donc au Président Macron de procéder à la suspension immédiate de l’application du CETA en France, au moins jusqu’à sa ratification par la nouvelle Assemblée Nationale.

Nous savons le peu de cas que les europeistes font habituellement de la Démocratie, nous enjoignons cependant le Président Macron à ne pas entacher son début de mandat par un symbole aussi désastreux, qui ne sera pas sans rappeler la trahison du Traité de Lisbonne en 2008 au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy ou celle du Traité budgétaire sous François Hollande en 2012.

Front National

Moralisation macronienne : du cas de Ferrand à celui du PNF

Ferrand 2

« Deux poids, deux mesures » : c’est le constat que chacun peut faire avec David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus, à propos du traitement judiciaire du conflit d’intérêt et du népotisme « à la Fillon » dont se serait rendu responsable Richard Ferrand, ministre d’Emmanuel Macron (et secrétaire général d’En Marche!). Le Parquet national financier, saisi par Les Républicains, aurait en effet décidé de « botter en touche », « les faits évoqués à ce stade » n’entrant pas « dans le champ de compétences du PNF ».

Légal mais pas moral (ni très opportun politiquement)

« Pas dans le champ » le PNF sur ce dossier ? Pourtant il s’agit là d’un cas caractérisé de favoritisme familial qui a quand même vu un ministre d’un gouvernement proclamant sa volonté de transparence et de rupture avec les mauvaises pratiques politico-financières d’avant, piétiner très concrètement les principes de la future « loi de moralisation de la vie publique » du dit gouvernement. Tout ça pour réaliser une juteuse plus-value immobilière et familiale – sans entrer dans un excès de détail de cette affaire impliquant les Mutuelles de Bretagne (dirigées alors par Richard Ferrand), l‘épouse de M. Ferrand a vu la valeur des parts de sa SCI « multipliée par 3 000 » selon Le Canard Enchaîné, grâce à la « préférence familiale » de son mari pour un local qu’elle possédait : tout ça étant parfaitement légal – comme les emplois de Pénélope Fillonmais pas très moral ni même politique, vu le contexte généralOn se demande ce qu’en pense « à ce stade » François Bayrou, chantre de cette même moralisation dans l’opposition mais aujourd’hui tout de même garde des sceaux du président Macron ?

De La Fontaine à Marine Le Pen

On se doutait, à vrai dire, que le PNF, création de François Hollande et donc peuplé de créatures socialistes, était un peu à la justice ce que Bernard Tapie fut à l’économie. Aujourd’hui, – jeudi 25 mai, sur BFMTVDavid Rachline se borne à constater cette regrettable évidence : « Le Parquet national financier était beaucoup plus dynamique il y a encore peu de temps (…) Quelles sont les raisons qui conduisent le PNF à s’intéresser à un dossier plutôt qu’à un autre ? » Le directeur de campagne de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle faisait bien sûr une transparente allusion au « dynamisme » dont a fait notamment preuve le PNF dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front National, « affaire » où l’on ne constate – contrairement à d’autres – ni emplois fictifs ni enrichissement personnel

Et David Rachline de rebondir : «  Ce qui est toujours étonnant dans ce genre d’affaires, c’est que plusieurs de nos députés(européens) ont signalé à la justice une vingtaine de cas à peu près similaires à ce que l’on nous reproche, des parlementaires, des députés européens qui sont dans la même situation, qui ont des assistants parlementaires qui ont eux aussi des responsabilités ici ou là dans leur mouvement politique, et ça n’intéresse pas la justice ». Enfin, « étonnant », c’est une façon de parler…

Car poser ces questions, c’est évidemment y répondre. La Fontaine avait déjà posé le problème dans une de ses fables : « Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

Pas très bien vue de la cour macronienne, Marine Le Pen a quand même demandé, par principe (les siens et ceux affichés par Emmanuel Macron), la démission de Richard Ferrand de son poste de ministre « de la Cohésion des territoires ». 

