vendredi 30 juin 2017

Comptes publics, gel du point d'indice : les multiples mensonges d'Emmanuel Macron

Flamme BBR

Communiqué de presse du Front National du 30/06/2017

Hier la Cour des comptes a révélé le montant du dérapage attendu des finances publiques en 2017, de l’ordre de 8 milliards d’euros. Cette situation n’étonnera que ceux qui faisaient semblant de croire aux promesses et à l’action du précédent gouvernement, dont on rappelle que Monsieur Macron a eu la responsabilité de l’Économie jusqu’à la fin du mois d’août 2016.

En d’autre termes, si les finances publiques de notre pays se sont dégradées en 2017 c’est bien à cause de la politique inefficace de Monsieur Macron et des mensonges de ses amis quant à la trajectoire budgétaire de la France.

L’une des premières conséquences de ce dérapage est le gel du point d’indice des fonctionnaires annoncé hier par le ministre des Comptes publics, Gerald Darmanin. Gelé depuis 2010, le point d’indice des fonctionnaires avait connu deux petites hausses fin 2016 et début 2017, en pleine période électorale.
 
Sitôt les élections passées, les fonctionnaires repassent évidemment au moulinet de l’austérité.

Ce nouveau gel met en évidence un autre mensonge de Monsieur Macron. Pendant la campagne, celui-ci avait en effet promis de mettre un terme à « l’évolution uniforme des rémunérations dans la fonction publique ». Or ce gel frappera uniformément tous les fonctionnaires, y compris ceux des catégories les moins bien rémunérées.

Le Front National met en garde les Français contre la cure d’austérité qui se prépare et dont les fonctionnaires ont été les premières victimes annoncées. Les mensonges du précédent gouvernement sur l’état de nos finances publiques ne servent que de prétexte à l’actuel gouvernement pour justifier la poursuite d’une politique de soumission à Bruxelles, particulièrement injuste et inefficace, et dont le seul effet sera l’inverse de celui recherché : tuer la croissance et augmenter notre dette.

Front National

Il n’y a pas photo

Macron photo officiel

Le rapport de la Cour des comptes,  particulièrement  accablant pour le gouvernement Hollande, pointant son insincérité, est tombé. Les résultats de cet audit des finances publiques auraient surpris nos dirigeants (même Emmanuel Macron, ancien ministre de l’Economie d’août 2014 à août 2016???). « Nous héritons d’un dérapage de 8 milliards d’euros. C’est inacceptable » a réagi le Premier ministre  Edouard Philippe, jouant la partition de l’indignation douloureuse devant cette découverte inattendue….  

Les magistrats financiers exhortent le gouvernement à prendre « des mesures de gestion rigoureuses », à procéder à « un effort d’économies sans précédent », si la start-up France sur laquelle entend régner la nouvelle équipe   entend baisser le déficit.  Faute de quoi celui-ci ne passera pas sous  la barre des 3% du PIB, comme l’exige Bruxelles. Il a été rappelé ces dernières heures que l’ex gouvernement, aux échecs duquel M. Macron a pris toute sa part avait promis de ramener ce fameux déficit à 2,3%. Déjà résonne dans les allées du pouvoir la petite musique expliquant aux Français que dans ces conditions, mille fois hélas,  c’est ballot ma pauvre dame,  les promesses de campagne du candidat Macron seront certainement reportées à un avenir meilleur…  

Le Premier ministre a donc promis « des mesures d’économies» mais pas de hausses d’impôts.  Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, annonçait  lui d’ores et déjà jeudi  sur France 2  une « décision difficile »: il n’y aura  « pas d’augmentation du point d’indice » pour les fonctionnaires. Toutes choses qui seront certainement évoquées par le Président de la République le 3 juillet devant le Congrès,  le parlement réuni à Versailles, « une communication qu’il veut comparable au discours sur l’état de l’Union du président américain » nous explique Le Monde 

Tropisme américain qui n’est plus l’apanage des années présidentielles bling-bling d’un Nicolas Sarkozy, comme le démontre de manière éclatante et très symbolique, la photo officielle du nouveau Président. Elle a été  réalisée par Soizig de la Moissonière, présente comme photographe lors de sa campagne, qui fut aussi  l’auteure de la photo de la présidentielle de François Bayrou en 2012. Un cliché, dans tous les sens du terme,  qui emprunte autant au portrait officiel  de Barack Obama qu’aux visuels des  séries hollywoodiennes comme l’a noté le Huffington Postqui en connaît un rayon dans ce domaine.

