dimanche 14 mai 2017

Un changement, ce dimanche ?

Elysée enntrée

A en croire la quasi-totalité de nos médias, agences de presse, télévisions et autres plateformes radiophoniques ce dimanche est un grand jour pour la France.

En effet, dans quelques heures, le président de la République Hollande va céder la place au président de la République Macron pour les cinq ans à venir...

De "grand jour", de fait, pour eux deux et tout le petit monde qui gravite autour de leurs personnes c'en est indéniablement un. Par contre, pour les millions de Français qui attendent autre chose qu'une simple continuité dans leur quotidien, ce dimanche est une journée comme une autre, et en plus, la météo -du moins dans le nord du Jura- n'est pas folichonne !

Non, comment affirmer que ce dimanche va changer la donne, alors que François Hollande va laisser les clés du Palais et faire une tape amicale à celui qui fut le Secrétaire général adjoint du dit palais et en 2014 son ministre de l'économie ?

Chacun le sait, et d'ailleurs les investitures aux législatives d'un nombre impressionnant d'élus PS et de collaborateurs de parlementaires du même parti, agrémenté d'autres venus des rangs du parti créé par Nicolas Sarkozy et du Modem de François Bayrou nous le montre bien.

Le quinquennat qui débute officiellement ce jour est une totale continuité avec celui qui s'achève. Dès demain, et pour bien signifier les choses aux françaises et français qui ont peut-être espérés à un véritable bouleversement, après sans doute avoir nommé un Premier ministre du sérail, (on parle du maire LR du Havre Edouard Philippe), Emmanuel Macron ira auprès de la chancelière allemande Angela Merkel pour afficher l'amitié franco-allemande et -mais n'attendons pas que nous l'entendions- le leadership de notre voisin de l'Est sur la politique française par l'intermédiaire de l'Union européenne.

Ce matin, en voulant regarder le téléjournal de Radio-Canada (comme de nombreux français j'ai de la famille au Québec et je me tiens informé de l'actualité chez nos cousins francophones d'Amérique) diffusé chaque matin sur TV5 Monde, je suis tombé sur un entretien réalisé par une chaîne belge avec le journaliste français Jean Quatremer, correspondant de Libération auprès des institutions de l'UE, soutien, mais faut-il le dire ?, du nouveau Chef de la province France.

Ce monsieur, qui est légèrement imbue de sa personne, parle des électeurs du FN, mais aussi de tous ceux qui se sont abstenus et voté blanc le 7 mai dernier, avec une hargne méprisante.

En envoyant Emmanuel Macron à l'Elysée, les françaises et français qui ont choisis la continuitée socialiste, ont également choisis plus de soumission, plus de connexions entre une Europe bruxelloise et notre pays qui va droit vers une vision fédérale et en surplus donné raison -avec beaucoup de "glorioles" mal placées- à des olibrius du même accabit que Jean Quatremer.

Non, c'est une triste journée pour la France.

GS