En parlant de territoires, l’entourage de Ferrand a quasiment insulté la Bretagne, sa région « d’élection », expliquant qu’il avait embauché son fils comme collaborateur parlementaire (une affaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne) parce qu’il n’y avait pas assez de jeune Bretons capables de bien écrire ! Décidément un « sans faute », M. le ministre (pour combien de temps encore ?)…

Le 26/05/2017

FN législatives 2017

Cannes : la police empêche une baignade en burkini organisée par Rachid Nekkaz



La police de Cannes a interpellé, vendredi 26 mai, une dizaine de femmes qui avaient l'intention de se baigner en burkini à l'appel de l'activiste algérien Rachid Nekkaz.

Une dizaine de femmes, qui avaient l'intention de se baigner vendredi midi en burkini sur les plages de Cannes, ont été interpellées par la police devant l'hôtel de luxe Martinez, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Ces femmes, venues toutes de Paris par le train, sont des amies et des parentes de Rachid Nekkaz, un Algérien qui s'est fait connaître depuis 2010 en payant les amendes des femmes qui ne respectent pas la législation française sur le voile intégral. Elles étaient toujours retenues en milieu d'après-midi dans les locaux du commissariat de Cannes.

"Une simple baignade"

M. Nekkaz, 45 ans, voulait, avec ce bain en burkini, rappeler la décision du Conseil d'État qui avait cassé, le 26 août dernier, les arrêtés interdisant la baignade en burkini pris dans différentes communes du littoral, dont Cannes, après l'attentat de Nice. Après être passé lui-même au commissariat de Cannes, Richard Nekkaz s'est rendu sur la Croisette pour expliquer aux médias qu'il s'était vu signifier qu'il risquait "une amende de 7 500 euros et six mois de prison pour manifestation non-autorisée" s'il persistait dans sa volonté d'organiser cette baignade.

La préfecture avait pris mercredi un arrêté interdisant toute manifestation à Cannes sur l'ensemble du littoral. M. Nekkaz, qui affirme être un "légaliste", a indiqué qu'il avait pourtant pris acte de cette décision et renoncé à son projet initial de manifestation, au profit de ce qui devait être "une simple baignade avec des amies et de la famille".

Le 26/05/2017 avec AFP

Franceinfo

Attentat à Manchester : face à l'islamisme, agir pour protéger les Français !

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Éditorial de Nicolas Bay, SG du Front National du 26/05/2017

Deux mois seulement après l'attaque de Westminster, où un homme avait foncé dans la foule avec son véhicule avant de tuer au couteau un policier, l’attentat islamiste qui a frappé Manchester nous rappelle que la menace terroriste pèse plus que jamais sur l'Europe.

L'attentat de Manchester visait ici des adolescents et des enfants. Cette attaque lâche et ignoble avait une nouvelle fois pour objectif de semer la terreur.

La jeunesse britannique a été victime de la barbarie d'un État islamique certes en difficulté dans ses bastions en Irak et en Syrie, mais dont les fanatiques présents en Europe, et particulièrement sur notre sol, sont en réalité en position de force. La France est, rappelons-le, le premier pays européen pourvoyeur de djihadistes !

Le fondamentalisme islamiste gangrène des pans entiers de notre territoire. Il s'agit là d'une réalité qu'il faut cesser d'ignorer. Nous ne pouvons demeurer inactifs et accepter d'assister à cette succession d'attaques terroristes. La politique actuelle de l’émotion, des slogans et des gadgets ne suffit pas, il faut agir avec fermeté pour éradiquer, sous toutes ses formes, l’islamisme. Cette lutte doit constituer la priorité absolue dans nos États.

Les mesures que nous réclamons et que nous avons détaillées visent à s’attaquer tant aux menaces immédiates qu'à la source du phénomène, à commencer par l'immigration anarchique que notre continent subit continuellement. Depuis janvier, ce sont 50 000 migrants clandestins qui sont arrivés sur les côtes italiennes, ce qui représente une hausse de plus de 45% sur un an !

A l'Assemblée nationale, face au laxisme et à l'angélisme de Macron et de ses soutiens, les députés patriotes se battront pour que la sécurité des Français soit assurée. Toutes les mesures politiques et législatives doivent être mises en œuvre !

Front National

Mortalité infantile : La Biélorussie soigne mieux ses bébés que la France !

