mardi 23 mai 2017

Retour sur les principaux éléments de l'attentat suicide de Manchester, revendiqué par Daesh

Manchester attentat 22052017

L'Etat islamique a revendiqué l'attaque kamikaze de Manchester, ayant coûté la vie à 22 personnes. Si un seul terroriste a participé à l'attaque, la police britannique enquête sur de possibles complicités.

Quelques heures après l'attentat survenu dans une salle de concert à Manchester le 22 mai, les recoupements entre les différents témoignages et les éléments déjà confirmés par la police britannique permettent d'établir certains faits.

Où et quand l'attentat s'est-il produit ?

Vers 23h30 (heure française), une violente explosion a retenti à proximité de la Manchester Arena, dans le nord-ouest de l'Angleterre. La déflagration a eu lieu alors que la chanteuse américaine Ariana Grande venait de se produire sur scène devant environ 20 000 personnes. Selon le personnel de la Manchester Arena, l'attaque se serait produite «à l'extérieur de la salle de concert, dans l'espace public».

D'après plusieurs témoins cités par les médias britanniques pendant la nuit, l'explosion se serait produite à la fin du concert, alors que les lumières venaient de se rallumer. «Nous étions en train de quitter la salle […] lorsqu’on a entendu un bang, comme une explosion, qui a effrayé tout le monde», a rapporté Majid Khan, jeune spectateur de 22 ans, à l’agence de presse britannique Press Association.

Comment ont réagi les gens présents sur place ?

Il semble que l'explosion ait d'abord semé la confusion et la panique parmi les spectateurs à l'intérieur et à l'extérieur du bâtimentThe Guardian rapporte le témoignage d'Oliver Jones, un adolescent de 17 ans, qui raconte avoir «entendu une détonation» après la fin du concert. «J’ai vu les gens courir et crier dans une direction, avant de repartir en sens inverse», témoigne-t-il. «Des gens criaient qu’ils avaient vu des gens recouverts de sang mais d’autres disaient que c’était des ballons éclatés ou un haut-parleur», raconte à la BBC Robert Tempkin, jeune homme de 22 ans présent sur les lieux. Des images circulant sur les réseaux sociaux témoignent de la panique à l'intérieur de la Manchester Arena juste après l'attaque.

Dans les heures qui ont suivi la tragédie, plusieurs centaines d’habitants de Manchester ont offert d'héberger certaines victimes en relayant leurs annonces sur les réseaux sociaux avec le hashtag #RoomForManchester (Une Chambre Pour Manchester). L'initiative a été encouragée par Andy Burnham, le maire travailliste de Manchester, qui a dit y voir «le vrai esprit de notre ville face à une tragédie aussi dévastatrice».

Que sait-on de l'attaque et de son auteur ?

Le chef de la police de Manchester, Ian Hopkins, a annoncé le 23 mai au matin que l'attaque avait été perpétrée par un homme seul. Le responsable de Scotland Yard a également précisé que le terroriste avait déclenché «une charge explosive qu'il portait sur lui». Le kamikaze est mort sur le coup. «Nous travaillons étroitement avec les services antiterroristes nationaux et les services de renseignement partenaires du Royaume-Uni», a-t-il ajouté.

Si la nature terroriste du drame a tardé à être confirmée par les autorités, le Premier ministre britannique Theresa May avait d'ores et déjà condamné «une attaque terroriste épouvantable» dans la nuit. Les services secrets américains avaient également annoncé suspecter un «attentat suicide» dans les heures ayant suivi l'attaque.
L'attaque a été revendiquée par Daesh par le biais d'un communiqué de son agence de propagande Amaq.

Quel est le bilan des victimes ?

La police a confirmé que 22 morts étaient à déplorer et que 59 personnes avaient été blessées dans l'explosion. Parmi les blessés figurent des spectateurs du concert mais également des personnes venues chercher ou accompagner des proches. Les blessés sont traités dans six hôpitaux, a précisé la police. Il y aurait également des enfants parmi les victimes.

Quelles conséquences ?

Rapidement, les trois principaux partis britanniques, le Parti conservateur, le Parti travailliste et les Libéraux-démocrates, ont annoncé que la campagne pour les élections nationales anticipées, prévues le 8 juin prochain, était «suspendue jusqu'à nouvel ordre». Le maire travailliste de Londres Sadiq Khan a annoncé que les effectifs de police dans les rues de la capitale anglaise seraient augmentés


Le 23/05/2017

RT France