lundi 22 mai 2017

Des coalitions hybrides aux Patriotes


Les élections législatives approchent doucement mais sûrement.

Et comme à chaque élections, et ce depuis, l’émergence de la nouvelle "cassure" qui n'est plus seulement celle entre la gauche et la droite mais bel et bien entre partisans de la mondialisation financière et de l'Europe telle qu'on souhaite nous l'imposer depuis Bruxelles et les partisans de la souveraineté des peuples dans le respect des identités de chacun il y a quelques surprises parmi les adversaires du mouvement patriote.

La première qui n'en est pas vraiment une pour les observateurs attentifs de la vie politique, c'est la montée en gamme -si j'ose dire-de la coalition "Macron". Celle qui essaie de rassembler autour de la personnalité du président de la République dans un espèce de véhicule hybride qui nous promets des tas de belles applications , de belle réformes inodores, de jolies ballades gratuites sans impôts, de formidables lendemains qui vont chanter...souvent en option.

Mais ça eu déjà marché !

Globalisant -un mot qu'ils adorent à l'Elysée et à Matignon- des personnes issues pour la plupart des partis qui ont mené notre pays dans la situation catastrophique -et sur tous les plans !- que notre pays connaît à ce jour, cette étonnante boite à outils UMPS va essayer de surfer sur la vague présidentielle en affirmant avec la force de la conviction que l'on donnera à un Bruno Le Maire ou à un Richard Ferrand (le premier, lorsqu'il était candidat à la primaire LR-UDI  voulait par exemple la mise en place, à l'allemande, de "petits boulots " payés à hauteur de 5 euros par heure, pour les bénéficiaires des minima sociaux, tandis que le second, député socialiste du Finistère, finance sur sa réserve parlementaire une association qui soutien le boycott des produits israéliens et se pose en demandeur d'un État de Palestine) pour mener la France sur le chemin de la croissance, du plein emploi et... de la souveraineté.

Le seul ciment de cet artefact semble bien être uniquement leur vision commune d'une Europe fédérale, un conglomérat normé, financier, sans saveur et dans lequel notre nation confirmera son statut de membre participant et payant et  c'est le pire, de province d'un vaste empire totalitaire.

Outre Les Républicains et le PS, qui se cherchent aussi bien un Chef qu'un programme et qui se posent des questions pour leur avenir (surtout du côté de la rue de Solférino) il y aura bien sûr, La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui voudrait voir les Français venir massivement écouter ses longs discours devant un podium parisien et devant leurs postes de télévisions. Méthode inaugurée par le régime des soviets en Russie puis repris avec une certaine réussite par feu Fidel Castro à La Havane ou encore Hugo Chavez au Vénézuela, deux grands modèles de notre révolutionnaire français qui fut-les gens ont bizarrement tendance à l'oublier- sénateur du PS durant près de vingt ans...

Et, pour terminer, je ne peux passer à côté de l'étonnante alliance entre les partisans de Jean-Marie Le Pen (Comité Jeanne), le mouvement Civitas, le Parti de la France de Carl Lang et le SIEL de Karim Ouchikh -allié jusqu'à l'année dernière au RBM- qui vise , on le sait bien, à empêcher l'élection par la présentation de candidates et candidats à ces législatives de représentants du Front National et accessoirement bénéficier d'un financement public par l'intermédiaire d'une structure commune.

Je suis favorable à un rassemblement des patriotes mais les patriotes il y en a qui se trouvent aussi bien à la droite de la droite qu'à la gauche de la gauche en passant par le centre-droit, le centre-gauche et la droite conservatrice. Le patriote est un français et une française. Point.

Depuis 2011 et l'élection à la tête du Front National de Marine Le Pen, nos idées politiques, nos ambitions pour la France, notre voix particulière qui résonne dans le brouhaha de la vie publique à pris une autre dimension. Et la prise en compte du patriotisme "inter-rive" a fait du mouvement patriote et national une entité incontournable qu'on l'accepte ou pas. D'ailleurs je profite de cette évidente constatation pour me féliciter que parmi-ceux qui l'ont bien compris se trouve Bruno Golnisch, un homme que j'admire, autant pour sa connaissance de la vie humaine que pour sa dignité.
En cela, je ne peux que rejoindre les auteurs du texte fondateur de l'association mise sur pied par Florian Philippot, "Les Patriotes" qui affirment :

"Face à une Union européenne qui détruit notre État comme nos emplois, il est essentiel que la France retrouve sa pleine et entière liberté et le sens de ses intérêts nationaux. Face aux ravages de la mondialisation sauvage, il est vital de préserver les structures de notre solidarité nationale, mais aussi nos valeurs et notre identité nationale.

Notre ambition, avec « Les Patriotes », est donc de participer de façon active et positive au développement de ce patriotisme généreux. Nous voulons convaincre les Français que les caricatures véhiculées par le système ne correspondent en rien à la réalité. Non, le patriotisme n’est pas un repli sur soi reposant sur un discours de haine. Au contraire, l’amour de la patrie et la défense de ses citoyens sont les meilleurs moyens de permettre à la France de retrouver son unité et de s’ouvrir au monde, sans mettre en danger la prospérité ou la sécurité de ses habitants."

Depuis plusieurs jours, l'annonce de la création de l'association par le vice-président du FN aura provoquée d'innombrables réactions au sein même du mouvement, souvent défavorables, en partant du fait que pour soutenir Marine Le Pen il suffit d'être membre du Front National ou encore du Rassemblement Bleu Marine présidé par Gilbert Collard.

Ceci étant, chacun est libre de fonder une association, un collectif, afin de mettre en avant le projet pour la France du mouvement  et pour permettre à l'ensemble des citoyens de le soutenir.

Il ne faut pas oblitérer le fait, et on a pu le constater une fois de plus durant la campagne présidentielle, bien que se présenter comme membre du FN est beaucoup plus commode qu'il y a vingt ans, que soutenir publiquement un ou une candidate du mouvement de Marine Le Pen ne va pas encore de soit.

Aussi, je suis ouvert à la création de toutes structures permettant de rassembler l'ensemble des patriotes, à la condition expresse que ce rassemblement se fasse autour du Front National et de sa présidente, élue lors du Congrès de Lyon en novembre 2014. Il ne faudrait pas que derrière ce bel objectif, se pose autre chose, comme certains ne se cachent pas de le dire.

GS