mardi 6 juin 2017

Derrière les attentats, LA question

Migrants Grèce 2016

Samedi à Londres, en cette fin de semaine où les chrétiens, cinquante jours après Pâques, célèbrent la Pentecôte, la venue de l’Esprit saint, l’Angleterre a été frappée par son troisième attentat islamiste depuis le 22 mars. Trois individus ont foncé sur la foule sur le London bridge avec une camionnette avant d’en  sortir  et de semer la mort avec leurs couteaux. Ils ont été finalement abattus par la police  dans le quartier de Borough Market. L’identité de deux d’entre eux a été révélée: Khuram Shazad Butt, 27 ans, né au Pakistan mais de nationalité britannique, dont le radicalisme avait attiré l’attention  des services de police, qui apparaissait aussi dans un reportage de la chaîne anglaise Channel 4 diffusé en janvier 2016 consacré aux djihadistes  à Londres et Rachid Redouane, 30 ans,  qui se définissait  comme un binational marocain libyen, lequel avait échappé à la vigilance des services de renseignements.  Le bilan  est lourd,  les fous d’Allah ont tué sept personnes -dont un Français- et en ont blessé souvent grièvement près d’une cinquantaine. Comme pour l’attentat de Manchester, les forces de l’ordre ont procédé immédiatement  à plusieurs interpellations dans les milieux radicalisés.  Dimanche,  12 hommes et femmes ont été arrêtés dans le quartier pluriel de Barking, à forte composante pakistanaise,  mais ont été finalement relâchés. 

Ce nouvel acte de barbarie visant principalement des civils a été revendiqué par l’Etat Islamique (EI) comme les précédents sur le sol britannique ces dernières semaines. Un terrorisme qui le 26 mai avait visé en Egypte,  dans la province d’al-Minya,  des coptes (29 morts 24 blessés dont de nombreux enfants), qui se rendaient au monastère de Saint-Samuel pour un temps de prière; ils  ont été mitraillés dans leur bus. Le 30 mai à Bagdad (Irak), l’EI avait aussi frappé, tuant au moins onze personnes dans un attentat à la voiture piégée et seize autres quelques heures plus tard après une attaque-suicide nocturne. Le 31 mai à Kaboul (Afghanistan), ces mêmes terroristes de l’EI ont fait exploser un camion piégé,  tuant plus de 90 personnes dans quartier Wazir Akbar Khan, à l’entrée de la zone dite sécurisée où se trouvent les ambassades.

La réaction du gouvernement allemand ne s’est pas faite attendre, le ministre de l’intérieur, Thomas de Maizière a immédiatement annoncé que l’avion affrété pour expulser des immigrés clandestins afghans… allait être annulé. Que faire quand un peuple, ou une large fraction de celui-ci, par aveuglement ou idéologie  prône un laxisme suicidaire? La question peut se poser en Allemagne comme ailleurs. Outre-Rhin, écolo-gauchistes (grünen), groupuscules d’ultra-gauche, extrême-gauche (Die Linke), mais aussi des autorités de l’Eglise protestante et des associations immigrationnistes comme Amnesty International Allemagne et Pro Asyl ont exigé  une extension du droit d’asile, l’arrêt des expulsions tant que l’Afghanistan ne sera pas un pays en paix
Les ordres donnés aux  islamistes vivant sur les terres haram de tuer  impies et autres croisés ont été explicitement réitérés par une proclamation officielle de l’Etat-major de l’EI il y a quelques jours

Un appel qui intervient alors qu’à Mossouldeuxième ville d’Irak, l’encerclement et l’annihilation des djihadistes se poursuit lentement mais de manière semble-t-il inexorable. Et ce avec l’appui notamment de nos Forces spéciales afin  de mettre hors d’état de nuire les terroristes fondamentalistes qui s’y trouvent et possèdent la nationalité française

Encore une fois, au milieu de l’avalanche des commentaires affligés et des soutiens apportés à nos amis britanniques, Donald Trump a été sévèrement étrillé par les médias et les politiques en France comme en Europe ou aux Etats-Unis. Il lui est reproché d’avoir dénoncé une nouvelle fois, comme il l’a fait lors du tout récent  G7 à Taormina, les dangers de l’immigration et l’angélisme des propagandistes des sociétés ouvertes et multiculturelles. Il s’en est pris ainsi dans plusieurs tweets au nouveau maire de Londres, Sadiq Khan qui a certes condamné sans surprise « dans les termes les plus forts possibles » les « actes barbares » de Londres.  « Au moins 7 morts et 48 blessés dans un attentat terroriste et le maire de Londres dit qu’il n’y a pas de raison d’être alarmés! ».   « Nous devons cesser d’être politiquement corrects et nous mettre au travail sur la sécurité pour nos concitoyens. Si nous ne sommes pas malins, cela ne fera qu’empirer » a affirmé le président des Etats-Unis.

Sur site Atlantico, Guylain Chevrier docteur en histoire, membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration (HCI),  a rappelé les propos du Premier ministre britannique  Theresa May au lendemain  de cet attentat de Londres, s’interrogeant sur les conséquences du modèle communautariste et multiculturel anglo-saxon.