Bielorussie Minsk

Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français au Parlement européen, Commission Emploi et Affaires sociales du 25/05/2017

Une communication du centre de recherche du Parlement européen nous apprend que les nourrissons décèdent davantage avant l’âge d’un an en 2015 dans la France de Messieurs Hollande-Macron (3,5/1000) qu’en Slovénie (2,1/1000) ,, soit 66% de surmortalité relative : c’est dire. La France est même derrière la Biélorussie et son régime post-soviétique (3,4/1000) ! La France, est aussi un des rares pays au monde où la mortalité infantile a connu une hausse récente (2013). Encore du négatif au bilan du mandat Hollande-Macron !

800 000 bébés sont nés en France en 2015. Par conséquent, si la France avait eu un système aussi sûr que la Biélorussie, 80 bébés seraient encore en vie. Par rapport à la Slovénie, c’est encore plus grave : 1120 bébés seraient sauvés.

Dans son projet présidentiel, Marine Le Pen s’était engagé à « lancer un audit complet sur les structures d’accueil et de prise en charge des jeunes enfants afin de mettre un terme aux dérives constatées ». 

Le Président Macron, se montrera-t-il plus concerné maintenant qu’il a été élu ?

Front National

Drogues : le gouvernement Philippe invente la dépénalisation douce

Bay affiche régionales 2015

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen du 25/05/2017

D’après le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, des contraventions pour réprimer l’usage de drogue seront mises en place « dans les 3-4 mois » à venir, concrétisant ainsi une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Au lieu de passer devant un tribunal et de risquer jusqu’à une année d’emprisonnement, les consommateurs de stupéfiants pourront ainsi désormais échapper à une procédure judiciaire au tribunal en s’acquittant d’une simple amende.

Du fait du laxisme de l’État, le nombre de jeunes consommateurs, bien souvent mineurs, ne cesse d’augmenter en France et fait peser d’immenses risques sur la santé publique tout autant que sur la sécurité. Face à cette situation, le gouvernement d’Édouard Philippe (lequel s’était déjà signalé pour sa sympathie pour les « salles de shoot » qu’il voulait accueillir dans sa ville du Havre) témoigne d’une bien étrange philosophie pénale : puisque la loi n’est pas suffisamment et correctement appliquée, assouplissons la !

En réalité, le gouvernement fait preuve de faiblesse et se fait ainsi le complice des réseaux qui prospèrent sur la consommation de drogues, alimentant notamment aujourd’hui des filières terroristes.

À l’Assemblée Nationale , les députés patriotes combattront ce projet dangereux et défendront le renforcement des peines pour les trafiquants ainsi qu’une prévention accrue dès le plus jeune âge.

Front National

Marine députée ? l'avis-autorisé-d'un expert

Affiche Légis 2017 Hénin

« Je ne vois pas comment cette circonscription pourrait échapper à Marine Le Pen » : la circonscription, c’est bien sûr la 11ème du Pas-de-Calais, celle d’Hénin-Beaumont. Et le pronostiqueur est Thomas Guénolé, politologue éprouvé, enseignant, entre autres, à Sciences-Po Paris et à la fac d’Assas, et chroniqueur régulier pour Le Figaro, Libération, le Huffington Post, l’Obs. Que l’on voit ou entend de surcroit sur toutes les chaînes d’information continues et les stations périphériques françaises. Un « professionnel » donc de l’analyse politique, par ailleurs marqué à gauche (il a un temps été conseiller d’Arnaud Montebourg). Et qui s’est fait remarquer récemment par son analyse sur la « quadripolarisation » de la vie politique française, qu’il juge désormais structurée par le débat mondialisation/protection, et la question des « minorités ».

