mardi 27 juin 2017

Morale de la vie publique qu"ils disaient...

De Rugy

Il paraît que le président jupitérien désirait que ce soit une femme qui hérite du fauteuil détenu jusque là par le socialiste Claude Bartolone...

Et de constater qu'encore une fois...

En tout cas, l'élection  cet après-midi du nouveau président de l'Assemblée, nous signifie  qu'au FN nous avons raison de ne pas être dupes et nous fait constater une chose : la fameuse "moralisation" de la vie publique qui dominait le débat à la suite de l'élection d'Emmanuel Macron, n'est que la poudre aux yeux.

Certes, l'éviction violente ces jours derniers des gentils marchepieds du MoDem et le renvoi illico presto de François Bayrou à Pau a donné le loisir aux caciques du parti présidentiel de mettre beaucoup d'eau dans le vin, mais cela saute littéralement aux yeux de quiconque s"intéresse à la vie politique de notre pays.

Premier acte : le président du groupe LREM a été désigné par un vote à mains levées, et l'heureux élu est évidemment, l'éphémère ministre de la cohésion sociale du gouvernement Philippe 1, le désormais célèbre Richard Ferrand, qui de la morale -pas uniquement politique pour le coup- à une vision toute particulière.

Deuxième acte : les parlementaires de la majorité auxquels il faut ajouter quelques députés Socialo et LR "macroncompatibles" ont donc élus, voir désignés, le député de Loire-Atlantique François de Rugy au "perchoir".

Ce soir la quasi-totalité des journalistes qui se relaient aux micros et caméras des chaînes de télévisions ne trouvent pas assez de qualités à donner à l'écologiste. Ils ont sans doute oublié que monsieur de Rugy  à le parcours d'un vieux "loup de mer" de la politique : il fut d'abord un membre éminent de Génération écologie , puis des Verts (ensuite EELV),qui l'envoie sur les bancs du Palais Bourbon puis il  créé par la suite son propre mouvement et rejoint le groupe socialiste à lAssemblée.

Déçu de ne pas avoir été désigné ministre sous le quinquennat Hollande à l'image de ses compagnons écologauchistes Placé et Pompili, au début de cette année, et en tant qu'écologiste, il participe à la primaire de gauche et il signe et affirme qu'il soutiendra le vainqueur de cette élection.

Or, dès le mois suivant l'élection de Benoît Hamon il renonce à son engagement public de le soutenir et préfère rejoindre l'actuel président de la République.

Alors pour nous parler de morale dans la vie publique, il y a mieux que ces deux personnages, vous ne trouvez pas ?

GS