vendredi 19 mai 2017

Isabelle Surply : Chez nous, on ne parle pas aux femmes, me dit-il !

Isabelle Surply


Par Isabelle Surply, candidate du Front National sur la 3ème circonscription de la Loire , le 19/05/2017

Que s’est-il passé mercredi, sur le marché de Saint-Chamond ?

Ce mardi, comme bien souvent sur le marché de Saint-Chamond, dans la Loireune partie de mon équipe et moi-même sommes allés à la rencontre des Couramiauds sous un soleil éclatant. Détail essentiel à l’histoire, un caméraman privé professionnel nous suivait toute la journée pour réaliser mon clip de campagne pour les élections législatives, car je suis candidate sur cette circonscription (pour le FN). Soudain, un exposant du marché prend à partie L., un de mes militants. Je tends l’oreille et je l’entends dire : « Casse-toi, on veut pas de vous, ici, dégage avec ton tract. » 

Je m’arrête, me retourne et lui demande de rester poli. Et le bougre de 110 kg de me répondre : « Je vous parle pas, à vous ! Chez nous, on ne parle pas aux femmes ! »

Chez lui ? Mais où habite-t-il, ce pauvre homme ? De quoi parle-t-il ? 

Je lui demande alors pourquoi et lui fais remarquer que son attitude est très raciste ! 

Il me répond : « Je ne suis pas raciste, je suis féministe. » 

Le pauvre, il ne sait même pas ce qu’il dit…

Bien évidemment, je lui ai expliqué que j’étais ici chez moi et que je faisais bien ce que je voulais. Ce n’est quand même pas un raciste anti-français qui va me dicter ma conduite… 

Je vous épargne le reste de son déferlement de haine mêlant indécence et provocation : « Moi, j’ai les allocs, la CAF et la Sécu, j’en profite à fond et je t’emmerde ! », suivi de rires gras et autres noms d’oiseaux. J’ai mis le holà très vite, lui signifiant que j’étais une élue et une femme, et que je ne l’autorisais pas à me traiter de la sorte.

Un vrai amoureux transi de notre mère patrie et de son peuple, je vous dis

Vous remarquerez que le caméraman a pris soin de laisser ce gueulard francophobe hors champ caméra afin d’éviter toutes représailles judiciaires (ou physiques) pour droit à l’image.

Ce genre d’incident arrive-t-il fréquemment ? 

Malheureusement, ces dernières années, le climat de la vallée s’est largement détérioré, laissant la place à un communautarisme de plus en plus visible… et pas d’appareil judiciaire assez efficace pour contrer cela. Ici, mêmes les lois de la République ne sont plus appliquées.

Il y a peu de temps – témoins à l’appui -, d’autres Couramiauds du même acabit m’ont gentiment envoyée promener, me rétorquant toute honte bue qu’ils « n’avaient pas la nationalité française et qu’ils ne comptaient pas la demander parce qu’ils n’avaient aucune envie de devenir français ». Et de rajouter : « Foutez-nous la paix, on est très bien comme ça ! »

Grosse ambiance.

D’autres fois, on me lance d’aller « me faire voiler » et encore, il y a quelques mois, j’ai eu encore droit au : « Déso, je ne sers pas la main aux femmes, c’est contre ma religion. » Soupir. (Bon sang, ils ont un vrai souci avec la gent féminine, c’est pénible, à la fin.)

Un jour, avec mon équipe, une femme accoutrée vraisemblablement d’un jilbab (vêtement recouvrant tout le corps sans couvrir le visage) s’est approchée de nous et a interpellé le candidat de la première circonscription pour savoir si nous étions racistes.