lundi 26 juin 2017

Le chômage repart à la hausse en mai

Pôle emploi 5

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a progressé de 22.300 en mai pour la seule France métropolitaine, soit une augmentation de 0,6%.

C'est le premier indicateur du quinquennat Macron sur le chômage, et il n'est pas positif.

Selon les chiffres rendus publics ce lundi par Pôle emploi, le mois de mai a vu le nombre de chômeurs repartir à la hausse : + 22.300 chômeurs pour la seule France métropolitaine, soit une augmentation de 0,6%, portant leur nombre total à 3,49 millions. En comptant l'Outre-mer, ce chiffre atteint 3,75 millions. Toutes catégories confondues, la France compte ainsi 5,9 millions de chômeurs, soit une augmentation de 0,5% sur le mois. Un résultat qui vient assombrir la belle embellie observée en avril. Le mois dernier, le nombre de demandeurs d'emplois avait reculé de 1%. La tendance sur trois mois est également à la hausse: + 0,8% de chômeurs entre les mois de mars et de mai.

Difficile cependant d'imputer ces mauvais résultats au nouveau président. Les chiffres présentés ce lundi par les services du ministère du Travail tiennent de fait davantage au bilan de François Hollande que de la politique d'Emmanuel Macron, élu le 7 mai dernier et entré en fonction une semaine plus tard, soit le 14 mai. Ils ne devraient d'ailleurs, comme les chiffres à venir, faire l'objet d'aucun commentaire de la part du gouvernement. Le 1er juin dernier, Muriel Pénicaud, nouvelle ministre du Travail, avait annoncé qu'elle ne commenterait plus les chiffres du chômage fournis par Pôle emploi. Selon elle, cette pratique ne permettrait pas d'établir une réelle tendance pour étudier la santé du marché de l'emploi.

«Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi, dans toutes les catégories, peut être affecté, chaque mois, par différents évènements de nature administrative, entraînant une fluctuation des inscriptions qui ne reflète pas bien l'évolution du marché du travail.», explique ainsi un communiqué publié le 2 juin sur le site du ministère. Par ailleurs, la périodicité mensuelle donne une «volatilité structurelle de l'information qui brouille plus qu'elle n'éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage».

Le 26/06/2017

Le Figaro