vendredi 28 juillet 2017

STX : "Il y a des pudeurs autour de la nationalisation", lance Florian Philippot sur RTL

Philippot Bourgogne

Cela n'était pas arrivé depuis 1981.

L'État français a annoncé, jeudi 27 juillet, la nationalisation provisoire des chantiers navals de STX, fleuron de l'industrie française. "C'est la solution que nous préconisons depuis des années", a martelé Florian Philippot au micro de RTL, vendredi 28 juillet, soulignant la "fierté française" et le "très bel actif" que représentent ces chantiers navals

Si le vice-président du Front national ne s'opposerait "pas forcément" à une nationalisation définitive, il insiste sur le besoin de "trouver une solution viable et nationale". "La solution italienne était une solution hostile depuis le départ", estime-t-il, raillant par la même occasion l'attitude du gouvernement : "Voir le gouvernement de nouveau se précipiter dans les bras de cet italien (le ministre de l'Economie Bruno Le Maire se rend à Rome mardi 1er août pour discuter avec son homologue italien, ndlr) n'est pas très rassurant, juge Florian Philippot. Il y a des pudeurs autour de la nationalisation, ça n'a rien de scandaleux ! On n'ose même pas prononcer le mot au gouvernement".

Le député européen le martèle au micro de RTL. Pour lui, c'est une solution française qu'il faut trouver, arguant que les Italiens "s'en remettront" : "Ne nous précipitons pas avec cet italien qui rapatriera l'activité et l'emploi en Italie au moindre coup dur, on le sait...".

Par Jerôme Chapuis le 28/07/2017

RTL

Un député LREM considère que le contrat de travail est «quelque chose d'annexe»


Flexibilité au travail
Sylvain Maillard, ancien porte-parole d'Emmanuel Macron pendant sa campagne et député LREM considère que le contrat de travail est «quelque chose d'annexe». L'élu juge que l'essentiel est de créer des emplois.

A l'heure où le gouvernement envisage de laisser les branches professionnelles définir les caractéristiques des CDD, le député LREM Sylvain Maillard estime dans une interview du 27 juillet que le contrat de travail est «quelque chose d'annexe», estimant que l'essentiel est de créer des emplois.

«On a des millions et des millions de chômeurs en France [...] L'essentiel c'est que chacun d'entre nous puisse avoir un travail, vivre de son travail, puisse se construire un avenir», a ainsi déclaré l'élu de la majorité présidentielle sur les ondes de RFI

Le député a tout de même précisé qu'en tant que chef d'entreprise, il ne proposait lui-même que des CDI à ses employés. « L'essentiel pour nous, c'est que nous ayons moins de chômage parce qu'à la fin en 2022 nous ne serons jugés que sur une chose : est-ce que nous avons remis la France au travail», a expliqué le député qui assure par ailleurs entendre «le besoin de flexibilité» de beaucoup de secteurs.

Le 27/07/2017

RT France

jeudi 27 juillet 2017

Les États généraux de l'alimentation aborderont-ils les vrais problèmes ?

Fruits et légumes

Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Ecologie du 27/07/2017

L’ouverture, ces derniers jours, des Etats généraux de l’alimentation, se veut la réalisation d’une des promesses électorales du candidat Emmanuel Macron. Ceux-ci se dérouleront jusqu’en Novembre, mais, d’ores et déjà, force est de constater qu’ils ne répondront probablement pas aux grand enjeux que sont le sauvetage de notre agriculture, le développement avec l’aide d’un Etat stratège de l’agriculture la plus respectueuse possible de notre environnement et la qualité sanitaire des aliments que nous consommons.

Les Français ordinaires — particuliers, associatifs — bref, « soixante millions de consommateurs » voudraient bien se saisir des sujets structurants de l’alimentation, pour en améliorer la qualité et le coût, le tout, au service d’un emploi relocalisé et du respect de notre environnement. Pour autant, la première phase de consultation de ces Etats généraux se déroulera sans eux, ce que déplorent d’ailleurs différents acteurs, comme France nature environnement, et les syndicats agricoles minoritaires.
Il est par ailleurs à craindre que les débats se restreignent à un tête-à-tête entre distributeurs et producteurs, sur les seules questions des coûts de production et de vente.

Or, il n’y aura pas de prix rémunérateurs ni d’amélioration écologique à grande échelle de notre agriculture sans changement réel de cadre. La politique de libre-échange avec tous les pays du monde menée par l’Union Européenne, la mise en concurrence comme seul horizon, le cadre européen et technocratique de la Politique Agricole Commune sont responsables du déclin de notre agriculture et nous empêchent de passer à une agriculture respectueuse de notre environnement.

