lundi 26 juin 2017

La France et les Français d’abord, illégitime ?

Orage 2

Quelques milliers de personnes ont défilé hier à Paris pour le quarantième anniversaire de la fête communautaire née aux Etats-Unis, la Gay pride, baptisée Marche des fiertés lesbienne, gay, bisexuel, transexuel, transgenre (LGBTI). Le défilé, toujours aussi sponsorisé, caricatural et vulgaire, ce qui fait fuir nombre d’homosexuels, était placé cette année sous le thème principal de la revendication de la procréation médicalement assistée (PMA) pour tous, promise par le candidat Macron. Étaient présents les habituels groupuscules extrémistes, la France insoumise qui participe « l’organisation » de ce rassemblement, mais aussi un groupe estampillé LGBT-En Marche.

Une initiative diversement appréciée par les militants homosexualistes les plus radicaux qui ont souligné la présence de quatre ministres anti-mariage pour tous dans l’équipe Macron-Philippe: Jacqueline Gourault (MoDem), nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, les ex LR Bruno Le Maire,Gérald Darmanin, Jean-Baptiste Lemoyne. Dans leur ligne de mire figure aussi le nouveau député LREM Olivier Serva qui en 2012, faisant état de ses convictions chrétiennes, qualifiait l’homosexualité « d’abomination ». 

Pour autant, outre le socialiste Benoit Hamon, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, participaient aussi au cortège. Emmanuel Macron s’est fendu d’un tweet de soutien qui se passe de commentaires : «La France est arc-en-ciel. Nous sommes riches de nos diversités, soyons en fiers! ».   Nous sommes loin ici des enseignements du  philosophe  Paul Ricoeur… mais Paris vaut bien une messe ?

Le JDD revient pour sa part sur la démission de l’ex MoDem, Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées du gouvernement d’Edouard Philippe, suite à l’affaire des assistants parlementaires européens du parti de François Bayrou, son départ  ayant entraîné  celui de ce dernier et de Marielle de Sarnez. Mme Goulard avait choqué l’ex député LR Jacques Myard en lui avouant qu’elle «ne (se sentait pas) française ». Le JDD évoque les craintes éventuelles de Mme Goulard de «devenir la cible de nouvelles attaques ». 

« Le Canard enchaîné évoquait cette semaine des ménages quand elle était eurodéputée. Sur sa déclaration d’intérêts au Parlement de Strasbourg, Sylvie Goulard mentionne d’elle-même un poste de conseiller spécial auprès de l’Institut Berggruen pour des revenus supérieurs à 10.000 euros mensuels. Selon nos sources, via sa propre société de conseil, elle a été rémunérée par cet institut d’octobre 2013 à janvier 2016. Tout était déclaré et ces sommes étaient brutes, insiste un proche de l’ancienne ministre.  

Créé et financé par Nicolas Berggruen, fils du richissime marchand d’art Heinz Berggruen, l’institut Berggruen, dont le siège est en Californie, est une organisation à but non lucratif chargée de réfléchir aux systèmes de gouvernance. Sylvie Goulard, qui se destinait au Quai d’Orsay, a-t-elle été bien inspirée d’être appointée par cet organisme pendant plus de deux ans, pour près de 300.000 dollars ? Le Berggruen fait la promotion de l’Union européenne et contribue au débat d’idées, jure-t-elle, parlant d’un non-sujet“… à plus de 10.000 dollars par mois. »

Un non-sujet aussi paraît-il, à en croire lesinstances de la France Insoumise, les déclarations récentes de Danièle Obono, élue député mélenchoniste de la 17e circonscription de Paris le 18 juin. Invitée mercredi de l’émission Les Grandes Gueules sur RMC, Mme Obono a été interrogée sur la pétition de soutien qu’elle a signée en 2012 pour prendre la défense du rappeur Saïd, du groupe ZEP (Zone d’Expression Populaire), dénoncé pour sa chanson crachant sur l’histoire de notre pays qualifié de raciste, de  colonialiste intitulée «Nique la France». Une pétition signée alors par le gratin de l’extrême gauche immigrationniste, par  Olivier Besancenot,  Noël Mamère, et des mélenchonnistes comme Clémentine Autain et Eric Coquerel, tous deux également élus à l’Assemblée il y a une semaine.