Quelques données objectives et encourageantes

Bref, Guénolé est en situation d’émettre, comme on dit, des « avis autorisés ». Mais ce qu’il dit sur la victoire de Marine Le Pen en juin dans le Pas-de-Calais, point n’est besoin de sortir de Sciences-Po pour arriver à cette conclusion. Thomas Guénolé observe simplement les chiffres, et apprécie le contexte : en 2012, la candidate et présidente du FN avait échoué de 118 voix seulement face au socialiste Philippe Kemel. Aujourd’hui les deux adversaires se retrouvent face à face, mais le parti de Kemel est en miettes, confronté ici aussi à la concurrence de La République en Marche ! le parti du président Macron, et de plus Mélenchon n’est plus là pour jouer, comme en 2012, le rabatteur de voix pour le PS. Et puis surtout Marine Le Pen a obtenu, forte notamment de la présence de Steeve Briois à la mairie d’Hénin-Beaumont, 41,17% des suffrages sur la circonscription au premier tour, et 58,2% au second. Là, le « plafond de verre » a littéralement explosé sous la pression électorale et populaire.

Et fort de ces éléments, Thomas Guénolé, interrogé ce 25 mai par RTL, n’exclut même pas que la candidate soit élue députée d’Hénin-Beaumont/Carvin dès le premier tour des législativesle 11 juin prochain. Nous verrons bien. Mais, premier ou second tour, Marine Le Pen est bien partie pour faire entendre enfin la voix de près de 11 millions de Français à l’Assemblée dans un mois.

Et pour y présider, par la même occasion, le premier groupe parlementaire FN depuis 1986.

FN législatives 2017

jeudi 25 mai 2017

Vacances, golf et courses chez Darty : un député REM aurait abusé de son indemnité parlementaire

Tourret LREM

Parmi les milliers de données fuitées de l'équipe d'Emmanuel Macron figure le nom d’Alain Tourret. Pourtant partisan de la moralisation de la vie publique, ce proche du président aurait réglé des achats personnels avec son enveloppe de député.

Télévision achetée chez Darty pour 4 974 euros, participation à des vacances au Sénégal pour 300 euros ou encore parties de golf allant de 69 à 81 euros : ce sont quelques exemples des dépenses effectuées par Alain Tourret, investi par La République en marche (REM) dans le Calvados pour les législatives.

Dans une liste publiée par Mediapart le 23 mai, on découvre en effet une partie des emplettes réalisées par le député sortant (ex-Parti radical de gauche) entre 2012 et 2017.

Le problème, c’est que ces achats, il les a réglés avec l'IRFM, indemnité parlementaire de 5 373 euros nets par mois à laquelle ont droit les députés de l’Assemblée nationale pour couvrir les frais liés à leur mandat.

Il «conciliait» son travail avec sa vie privée

Face aux révélations, Alain Tourret se dit victime d’acharnement. «Je suis l’un des rares députés à avoir voulu respecter les exigences de transparence… et cela me retombe dessus. Si je n’avais pas été l’ami du président Emmanuel Macron, on ne se serait pas intéressé à moi !», explique-t-il au journal Ouest-France le 24 avril.

La veille, il confiait à Mediapart avoir commis des «erreurs d’imputation» et précisait, par le biais de son entourage, qu’il venait de virer la somme de 16 000 euros sur son compte IRFM en guise de rectification.

Interrogé au sujet de son voyage au Sénégal, il reconnaît «concilier» ses fonctions de député avec sa vie quotidienne, précisant toutefois : «Je comprends que mes explications puissent interpeller

Abordant un voyage en Israël, financé à hauteur de 600 euros par l'IRFM, ce proche d'Emmanuel Macron met en avant sa fonction de président de l'Institut international des droits de l'Homme et de la paix, une association à but non-lucratif. «Ça a bien à voir [avec l’Assemblée], puisque c’est toute sa politique étrangère qu’on met en cause», assure-t-il.

Pas de retrait d’investiture en vue

Interrogé le 24 mai par Le Figaro, Jean-Paul Delevoye, président de la Commission nationale d'investiture de La République en marche, a fait savoir qu'il n’envisageait pas pour l’instant de retirer son investiture au candidat. «Pour l'instant, Mediapart a dévoilé un certain nombre de choses. C'est maintenant à lui [Alain Tourret] de répondre. […] Nous, nous avons besoin des faits... Et là, nous n'avons pas tous les éléments», a-t-il expliqué.