Le Front National demande que soit mise en place une Politique Agricole Française remplaçant la PAC. Nous pourrons alors protéger nos agriculteurs et définir des politiques sur le long terme afin d’atteindre l’ensemble des objectifs fixés: qualité de l’alimentation, sauvegarde de nos agriculteurs, respect de l’environnement.

Collectif Nouvelle Ecologie

Des "migrants" arrivent à Dole

Migrants Calais bus

Le quotidien Le Progrès nous apprends que ce jeudi après-midi qu'un car transportant des "migrants" afghans et soudanais est arrivé à Dole (Jura) en provenance de Paris, où ils ont eu "un accueil chaleureux" dans le quartier des Mesnils-Pasteur où il sont logés.

Il est particulièrement inquiétant de voir cette politique mortifère (déjà en place sous les gouvernements précédents où, il faut le rappeler, le président de la République était l'un des piliers) qui consiste à répartir partout des centaines de milliers de ces clandestins sur le territoire national et cela sans que les citoyens ne soient consultés ou même prévenus qui, théoriquement, puisqu'ils proviennent de la région parisienne, attendent d'obtenir un statut de réfugiés.

En attendant, ces gens là, sont nourris, logés et soignés aux "frais de la princesse". "Princesse" qui n'est autre que le contribuable dont les dolois et doloises qui vont pouvoir apprécier encore un peu plus le fameux "vivre-ensemble"...

GS

La déception des ténors politiques ralliés à Macron

Tourret LREM

La déception étreint les anciennes personnalités de la politique, ralliées à Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.
Pendant la campagne, chaque personnalité au nom un tantinet célèbre qui se ralliait à Emmanuel Macron, lui permettait d'affermir le sérieux de sa candidature. Robert Hue, Corinne Lepage, Alain Tourret, toutes ces anciennes figures de la politique ont permis au candidat Macron d'accroître sa crédibilité. Et puis les législatives ont accouché du «nouveau monde» macroniste et lère du désenchantement a débuté pour ceux qui, pendant si longtemps, ont fait partie de l'ancien.

Le premier épisode s'est déroulé autour de la loi de moralisation de la vie publique dont l'examen a débuté il y a quelques jours à l'Assemblée. Pour le gouvernement, il faut frapper fort et vite car cette loi doit être un emblème du quinquennat. Les députés sont sommés de se délester de certains privilèges précieux: leur indemnité de frais de représentation (IRFM), la possibilité d'employer un ou plusieurs membres de leur famille et leur réserve parlementaire qui sert à financer des projets locaux. Les députés macronistes n'ont pas intérêt à piper mot puisqu'ils ont précisément signé pour ça, la réforme était stipulée dans le programme présidentiel de leur seigneur et maître.

Alain Tourret a évoqué une «réforme dangereuse»

Si les jeunes pousses de la start-up Macron n'ont pas eu le temps de s'habituer à ce confort de la vie parlementaire, ce n'est pas le cas d'un Alain Tourret, 69 ans, élu pour la première fois en 1997, ancien membre du Parti radical de gauche et proche d'Emmanuel Macron.

Le député LREM vit très mal cette redite de la nuit du 4 août qui veut le forcer à produire des notes de frais pour se voir rembourser repas et billets de train. En pleine séance d'examen en commission des lois, Alain Tourret s'en est pris à cette réforme «dangereuse» et s'est indigné de devoir peut-être aller au McDo. Sans doute sermonné après son envolée verbale en commission, le député a pesté contre le manque de «parole libre» dans le mouvement.

Robert Hue souhaite qu'une «autre direction soit prise»

En janvier, Corinne Lepage louait le candidat Macron et parlait de lui comme «la meilleure solution pour la France». En juillet, Corinne Lepage file un coup de main aux adhérents du mouvement qui intentent une action en justice pour protester contre les nouveaux statuts du parti, pas assez démocratiques à leurs yeux. Si l'eurodéputée MoDem n'assimile pas sa démarche à une rébellion, elle admet que le «centralisme démocratique» d'En Marche la gêne.

Autre dossier, autre motif d'embarras pour Robert Hue. Rallié à Emmanuel Macron en mars, le candidat à la présidentielle de 1995 a fait savoir que le tout petit parti qu'il préside, le Mouvement des progressiste (MdP) était contre la baisse de cinq euros du montant des aides aux logements (APL) prévue pour la rentrée. Le sénateur du Val d'Oise a émis le souhait «qu'une toute autre direction soit prise afin que les propositions faites pendant la campagne électorale par le candidat Emmanuel Macron - hausse du pouvoir d'achat, protection des classes sociales les moins favorisées - soient véritablement mises en œuvre».

