vendredi 9 juin 2017

Nous ne préserverons pas notre sécurité en sacrifiant notre liberté !

Flamme large

Communiqué du Front National du 09/06/2017

Le projet de loi anti-terroriste du gouvernement est très inquiétant, à double titre. D’une part, il ne propose pas les mesures utiles et nécessaires pour lutter contre la menace islamiste dans notre pays. D’autre part, il porte gravement atteinte aux libertés fondamentales et il transforme en régime normal un régime juridique d’exception.
En autorisant les préfets à assigner à résidence et à perquisitionner nuit et jour sans passer par un juge, ce projet met à mal la séparation des pouvoirs et la protection des individus contre une détention arbitraire décidée par le pouvoir. Ces deux principes sont pourtant des éléments fondamentaux dans une démocratie et il est difficilement concevable qu’un gouvernement puisse avoir seulement l’idée de les remettre ainsi en question.

Bien sûr, il faut adapter notre législation à l’ampleur de la menace terroriste actuelle. Des procédures spécifiques, voire des tribunaux d’exception liés aux affaires terroristes peuvent être envisagés. L’ensemble de l’institution judiciaire gagnerait à être plus rapide et plus efficace, cela est certain. Mais il est essentiel de préserver le caractère exceptionnel des mesures qui ont été prévues pour des cas d’urgence et des situations extraordinaires. Nous devons nous armer le temps d’éliminer la menace mais nous ne devons pas nous laisser dominer par elle sans fin.

Et ces mesures ne traitent pas le problème de fond, qui n’est pas le terrorisme tout court mais bien l’islamisme radical, cette doctrine qui pousse ses adeptes à haïr la France et à tuer des Français. Le terrorisme n’est que son moyen d’action. Le gouvernement veut aujourd’hui pérenniser l’état d’urgence, comme s’il nous demandait d’accepter durablement la perte de nos libertés, la présence des islamistes et la certitude de nouveaux attentats. Il a déjà renoncé à gagner la lutte contre cette idéologie de mort. Il lui cède en la laissant altérer nos institutions.

Car rien n’est fait pour éliminer la menace. Ce n’est pas l’état d’urgence qui fera disparaître l’islamisme. Lutter contre l’islamisme, c’est fermer toutes les mosquées radicales qui propagent la haine. C’est expulser tous les étrangers fichés S. C’est déchoir de leur nationalité les binationaux convaincus de liens avec des organisations terroristes islamistes. C’est appliquer l’article 411-4 du Code pénal sur l’intelligence avec l’ennemi pour placer en détention préventive tout individu de nationalité française en lien avec une organisation étrangère suscitant des actes d’hostilité ou d’agression contre la France et les Français (ce qui suppose d’établir cette liste !). C’est interdire et dissoudre les organismes de toute nature liés aux fondamentalistes islamistes.

Jamais l’adage de Benjamin Franklin n’a sonné avec plus de justesse : «Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

Front National