Le Figaro s‘est arrêté sur la symbolique des objets qui ont été disséminés sur ce portait immortalisant le successeur de François Hollande, lesquels bien sûr n’ont pas été placés au hasard. Ceux d’un « président-littéraire-maître-du-temps-connecté-à-son-époque»…mais pas seulement. «Les livres qu’il a choisis ont été disposés sur le bureau. Les mémoires de Guerre du général De Gaulle est ouvert à sa droite. Un recueil des œuvres de Stendhal, dontLe rouge et le noir, et un autre d’André Gide, dont Les nourritures terrestres -plus consensuel que le  Corydon !, NDLR- , sont posés sur sa gauche. Tous dans les éditions de la Pléiade. Il y a aussi un encrier surmonté d’un coq qu’Emmanuel Macron a trouvé là en prenant possession du bureau

Il y a enfin l’horloge du Conseil des ministres, celle qu’il regarde tous les mercredis pour vérifier s’il est dans les temps ou s’il prend du retardAjoutons, pour rester dans le domaine d’une symbolique lourde de sens, que l’horloge en question a été posée devant le drapeau européen, lequel  a été placé à droite de l’image, c’est-à-dire spatialement dans le sens de l’avenir;  manière de démontrer que la maîtrise du temps n’appartient plus vraiment au gouvernement élu par les Français mais à Bruxelles,  et que l’heure de l’effacement de la France a (définitivement?) sonné

La droite républicaine accompagnera-t-elle ce déclin français programmé par les élites mondialisées, comme elle l’a fait ces dernières années,  ou aura-t-elle le courage, le sursaut intellectuel et moral, d’en finir avec les trahisons constantes de sa base électorale depuis l’ère Giscard? Une partie de cette droite là a au moins clarifié la situation en se ralliant à M. Macron. Les autres républicains crient aujourd’hui au scandale après l’élection des trois questeurs  à l’Assemblée nationale.  Il est en effet d’usage  qu’un des trois poste soit réservé à l’opposition. Eric Ciotti devait l’obtenir, mais c’est Thierry Solère, membre  du groupe (scissionniste?)  des LR-UDI dits constructifs, macron-compatibles, qui en a hérité

Christian Jacob,  président du groupe LR canal historique,  a manifesté sa colère : « jamais dans l’histoire de notre Assemblée les droits de l’opposition n’ont été piétinés comme ils ont été piétinés  » a-t-il  déclaré. « Je souhaite que ceux qui ont décidé de ne pas siéger dans notre groupe quittent notre parti ou en soient exclus», nous assistons «une rupture dans l’équilibre  des pouvoirs» et «un hold-up démocratique.a affirmé de son côté  ce jeudi M.  Ciotti.

Déséquilibre antidémocratique qui  certes,  note Bruno Gollnisch, ne gênait pas Eric Ciotti quand il affirmait au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC en mars dernier qu’il « veillera toujours à ce qu’il n’y ait pas d’élus Front National » dans son conseil départemental.

Mais bon, sous la pression des événements et des électeurs, nous voulons bien croire que cette affirmation-là ne sera peut-être pas définitive…

Le 30/06/2017

Bruno Gollnisch

Arboriculteurs et viticulteurs bientôt sur la liste des métiers en voie de disparition

Collard Nîmes 2015

Communiqué de Presse de Gilbert Collard, Député du Gard du 30/06/2017

L’inégalité des normes sanitaires et sociales entre les Etats Européens et plus particulièrement avec notre voisin Espagnol, engendre une concurrence déloyale qui étrangle les filières agricoles Française.

A travers nos agriculteurs, c’est notre pays, son identité, sa souveraineté et son patrimoine qui sont attaqués.

Les arboriculteurs et les viticulteurs Gardois sont fortement impactés par cette concurrence.

Les producteurs d’abricots ne peuvent pas écouler leurs productions. Les grandes surfaces préférant commercialiser la production Espagnole bien moins chère.

Quant aux viticulteurs, les cuves sont pleines et le prix de vente en baisse. En cause, la forte augmentation des importations de vins Espagnols qui sont vendus en France sous des étiquettes trompeuses pour le consommateur.

Ceci ne peut plus continuer. Nous devons prendre des mesures sans attendre afin de sauver ces filières d’excellence qui font la richesse de notre territoire. Il faut arrêter de favoriser les productions étrangères en fermant les yeux sur le dumping social et l’utilisation de produits phytosanitaires non autorisés sur lesol Français. C’est une des priorités de mon mandat.

Aussi, après avoir rencontré les différents acteurs du monde agricole, je rédigerai une proposition de Loi pour la rentrée parlementaire de septembre et j’appelle tous les Députés du Gard, de l’Hérault et des territoires ruraux, à sortir des postures politiciennes et à s’engager à mes côtés.

La tension est à son paroxysme. Ne revivons pas le drame survenu à Montredon en 1976.