Extrêmement composite, la majorité macroniste n'est soudée que par une commune admiration pour Emmanuel Macron et par l'envie de faire de la politique autrement. Comme «Manu», devenu chef de l'État, n'a que peu de temps à consacrer à ses grognards, l'admiration risque de passer et comme le nouveau monde ressemble de plus en plus à l'ancien, il n'est pas impossible que la fragile majorité ne se disloque avant l'hiver.

Par Madeleine Meteyer le 27/07/2017

Le Figaro

Inéligibilité des députés pour délit d’opinion : en marche vers le gouvernement des juges !

Bilde Bruno député du PDC

Communiqué de presse de Bruno Bilde, député FN du Pas-De-Calais du 27/07/2017

Les députés de la République en marche et leurs collègues d’extrême gauche viennent d’adopter un article de loi orwellien qui menace très gravement la liberté d’expression des parlementaires et les place sous la tutelle de l’institution judiciaire.

En effet, l’article de loi qui vient d’être adopté, prévoit l’instauration d’une peine d’inéligibilité de 10 ans à l’encontre de personnes condamnées pour des propos jugés « racistes » ou « discriminatoires ». Sous prétexte de lutter contre le racisme, l’instauration de ce régime liberticide va museler encore un peu plus les parlementaires et autres élus locaux qui osent combattre l’immigration massive, la progression du communautarisme et son corollaire l’islamisme.

L’autocensure deviendra la règle de conduite car les parlementaires seront suspendus au bon vouloir de juges qui comptent parmi eux, des militants politiques d’extrême gauche issus du syndicat de la magistrature. Rappelons que pour avoir comparé des prières de rue à une forme d’occupation du territoire national, Marine le Pen a été poursuivie par la LICRA pour racisme et propos discriminatoires. Si elle avait été jugée à la suite de l’adoption d’une telle loi, un obscur juge aurait pu la condamner à une peine d’inéligibilité de 10 ans ce qui l’aurait empêché de se présenter à l’élection présidentielle…

Cet article de loi, fruit d’un lobbying abject de groupuscules antiracistes gavés d’argent public, est en réalité l’arme ultime du système Macron contre Marine le Pen et les députés du Front National. Il vise à les réduire au silence car ils incarnent aujourd’hui, la seule opposition sérieuse au recul inquiétant des libertés publiques et de la démocratie.

Non au gouvernement des juges ! Oui à la liberté d’expression !

Front National

Stock-options chez Danone : la juteuse opération de Muriel Pénicaud fait tousser

Pénicaud

Alors que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est déjà empêtrée dans l'affaire du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas, le journal l'Humanité révèle ce jeudi qu'elle a réalisé, en 2013, une opération boursière très fructueuse, obtenue grâce à l'annonce d'un plan de restructuration chez Danone, dont elle était à l'époque directrice des ressources humaines

Le quotidien explique que le 19 février 2013, la direction de Danone avait annoncé la «suppression d’environ 900 postes managériaux et administratifs dans 26 pays». L'effet est immédiat, les marchés financiers bondissent et la cotation de l'action située en dessous de 52 euros pour le titre Danone, passe à 55-60 euros. «Une réaction fréquente lors des annonces de plan de restructuration», explique au Parisien, Marc Uzan, avocat fiscaliste

C'est à ce moment que la DGRH avait fait valoir ses stock-options. Le mécanisme des stock-options est bien une «option d’achat», et non pas une acquisition directe, souligne Marc Uzan, contrairement aux actions. Pour bénéficier de ses options, il faut procéder à leur «levée». Le principe est simple «si la valeur de l'action a baissé depuis l'achat, l'opération ne présente pas d'intérêt. La personne qui les possède peut donc jeter ses options à la poubelle. Au contraire, si le cours de l'action est monté, l'opération permet de dégager une plus-value d'acquisition», poursuit le spécialiste du droit

Un bon sens du timing 

Les options de Muriel Pénicaud lui ont été attribuées en 2009, juste après l'effondrement des valeurs boursières du Cac 40, elle a donc bénéficié à l’époque d’un prix d’achat historiquement bas, de 34,85 euros l’unité. En 2013, elle revend ses 55 120 options au nouveau prix du marché, soit à 58,41 euros l’unité. Bilan de l'opération, une plus-value de près de 60% sur sa mise de départ. Une cagnotte obtenue de façon totalement légale

Le sens du timing de Muriel Pénicaud ne s'arrête pas là puisque la ministre du Travail a fait valoir ses stock-options dès l'expiration du délai de garde de quatre ans imposé par Danone. En respectant ce délai - au cours duquel les actions ne peuvent être ni cédées ni louées -, la ministre a pu bénéficier des avantages fiscaux liés aux stock-options

«De là à parler d'initié, il n'y a qu'un pas à franchir»

Cette plus-value «a été réalisée grâce à une flambée boursière en faveur de Danone suite à l'annonce de la suppression de 900 emplois», a accusé jeudi au Sénat Éliane Assassi, la présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen dans un rappel au règlement effectué à la reprise de l'examen du projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour réformer le code du travail.