De son côté, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a déclaré qu'il n'avait pas jugé pertinent de réclamer des éclaircissements ou un rapport sur les activités d'Alain Tourret, rapporte Le Parisien le 24 mai. A priori, aucun contrôle n'est exercé par l'Assemblée sur la manière dont les députés dépensent leur indemnité.

Alain Tourret, partisan de la moralisation de la vie politique

Comme le rapporte Le Parisien, Alain Tourret s'était dit favorable à un contrôle de l’utilisation de l’IRFM, par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Il avait d’ailleurs suggéré l’idée au futur président de la république.

Les révélations publiées par Mediapart proviennent de la fuite de milliers de données de l’entourage d’Emmanuel Macron, qui avaient été rendues publiques quelques heures avant le second tour de l’élection présidentielle.

Alain Tourret avait alors déposé plainte pour faux et usage de faux, expliquant que certains documents trafiqués, contenus dans ce MacronLeaks, visaient à faire croire qu’il s’était fait livrer des amphétamines à l’Assemblée nationale.

Le 25/05/2017

RT France

Marine Le Pen sur LCP le 24/05/2017


Haute-Savoie : une collégienne gravement brûlée par sa camarade

Violence tableau

C'est à la récréation de la matinée, vers 10h mercredi 24 mai, que l'agression a eu lieu au collège Le Semnoz de Seynod, en banlieue d'Annecy (Haute-Savoie). Deux jeunes filles de 15 ans se retrouvent alors un peu à l'écart du reste de leurs camarades. Là, l'une asperge l'autre d'un liquide inflammable et y met le feu. Des membres du personnel interviennent immédiatement pour éteindre les flammes, selon la direction de ce collège de 850 élèves. Un surveillant est légèrement brûlé aux deux bras en enserrant la victime pour étouffer le feu. 

"Il semble qu'il préexistait depuis quelques temps un litige, connu de l'établissement", a indiqué la procureure d'Annecy, Véronique Denizot. Transportée en urgence au Centre des grands brûlés à Lyon (Rhône), la jeune fille a été "placée sous coma artificiel". Elle serait touchée au visage, au dos et aux épaules. L'auteure présumée de l'agression a été interpellée peu après avoir quitté le collège et "placée en garde à vue sous la qualification de tentative d'assassinat" depuis 12h30, a précisé la procureure.
 
L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d'Annecy, qui procédait dans la soirée de mercredi à des auditions. La jeune fille passera une nuit en cellule de garde à vue, où "elle sera particulièrement surveillée", a assuré la magistrate. "Il n'y a aucune urgence à la déférer devant un juge, et la garde à vue pourra être prolongée demain (jeudi 25 mai)", a-t-elle ajouté.

Au collège de Seynod, commune qui a fusionné avec Annecy, tout le monde était sous le choc mercredi. Des élèves ont témoigné de "la panique" qui a saisi les jeunes gens. "Elle était en flammes, elle est passée juste à côté de moi. J'étais tétanisée! (...) Elle hurlait, c'était horrible", a raconté une collégienne au micro de France Bleu Pays de Savoie.

Une autre a parlé d'une "scène de vengeance", estimant que la jeune fille arrêtée avait "dû préparer son coup", avec du "dissolvant" caché dans son sac. "Ça a été traumatisant pour tout le monde de voir cette scène." Une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place pour prendre en charge élèves et adultes. Elle sera maintenue "aussi longtemps que nécessaire", a assuré le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, qui a fait part de sa "très grande émotion".

Chaque année en France, quelques cas de violences graves entres élèves d'un même établissement sont recensés, mais il s'agit généralement d'agressions commises par des garçons à l'arme blanche ou avec des objets contondants (matraques, marteau...). Celles commises par des filles sont beaucoup plus rares. Le dernier cas remonte au 20 mai 2010: une élève de 5ème avait été blessée d'un coup de couteau à l'abdomen par une camarade dans la cour du collège Martin-Luther King de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), à la suite d'un différend.

Par Christophe Guirard le 25/05/2017

RTL

Des amendes immédiates pour les consommateurs de cannabis

Cannabis cigarette

Gérard Collomb va mettre en place dans “trois ou quatre mois” une contravention immédiate contre les utilisateurs de stupéfiants.

