mardi 9 mai 2017

10 600 000 voix !

10 000 voix

On peut être, bien sûr, déçu du résultat d’hier soir, parce qu’on espère toujours beaucoup, quand ont vit durement le quotidien et qu’on souffre de l’état de son pays. Et parce qu’on a senti, au gré des reportages, des tractages ou des meetings, un véritable élan populaire autour de notre candidate.

Sommet électoral

Mais le fait est que, seule face à un adversaire poussé, aidé et relayé par presque tous les médias et les puissants de ce système, de la CGT au Médef, du Monde à Cyril Hanouna, Marine Le Pen a réuni plus d’un tiers des suffrages exprimés34%, 10 644 118 voix – malgré les sondages défavorables et les commentaires systématiquement hostiles, et toutes les fatigues accumulées pendant une campagne interminable. Elle a augmenté son score du 1er tour – 7 678 491 voix – de 4 millions de suffrages.

Lors de la présidentielle de 2012, elle avait engrangé 6 421 426 suffrages (17,90% des suffrages exprimés). Aux Européennes de 2014, les listes FN/RBM avaient obtenu 4 712 461 voix (24,86%). Aux départementales de mars 2015 (au premier tour) les binômes FN/RBM avaient recueilli 5 141 897 voix (25,24%). Aux régionales de décembre 2015 (au deuxième tour), les listes FN/RBM avaient attiré 6 820 447 électeurs (27,10%). Rappelons enfin que Jean-Marie Le Pen avait obtenu 5 525 032 voix au deuxième tour de la présidentielle de 2002.

À la lecture de ces chiffres, on aura compris que Marine Le Pen a réussi ce 7 mai 2017 une performance politique et électorale sans précédent dans l’histoire du Front National et de la vie politique sous la Ve République : ce 7 mai un suffrage exprimé sur 3, un votant sur 4 se sont portés sur son nom.

MLP réalise ses meilleurs scores en Corse (48,52%), dans les Hauts-de-France (47,06%), en Paca (44,53%), dans le Grand Est (42,06%), en Bourgogne-Franche-Comté (39,52%), en Normandie (38,04%) et en Occitanie (37,01%), dans le Centre-Val de Loire (36,69%), en Guyane (35,11%). Mais dans les régions plus difficiles comme la Nouvelle Aquitaine (31,35%), les Pays de la Loire (27,58%), la Bretagne (24,64%), elle réalise des scores inédits. L’Ile-de-France ferme la marche (21,28%), avec cependant une « pointe » en Seine-et-Marne (36,14%).

Ces chiffres ne sont pas alignés là pour la gloriole. Ils suggèrent des perspectives intéressantes en termes d’implantation pour les élections à venir et notamment les législatives de juin.

L’opposition à Macron ? C’est nous, évidemment !

Devant ses partisans réunis dimanche soir à Vincennes, la candidate a très logiquement rappelé que le Front National et Debout la France avaient vocation à prendre la tête de l’opposition au nouveau président, à son gouvernement, à sa politique et à ses candidats aux législatives – ce qui n’a d’ailleurs pas empêché Marine d’avoir un échange cordial avec le nouveau président. Ni d’envisager une refonte du mouvement. Elle a, évidemment, remercié Nicolas Dupont-Aignan de son courage et de son appui politique et celui-ci a dit qu’il ne regrettait pas son alliance.

Puisqu’on parle des législatives, un premier sondage, publié le soir même de ce second tour de présidentielle, place d’ailleurs le FN à 21% d’intentions de vote, immédiatement derrière LR et En Marche ! Sauf qu’en juin, la dynamique sera plus du côté du FN que de celui de LR, et que notre courant sera toujours mieux implanté que le parti macronistemême renforcé des débris du hollandisme et du PS – d’autant que selon un sondage Ipsos publié dimanche soir, 61% des Français ne souhaitent pas qu’Emmanuel Macron dispose d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale !

Encore une fois ce qui s’est produit ce 7 mai est historique, et ouvre vraiment de nouvelles possibilités et perspectives. Comme on disait dans les années post-68, le combat continue, mais sur de meilleures bases qu’avant.

Le 09/05/52017

FN législatives 2017