«Ce point est extrêmement grave sur le plan éthique et peut-être sur le plan juridique car de par vos fonctions vous avez organisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel», a poursuivi Eliane Assassi. «De là à parler d'initié, il n'y a qu'un pas à franchir.» «Alors que votre gouvernement se livre à des comptes d'apothicaire pour serrer de plusieurs crans la ceinture de notre peuple - réduction de l'APL, gel des salaires de la fonction publique, casse des services publics - nous apprenons que vous avez engrangé des bénéfices indécents sur le dos de la souffrance de 900 salariés et de leurs familles», a-t-elle encore reproché en demandant des explications à la ministre.

«Il s'agit d'une rémunération décidée des années avant le plan de départ»

«Nous sommes ici pour fabriquer la loi, et pas pour faire de la démagogie ou de la désinformation sur des faits ou des personnes, en l'occurrence moi», lui a répondu Muriel Pénicaud. «Chacun est libre d'apprécier un niveau de rémunération», a-t-elle ajouté. En ce qui concerne ses stocks-options, «il s'agit d'une rémunération décidée des années avant le plan de départ volontaire».

«Quand on gagne 1,3 million en une journée après avoir supprimé 900 emplois, il est difficile de demander aux salariés d'en faire toujours plus», avait estimé de son côté Martial Bourquin (PS) dans la matinée alors que c'était le secrétaire d'État aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne qui était au banc du gouvernement.

Le 27/07/2017

Le Parisien

Nationalisation de STX France : une décision bienvenue mais restons vigilants

Flamme large

Communiqué de presse du Front National du 27/07/2017

Le Front National salue la décision du gouvernement de nationaliser les chantiers de Saint-Nazaire, conformément à ce que nous réclamions depuis des années, au nom de la préservation des intérêts stratégiques et industriels de la France.

Depuis 2006, les chantiers de Saint-Nazaire ont en effet été victimes du manque de vision stratégique de l’Etat, passant entre les mains d’actionnaires étrangers (norvégiens puis coréens), manifestement instables et peu fiables. Aujourd’hui, le danger était que les chantiers passent sous le contrôle de leur principal concurrent italien, le groupe Fincantieri, aux intentions potentiellement hostiles. Dans ce contexte, la nationalisation des chantiers, qu’elle soit temporaire ou non, apparaissait comme la seule décision pertinente pour protéger nos intérêts nationaux et préserver les savoir-faire et l’emploi.

La France a besoin d’un État stratège, avec une vision claire, capable d’agir pour protéger mais aussi développer notre industrie, dans tous les domaines.

Nous espérons à présent que cette décision du gouvernement ne sera pas retoquée par la Commission européenne et que l’Etat assumera jusqu’au bout ses responsabilités, sans dérobade ni faux semblant.

Front National

Au travail !

Gollnisch France Inter

Les dirigeants du Front National se sont retrouvés samedi et dimanche derniers à Nanterre en séminaire à huis-clos. Une des réunions qui jalonneront, jusqu’au congrès prévu en février 2018, les travaux de réflexions et d’analyses auxquels seront associés les adhérents, afin de tirer tous les enseignements de la séquence électorale qui vient de s’achever, des bouleversements observés dans toutes les familles politiques, et bien sûr de rendre plus performant notre Mouvement. Un processus de clarification et d’affinement de nos positionnements, de notre programme, de notre mode de fonctionnement qui a permis notamment  à Bruno Gollnisch de faire entendre ses souhaits, ses vœux, les orientations qu’il juge bénéfique pour l’avenir de l’opposition nationale, populaire et sociale. N’ayant pas pour habitude d’alimenter les médias de propos off,  de divulguer  la teneur de débats qui dans cette phase préparatoire ont vocation à rester internes, Bruno s’est contenté d’esquisser quelques réflexions devant la presse qu’il aura l’occasion de présenter plus avant au moment opportun, dans les mois qui viennent.