Mme Obono, gauchiste revendiquée, proche du groupuscule extrémiste et communautariste des Indigènes de la République , s’est justifiée sur le plateau de RMC en invoquant son souhait son de «défendre la liberté d’expression de ces artistes». Après tout ce n’est pas ligne de défense la plus sotte si l’on part du principe que la liberté d’expression ne se divise pas et qu’elle devrait permettre à chacun d’énoncer ses convictions. Nous savons pourtant  ce qu’il en est dans les faitsMais de manière encore plus problématique , à la question du journaliste  Alain Marshall  lui demandant si elle est capable  de dire «Vive la France», Mme Obono s’est braquée. «Je peux dire vive la France, mais pourquoi, en soi ? Vous voulez que je me mette au garde-à-vous et que je chante la Marseillaise ?» a répondu l’élue mélenchoniste  . «Vous signez plus facilement nique la France que vous ne dîtes vive la France», souligne alors l’un des invités.

Jean-Luc Mélenchon, n’a pas perdu ses réflexes de grand oriental socialo-trotskiste pour fustiger immédiatement le «machisme», le «racisme» dont serait victime Danièle Obono de la part des «chiens de garde médiatiques». Son collègue Eric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche, député de Seine-Saint-Denis,  en a rajouté une couche vendredi sur France Info. « Ce qui m’étonne c’est que, depuis 2012, ni moi, ni Olivier Besancenot, on ne nous a jamais parlé de cette affaire. Et Danièle Obono, on lui en parle. Je vais vous dire pourquoi je pense qu’on lui en parle : parce qu’elle est noire ! » s’emporte le camarade Coquerel

Non! Ce n’est  pas parce qu’elle est noire mais parce que Mme Obono est désormais une élue de la République Française qui sera rémunérée comme ses autres collègues par les contribuables français au cours de son mandat,  parce qu’elle siégera à l’Assemblée nationale dans une période de périls, au moment ou  la France est attaquée, menacée peut-être comme jamais  dans son identité et sa souveraineté.

L’argument du racisme, assez pitoyable a aussi été utilisé par des candidats de LREM battus le 18 juin, en rejetant la faute sur les méchants Français. « Aziz S’Kalli-Bouaziza, battu par le socialiste Alain David dans la 4e circonscription de Gironde (…)  accuse une conjonction de facteurs ». Au nombre de ceux-ci il affirme que  « dans la 3e circonscription de Gironde voisine, mon camarade Marik Fetouh aussi a été éliminé. Ça interroge sur un rejet de la diversité. Vous savez, on est dans un territoire de banlieues avec beaucoup de problèmes sociaux. Les électeurs sont démobilisés ou tentés par les extrêmes. Ça a joué contre nous

Mais qui joue pour la France et les Français d’abord ? Et à cette aune, Bruno Gollnisch le soulignait  sur twitter, le moins que l’on puisse dire est qu’Emmanuel Macron,   lors du Conseil européen à Bruxelles des 22 et 23 juin, n’a réussi à imposer  aucune  des demandes françaises, notamment sur les travailleurs détachés, toutes rejetées  par la patronne Angela Merkel

Sur le front de l’immigration, malgré les rodomontades  d’un Gérard Collomb annonçant qu’il entendait couper les routes aux passeursempêcher l’installation d’une  nouvelle jungle d’immigrés clandestins à Calais,  M. Macron s’est livré à un plaidoyer pour l’accueil de l’immigration planétaire lors de sa conférence de presse bruxelloise. « Nous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur. Et je le redis ici, les réfugiés ne sont pas n’importe quels migrants. Ce ne sont pas les migrants économiques, ce sont des femmes et des hommes qui fuient leur pays pour leur liberté ou parce qu’ils sont en guerre ou pour leurs choix politiques. Nous devons ainsi faire preuve de solidarité quand un de nos voisins fait face à des arrivées massives de réfugiés ou de migrants. » Derrière l’utilisation de la novlangue, des mots clés et des formules employées pour endormir le chaland, la preuve est apportée que dans ce domaine-là également, c’est bien la catastrophique  politique  migratoire des prédécesseurs de M.  Macron qui est poursuivie sans barguigner.

Le 26/06/2017

Bruno Gollnisch