Front National

Les pendules à l'heure

Pendule

La présidente du Front National Marine Le Pen vient donc de remettre les pendules à l'heure.

Les médias informent que Nicolas Bay, Secrétaire général a en effet adressé un mail aux Conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté indiquant qu'il prenait des mesures de suspension du mouvement envers les conseillers régionaux Julien Acard et Antoine Chudzik "En raison de leur comportement inacceptable lors de la campagne des élections législatives et de leurs propos très hostiles à la direction du mouvement".

Nicolas Bay poursuit, toujours selon les journaux : "Mme Montel ne tient cependant aucun compte de cette situation et continue de leur accorder sa confiance et de les laisser agir et intervenir librement au nom du groupe", et d'annoncer la création d'un nouveau groupe Front National lequel ne serait plus présidé par Sophie Montel.

Le mouvement a également demandé le retrait de Pascal Gannat, président du groupe FN en Pays-de-la -Loire qui s'était escarmouché avec la vice-présidente de l'association présidée par Florian Philippot.

Personnellement, je pense que s'il faut refonder le FN afin de rassembler en son sein l'ensemble des 11 millions d'électeurs qui ont choisis de glisser le bulletin Marine Le Pen dans l'urne, il n'est pas imaginable de voir se diluer ses fondamentaux en ce qui concerne aussi bien l'immigration, les questions identitaires, l'islam radical, le communautarisme, la laïcité, la souveraineté et les questions de société telles que celles concernant la PMA et la GPA (véritables dangers pour moi), il y a des instances pour cela.

J'écrivais le 23 juin dernier au sujet de la sortie de Sophie Montel sur notre vision du problème migratoire "le mouvement va mettre en place un Congrès au début de l'année prochaine. Ce sera le moment de s'affirmer partisan d'une refonte en profondeur ou pas."

C'est toujours d'actualité.

GS

Le nouveau président de Terra Nova est un ancien banquier pro-Macron

Macron LRPS

Le Franco-Béninois Lionel Zinsou, 62 ans, a été élu président du think tank progressiste Terra Nova, longtemps considérée comme la boîte à idées du Parti socialiste. Il remplace ainsi François Chérèque, l’ancien patron du syndicat CFDT, décédé en janvier.

Cet ancien premier ministre du Bénin etcandidat à la présidentielle du pays il y a un an, passé par lelycée Louis-le-Grand, l’École normale supérieure, Sciences-Po et la London School of Economics, a été la plume de l’ancien premier ministre socialiste, Laurent Fabius, dans les années 80, professeur à l’ENA, économiste chezBNP Paribas et dirigeant chez Danone.

Il a croisé Macron chez Rothschild

Puis, en 1997, il embrasse une carrière de banquier d’affaires chez Rothschild avant de rejoindre le fonds d’investissement européen PAI Partners en 2008, dont il prend la tête un an plus tard. J’ai servi un gouvernement socialiste en France, j’ai des engagements de gauche. J’ai créé une fondation au Bénin, et donc je n’ai pas trop l’image du capitaliste assoiffé de sang. Cela brouille un peu les cartes, déclarait-il dans une interview à l’Afrique des idées.

Proche d’Emmanuel Macron qu'il a côtoyé lors de son passage chez Rothschild, il est aussi membre de nombreux cercles de réflexion, dont le Siècle et l'Institut Montaigne, et a siégé près de dix ans au Conseil de surveillance du journal Libération. “En Europe comme en Afrique, et indissociablement, j'ai toujours considéré comme essentiel de participer au débat public au sein des forces progressistes, a expliqué Lionel Zinsou dans un communiqué.

Le 30/06/2017

Valeurs actuelles

La nouvelle guerre des classes

Troszczynsk

Par Mylène Troszczynski, députée FN au Parlement européen le 30/06/2017

La réforme du code du travail était au menu du conseil des ministres du 28 juin. Elle illustre « la nouvelle guerre des classes », très bien décrite par Michael Lind dans un article paru dans American Affairs : les salariés perdront des protections au profit des managers.

La nouvelle guerre des classes a suivi la fin de la guerre froide. Cette guerre des classes oppose les élites politiques, intellectuelles et managériales aux classes travailleuses populistes. Elle a produit leBrexit et l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

Les néo-libéraux de la « drauche » considèrent qu’il n’y a plus de classes socialeset que nos sociétés seraient méritocratiques. Ils attribuent le populisme à la bigoterie ou à l’irrationalité. Mais la guerre des classes renvoie aux travaux de James Burnham sur la révolution managériale et à la sociologie de John Kenneth Galbraith.