C'était dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron. L'usage et la détention de cannabis seront désormais punis d'une contravention immédiate, au lieu d'une éventuelle peine de prison et d'un passage devant un tribunal. “Je pense que dans les trois-quatre mois qui viennent, nous aurons mis en place cette mesure”, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sur BFM TV.

Une amende de 100 euros ?

En février, Emmanuel Macron avait expliqué au Figaro que cette amende pourrait être d'environ 100 euros, et qu'une telle mesure serait “plus dissuasive et efficace” qu'une procédure judiciaire qui ne va pas toujours à son terme.

Actuellement, l'usage de drogues est passible d'une peine d'un an de prison maximum et de 3750 euros d'amende.

Le 25/05/2017

Valeurs Actuelles

mercredi 24 mai 2017

Législatives: Même sans Marion Maréchal-Le Pen, le FN grand favori dans le Vaucluse

Bollène Vaucluse

C’est l’un des seuls départements français à avoir élu une députée Front National. Dans le Vaucluse, où le parti frontiste ne cesse de progresser, les législatives peuvent constituer un vivier de députés pour le FN.

Le FN en tête…

Au premier tour de la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen arrive en tête dans quatre circonscriptions, sur les cinq que compte le département duVaucluse. Dans le département, la candidate du Front National gagne trois points par rapport en 2012, devançant largement pour ces élections Les Républicains. En 2012, le département était l’un des seuls à élire une frontiste aux législatives, et les derniers résultats à la présidentielle laissent beaucoup d’espoir aux candidats du FN  quant à une éventuelle victoire.

…mais affaibli sans Marion Maréchal Le Pen ?

La rumeur enflait depuis plusieurs semaines. Elle a finalement été confirmée par la principale intéressée dans une lettre à ses électeurs :  Marion Maréchal-Le Pen se retire provisoirement de la vie politique. Selon nos informations, la députée de la 3e circonscription niait jusqu’ici ses intentions, ne voulant pas mettre son parti en difficulté en cette période de campagne où son nom constitue un véritable atout dans le département. Mais, contrairement à ce que certains cadres lui avaient demandé, et alors qu’elle avait été investie, Marion Maréchal-Le Pen ne briguera pas un second mandat. A sa place, le FN a investi son suppléant, Hervé de Lépinau, un temps vice-président de la Ligue du Sud, mais qui a démissionné du mouvement après les dernières sénatoriales.

Avocat âgé de 47 ans et père de six enfants, Hervé de Lépinau « espère que [la] dynamique » de l’élection présidentielle, qui a placé Marine Le Pen en tête au second tour avec plus de 53 % des voix dans la 3e circonscription duVaucluse, « va perdurer dans le cadre de cette législative ». Elu conseiller municipal à Carpentras depuis 2014 et au conseil départemental l’année suivante, il affirme qu’il démissionnera d’un de ses postes s’il est élu à l’Assemblée nationale.

L’énigme de la première circonscription

Dans cette circonscription, qui correspond à la ville d’ Avignon, la députée sortante socialiste Michèle Fournier-Armand ne se représente pas, laissant planer l’incertitude sur le premier tour des élections législatives. Au premier tour de l’élection présidentielle, la circonscription est éclatée entre la France insoumise (26,01 %), représentée pour ces législatives par Amandine Laugier, le Front National (24,34 %), qui a investi pour le 11 juin prochain la conseillère municipale d’Avignon Anne-Sophie Rigault, et La République en marche, incarnée par Jean-François Cesarini, référent départemental d’Emmanuel Macron.

Un célèbre sociologue candidat de La République en marche

Dans la 5e circonscription, qui comprend notamment le Luberon, la République en marche a investi contre le député sortant Les Républicains Julien Aubert le sociologue Jean Viard. Le directeur de recherche CNRS au Cevipof et spécialiste du temps libre s’est récemment fait connaître du grand public lors de sa participation à L’Emission politique sur France 2. Dans ce secteur, le Front National reste toutefois haut, avec un score de 28,24 % au premier tour de l’élection présidentielle.

Par Mathilde Ceilles le 24/05/2017

20 Minutes