mercredi 3 mai 2017

Présidentielle : le second tour divise la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie vote

La campagne présidentielle a aussi des répercussions en Nouvelle-Calédonie. Les indépendantistes sont divisés sur la participation ou non au second tour: certains partis appellent à voter pour Emmanuel Macron alors que d'autres refusent de participer, d'une manière ou d'une autre à un scrutin national. «L'Union calédonienne ne participe pas aux élections nationales, présidentielle et législatives», a rappelé pendant l'entre-deux-tours Gérard Reignier, secrétaire général de l'UC, membre de poids du FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste).
La décision de bouder les scrutins nationaux de 2017 remonte au Congrès de l'UC de novembre lorsque cette formation a choisi de se consacrer «à la préparation de l'accession du pays à la pleine souveraineté», dans la perspective du référendum d'autodétermination prévu pour novembre 2018. La percée de Marine Le Pen (29,09 % au premier tour) le 23 avril, arrivée dans l'archipel juste derrière François Fillon (LR) avec 31,19 %, inquiète l'UC. «Au second tour, on sera sûrement le territoire qui enregistrera le meilleur score pour Mme Le Pen. C'est un très mauvais signe pour la région, la France et les instances internationales», déplore Gérard Reignier.

Le Parti travailliste, proche de l'extrême gauche, a, lui aussi, décidé de ne pas prendre part aux élections nationales, tout en considérant que la montée du FN traduit «un échec du vivre ensemble».

En revanche, le Palika, l'autre locomotive du FLNKS, qui avait fait campagne pour Benoît Hamon (PS) au premier tour (9,34 % des voix), a appelé ses militants à voter pour Emmanuel Macron, le candidat d'En marche!. Les deux autres formations minoritaires de la coalition indépendantiste, le RDO et l'UPM, sont également sur cette ligne.

Par Albert Zennou le 02/05/2017

Le Figaro