George Orwell avait résumé la pensée de Burnham. Le capitalisme disparaît mais n’est pas remplacé par le socialisme. La nouvelle société est planifiée, centralisée et non démocratique. Les nouveaux dirigeants sont ceuxqui contrôlent la production sous le nom de managers.

Une aristocratie de talents au sommet et des demi-esclaves à la base.

Les managers peuvent venir du privé ou du public et ils sont largement héréditaires. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les industries se sont organisées en monopoles ou en oligopoles. D’immenses sociétés remplacent le marché. Le secteur privé tend à dominer le secteur public en finançant les campagnes directement (aux États-Unis) ou par la voie des médias (en France).

Ainsi, de 1909 à 1970, les 100 plus grosses sociétés britanniques sont passées d’une part de marché de 16 % à 45 %. Aujourd’hui, les deux firmes majeures dans l’aviation réalisent 100 % des gros avions et 70 % dans les boissons gazeuses non alcoolisées.

Après la dépression de 1917, il y eut des chocs entre les élites et les travailleurs. Cela se résolut par l’État-providence en Allemagne, au Japon, aux États-Unis et ailleurs. Depuis les années 70, la fin de la guerre froide et depuis la crise de 2008, ces immenses sociétés ont beaucoup délocalisé à la recherche de fiscalités plus avantageuses et de salariés moins payés, ce qui a nuit au progrès technique.

Ces énormes sociétés ont aussi fait appel à l’immigration de masse, destinée à briser le front des travailleurs. Mais ces délocalisations plus cette immigration ont tué l’État-providence qui régissait nos sociétés et ont fait renaître le géant chinois. Ces États-providence ont fonctionné à crédit, mais ils sont destinés à faire faillite, tout comme le cosmopolitisme engendre le chaos et le terrorisme.

Les managers sont allés trop loin dans les délocalisations et l’immigration et doivent s’attendre à de nouveaux chocs populistes.

jeudi 29 juin 2017

Une opposition… macroniste !

Solere LR

Comme on pouvait s’y attendre, Les Républicains se déchirent entre « constructifs » et opposants à Macron, au grand bénéfice de ce dernier. Le divorce LR a été consommé en direct à l’Assemblée avec l’élection du questeur de l’opposition.

La répartition des postes et des candidatures au sein de chaque groupe au Palais Bourbon avait duré un quart d’heure l’année dernière. Elle s’est prolongée de 15 heures à minuit, mercredi, avec suspension de séance et tractations. Alors qu’Eric Ciotti avait été élu au sein des Républicains pour le poste très convoité de questeur réservé à l’opposition, Thierry Solère, chef de file des constructifs, a présenté sa candidature. Avec l’appui des députés En Marche, il a largement battu Eric Ciotti ce qui a rendu fou de rage le président du groupe LR Christian Jacob : « C’est la majorité qui choisit son opposition, ça n’était jamais arrivé ! Je tiens à dénoncer ce scandale démocratique et ce hold-up institutionnel. L’opposition n’aura aucune possibilité de contrôler la préparation et l’exécution du budget de l’Assemblée nationale qui seront réalisées en toute opacité par la majorité et ses alliés. »

Mercredi soir, la colère s’est propagée dans l’hémicycle, les députés LR refusant de participer à l’élection des bureaux de l’Assemblée nationale (vice-présidents et secrétaires).

Et pourtant Ciotti avait pris soin de faire jouer « ses relations avec Nicolas Sarkozy et Bruno Retailleau », nous dit Le Figaro : « Son score est un signal d’alarme pour eux» Si tant est qu’ils ne se sont pas déjà pris toutes les portes dans la figure… « Cela montre que les anciennes écuries sont en train d’exploser », analyse un cadre anonyme du parti. Basse tambouille et petits arrangements entre ceux qui mangent dans la main de Macron et ceux qui ont encore des velléités d’incarner une opposition, on ne les changera pas !

Sans compter que le job du questeur est rétribué à plus de 18 000 euros mensuels (contre 13 000 pour un député lambda) avec de gros avantages en nature (appartement de fonction de 400 mètres carrés, salons pour des cocktails ou des réceptions, assistants de direction, maître d’hôtel-chauffeur etc.)

A force de fréquenter nos amis LR et autres fillonistes on a compris que leurs motivations ne relevaient pas que de la seule noblesse du combat pour la France.

C’est bien fait pour les LR, ils n’ont qu’à tendre la main aux seuls opposants de l’Assemblée les moins loin d’eux, ceux du groupe Front National. Et ce pour des alliances même ponctuelles afin de s’opposer au pouvoir absolu du nouveau président à nouveau illustré par l’affaire de ce « questeur de l’opposition » qui est en réalité un adorateur de Macron.

Par Caroline Parmentier le 29/06/2017

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