« Il est temps de dire  assez !  face au terrorisme. Nous ne pouvons et ne devons pas prétendre que les choses puissent continuer ainsi, a-t-elle assénée, ajoutant qu’il y avait trop de tolérance vis-à-vis de l’extrémisme au Royaume-Uni. Il serait temps, lorsque l’on sait combien dans ce pays on a laissé se développer l’extrémisme islamique, les prêcheurs de haine déverser leur poison dans la rue, en toute impunité, au nom du droit à la différence. »  « On a longtemps cru, poursuit-il que le caractère insulaire, l’accueil de la finance islamique mondiale, la tolérance à l’extrémisme musulman qui recrutait pour Al-Qaïda sur le territoire britannique dans l’ombre du communautarisme, protégeait de ces attaques, jusqu’à découvrir que c’était pour beaucoup des citoyens de la Couronne qui s’adonnaient à cette violence terroriste en se revendiquant d’un autre Etat, l’Etat islamique.

"Comment a-t-on pu penser par exemple, que de banaliser les Tribunaux islamiques qui appliquent tranquillement la charia avec la bénédiction du Juge anglais, en faisant des femmes de confession musulmane des citoyennes britanniques de seconde zone, était sans conséquence sur la cohésion sociale de ce pays, sur l’état de la citoyenneté ? Un encouragement à porter au-dessus de la loi civile la loi religieuse qui est tout le contraire de l’Etat de droit. Ce qui n’est qu’un aspect mais assez significatif des dérives du multiculturalisme anglais. Si on réfléchit au fait que dans la loi il existe encore le délit de blasphème, la religion de la Reine étant religion officielle, on voit encore là un autre aspect de cette brèche » ajoute M. Chevrier. Certes, chacun aura cependant compris que ce n’est pas la religion de la Reine qui préoccupe actuellement nos voisins britanniques et plus largement les Européens

La réalité c’est que le communautarisme découle de l’immigration de peuplement, de manière mécanique en ce qu’elle empêche l’assimilation. La nationalité octroyée du pays dans lequel on est né, celle  indiquée sur un passeport ou une  carte  d’identité ne change rien à cet état de fait. Manière de rappeler,  encore et toujours,  que le problème premier n’est pas l‘Islam, ou ses interprétations -il existe bien évidemment, des français d’origine non européenne, de confession et /ou de culture musulmane qui sont parfaitement  assimilés et patriotes- mais bien l’immigration non maîtrisée qui nourrit les revendications séparatistes et les antagonismes  dans tous les domaines.

Certes, potentiellement, une fraction importante de la population musulmane installée en Europe, peut basculer dans l’irrédentisme mahométan, être séduite par un discours  fondamentaliste de rejet des valeurs de notre civilisation…mais de quelles valeurs s’agit-il  et redisons-le,   qu’a- t-on à offrir comme modèle à ces déracinés– là?

Le sociologue Jean-Claude Michéa notait depuis sa bonne ville de Toulouse que le seul dénominateur commun  qu’il constate entre les différents groupes ethniques, religieux, sociaux c’est désormais le centre commercial vers lequel ils convergent tous pour rendre un culte au dieu consommation, répondre aux objurgations des grands prêtres de la publicité et autres créateurs de désirs compulsifs. Est-ce suffisant pour tisser du lien social, étancher la soif de l’homme, donner un but à sa vie, un sentiment appartenance à une nation, cette communauté de destin dans l’universel ? Est-il possible d’assimiler des populations  étrangères quand les pédagogues  s’emploient à salir l’histoire du  pays d’accueil, distillent  le poison de la repentance, du masochisme antinational , du relativisme culturel,  pour ne rien dire des avancées sociétales progressistes qui contribuent à délégitimer et à rendre méprisables l’Occident décadent?

Les pourfendeurs du Brexit , les partisans qui ne désarment  pas du vivre-ensemble sur fond de poursuite des flux migratoires, ont accaparé ce derniers jours les débats sur les  chaînes d’informations. Ils ont tenu à marteler  aux  Français que le meilleure preuve que la poursuite de l’immigration n’était pas un danger réside dans le fait que les terroristes arrêtés ou tués dernièrement en Angleterre  comme en France étaient  nés au Royaume-Uni ou sur le sol français et/ou détenteurs de la nationalité du pays qu’ils ont frappé.  Un tel degré de perversité intellectuelle  et de raisonnement par l’absurde  laisse pantois.
Il y a cinquante ans, le politicien britannique conservateur Enoch Powell affirmait: « Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire ». 

Nous le rappelions sur ce blogue, Jean-Yves Le Gallou (Polemia) notait que « quiconque veut lutter contre l’immigration est qualifié d’extrême droite et diabolisé partout en Europe. D’ailleurs le premier homme politique qui ait subi ce traitement médiatique et politique n’est pas Jean-Marie Le Pen. C’est un Anglais, Enoch Powell, ancien d’Oxford, helléniste, qui n’a jamais commis le moindre dérapage, mais qui a dénoncé dès 1968, dans un discours à Birmingham, les dangers de l’immigration. De sa part, ce n’était pas une erreur, encore moins une faute. C’était un acte de courage qui lui a coûté sa réputation et sa carrière politique. La question de l’immigration est bien le nœud de la diabolisation ».

Une question pourtant CRUCIALE dont les Français doivent s’emparer affirme Bruno Gollnisch, en envoyant à la fin du mois le plus grand nombre possible de députés frontistes siéger à l’Assemblée. Avant qu’il ne soit  trop tard.

Le 06/06/2017

Bruno Gollnisch