vendredi 2 juin 2017

Corps européen de solidarité : quand la Commission européenne se prend pour un poisson-globe

Commission européenne

Communiqué de Dominique Bilde, Députée Français au Parlement européen du 01/06/2017

La Commission européenne s’apprête à donner une base juridique auCorps européen de solidarité, lancé en décembre 2016, qui « vise à donner aux jeunes la possibilité de se porter volontaires ou de travailler dans le cadre de projets organisés dans leur pays ou à l’étranger ». Quelle différence alors avec le Service volontaire européen (SVE), vieux de 20 ans, qui « aide les jeunes à participer à des projets de volontariat à l’étranger » ? C’est en fait simple : c’est la même chose mais élargie aux activités professionnelles. Et si ce Corps se concentre pour l’instant aux seuls États membres, il a vocation à s’étendre hors UE à tout pays qui le souhaite. En attendant, le SVE est conservé jusqu’en 2018 au seul motif qu’il couvre, lui, les 33 États bénéficiant d’Erasmus +.

Résumons : un nouveau programme qui ne sera que l’élargissement d’un programme existant, tant dans ses attributions que dans son application géographique, doit voir le jour sans supprimer celui qui existe déjà. Tout cela avec de l’argent dont les commissaires ne sont pas capables de nous dire d’où il viendra : en partie du budget d’Erasmus + qui devrait donc en pâtir – en partie de la part du budget de l’UE qui n’a pas été dépenséedont on nous précise que si elle n’est pas utilisée, elle devra bêtement être rendue aux États membres

On est donc face à un cas classique d’hypertrophie administrative : grossir pour survivre, même si l’on peut dépenser moins, afin de justifier son existence.

Front National