vendredi 2 juin 2017

Débat au FN : mon point de vue

Jura montagne

Il y a moins d'un mois, l'ensemble des électeurs français choisissait de donner le pouvoir -ou plutôt de le laisser- à un représentant quasi-caricatural du Système , ce système politico-économique qui domine notre vie publique depuis de longues décennies et qui c'est énormément développé grâce autant à la mondialisation (qui devait être heureuse...) et à l'Union européenne, en la personne d'un ancien haut-fonctionnaire  (Inspection des Finances) passé par la banque d'affaire Rothschild & Cie et le ministère de l'économie sous le quinquennat précédent

Dans le camp des patriotes, ceux qui ont voté pour la candidate du Front National et de l'Alliance patriote qui liait alors DLF avec Marine Le Pen, ce fut bien évidemment une bien mauvaise nouvelle.

Certes, les défaites sont toujours difficiles à digérer, et notamment lorsque l'on s'est engagé durablement, pleinement dans une campagne, comme ce fut le cas en ce mois de mai 2017 pour de nombreuses personnes qui affichent leur désillusion, leurs critiques, leurs regrets,leur colère, leur sensation de travail non reconnu, voir parfois de leur peine sur les réseaux sociaux.

On peut, et d'ailleurs Marine Le Pen l'a avouée elle-même, dire sans guère se tromper que le débat télévisé  du 3 mai dernier qui la voyait affronter Emmanuel Macron a été raté... Mais pour autant, quatre jours plus tard, ce seront tout de même pratiquement 11 millions de bulletins patriotes qui seront glissés dans les urnes.

A chaque élection, à chaque changement de braquet, on nous dit "il faut vivre avec son temps" , c'est bien ce qui semble se passer et hier un internaute commentant l'annonce d'un départ du mouvement à eu une excellente formule que je ne peut que partager : "il m'apparaît de plus en plus patent qu'une partie notable (dans tous les sens du terme) des militants frontistes ressemblent assez aux spectateurs de la Star Ac, qui déboulonnent du jour au lendemain, d'un simple clic, les stars qu'ils ont adulés la veille à la suite d'une mauvaise prestation télévisuelle".

Militant de longue date du FN (1997 pour être précis) j'ai traversé de nombreuses tensions au sein du mouvement que ce soit la scission mégrettiste, le second tour de la présidentielle en 2002, celle siphonée par Sarkozy en 2007, la mise à l'écart de Jean-Marie Le Pen,  les élections depuis 2011 puis le départ "en retraite" de Marion Maréchal-Le Pen ... J'aurais eu largement l'occasion de partir, de rendre ma carte et de filer à l'anglaise pour voir d'autres paysages.

Car beaucoup de choses, énormément de décisions ne me plaisent pas forcément, mais au final, et c'est aussi un choix personnel, il faut se plier aux décisions prises par une direction qui a tout de même -et il faut s'en souvenir- à été élue largement en 2014.

Je comprends fort bien les personnes qui peuvent avoir parfois des doutes, et même des départs lorsque ceux-ci sont sincères, par contre je le cautionne pas.  

Alors que nous nous sommes gaussé de la situation parfois cruelle de certains de nos adversaires politiques qui se trouvent encore aujourd'hui tellement à mal qu'ils en sont au point de faire des réunions d'appartement (Manuel Valls pour n'en citer qu'un), faut-il quitter le navire et son capitaine pour un débat plus ou moins réussi et pour quelques bisbilles de bas-étage ou pour ne pas avoir été désigné candidat pour telle ou telle élection ?

Non, évidemment que non !

Comme je l'ai écrit lors de la création de l'association Les Patriotes par Florian Philippot, je ne suis pas du tout opposé à la création de "boite à idée" à l'intérieur du mouvement car, forcément, et c'est là le vivier de la démocratie, tout le monde ne partage pas un même et unique vision et je pense que son idée de rassemblement autour du projet de souveraineté des patriotes qu'ils viennent de la droite, de la gauche, du centre voir même d'ailleurs est une excellente idée pour l'avenir. Chacun est libre de choisir sa voix.

Personnellement je préfère de beaucoup un rassemblement patriote qu'un rassemblement sur des bases de recul comme d'aucuns qui proposent sans complexe de rejoindre le PDf de Carl Lang... ce qui équivaudrait ni plus ni moins à un retour scabreux et pour le coup déconstructif aux années 70 et je crois que le Front National, même s'il doit un jour se muer, se métamorphoser, est l'avenir du camp patriote face à la mondialisation outrancière qui dirige notre continent et notre pays.

Ni gauche, ni droite, Front National : ce slogan est plus que jamais d'actualité !

 Cependant, s'il doit y avoir des "courants" au sein de notre formation, il serait bien que celui créé par Florian Philippot ne soit pas le seul...

En 2018, il y aura un Congrès, il sera tant alors de se saisir-pour ceux qui le souhaitent- de ce moment pour enclencher soit une marche avant ou alors une marche arrière, voir un écart de côté...

En attendant dans une semaine ce sera le premier tour des élections législatives et c'est là où se trouve les priorités : allons-nous donner les pleins pouvoirs au président Macron, allons-nous laisser la tutelle de l'opposition-la fausse opposition devrais-je dire dans ce cas- aux girouettes de LR ?

Non, il faut se mobiliser, afin de permettre à l'opposition réelle de se placer sur les bancs de notre Assemblée nationale !

GS