Bruno Gollnisch  s’est d’ores et déjà réjoui de la bonne tenue et ambiance  de cette réflexion collective  – « il n’y a pas eu de sang versé sur les murs, en tout cas pas de mise en cause personnelle »- et a précisé que s’il était légitime que «(Florian Philippot) n’impose pas tout à une maison plus vieille que lui et dont il est un hôte récent », « il  aurait tort de quitter le FN,  c’est un garçon intelligent et sincèrement patriote ». Bruno Gollnisch s’est donc félicité de la diversité des sensibilités, des approches qui s’est de nouveau manifestée lors de ce séminaire,  diversité qui est une vraie richesse à partir du moment ou le but, le bien commun visé est partagé par tous. « On ne sort pas du séminaire clonés les uns aux autres, mais nous sommes en phase sur l’essentiel,  la souveraineté de la France ». Une souveraineté qui passe aussi par  la sauvegarde de notre identité, de nos libertés, des valeurs constitutives de notre civilisation.

Bruno Gollnisch a donc simplement réitéré aux journalistes qui l’ont interrogé en marge de ce séminaire son  constat selon lequel « l’une de nos priorités c’est l’accueil de la vie et pas de chanter les louanges de l’avortement»,  mais aussi qu’il  « ne (pense)  pas que nous fassions peur sur les questions de l’immigration. Jean-Marie Le Pen n’a jamais dit qu’il s’en prenait à la personne de l’immigré. Et même dans nos rangs, nous avons des filles et des fils d’immigrés ». La question  du changement de nom du Front National est aussi sur la table.  « C’est un nom tout à fait honorable a-t-il jugé,  il traduit quantité de sacrifices, de résistance à des persécutions, je ne vois pas en quoi un nouveau empêcherait la diabolisation ».

Autre thème évoqué, et non des moindres, celui de l’euro. « Cette monnaie a certes trahi ses promesses, notamment celle d’être un obstacle à la hausse des prix, mais il faut adopter une communication moins anxiogène » a proposé Bruno Gollnisch. En politique, c’est ainsi, il n’est pas toujours évident (et électoralement payant) d’avoir raison, de voir juste  avant tout le monde;  a fortiori quand la propagande officielle matraque sur tous les modes et sur tous les canaux que la sortie de l’euro signerait une apocalypse économique. D’autant que pour prendre une autre question sur laquelle le FN a été furieusement diabolisé, à savoir l’immigration,  les inconvénients majeurs générés par son caractère massif  sont perceptibles de manière beaucoup moins abstraite, de façon autrement plus  évidente  et sensible par l’ensemble de  nos compatriotes.

Aussi, a-t-il suggéré, fort de l’adage gouverner c’est prévoir, une approche tactique différente consistant pour le Front National  à proposer  « un plan B de sortie de crise que l’on pourra dégainer quand cette monnaie mourra de sa belle mort, car comme l’a dit le prix Nobel Maurice Allais, comme le disent aujourd’hui de nombreux  économistes de renom dont les analyses ne sont jamais ou très peu relayées dans les médias français,  l’euro  n’est pas viable à terme ».

De manière plus générale, le député frontiste entend rappeler aussi que contrairement à ce que l’on  peut lire ou entendre de la part de commentateurs qui n’ont pas travaillé le sujet dont il parle ou, ce qui n’est pas mieux, mentent délibérément, le FN a toujours nourri une réflexion et des propositions sur des sujets et des thèmes qui n’étaient pas réductibles aux questions de l’immigration et de l’insécurité.   Quand bien même ces deux questions-préoccupations là  sont en effet très structurantes du vote en faveur du Front National.

A titre indicatif,  le dernier programme étoffé  publié  par le  FN en 2001  -il y a eu bien évidemment depuis des projets présidentiels portés par les candidats Jean-Marie Le Pen puis Marine- couvrait pleinement  le  champ des  questions civilisationnelles,  sociales, économiques, fiscales, entrepreneuriales,  environnementales, européennes, les thématiques de l’agriculture, de la famille, de la justice, de la Défense etc. Ainsi sur les 433 pages dudit programme, le chapitre immigration  comportait seulement 30 pages ,  et celui sur la sécurité (hors défense nationale mais incluant la justice) 22 pages.  Un petit travail de mémoire est toujours nécessaire…

Mémoire qui permet aussi de se souvenir que c’est en août 2012 que débuta pour  François Hollande l’inexorable érosion de sa cote de popularité, qui s’établissait à 50% de bonnes intentions à la rentrée de cette même année. Après le calamiteux épisode de l’humiliation du général de Villiers contraint à la démission sur fond de promesses budgétaires trahies pour nos armées,manifestation éclairante du caractère du chef de l’Etat selon le  général Tauzin  ; alors que la rentrée promet d’être compliquée pour l’exécutiflevée de boucliers contre la loi travail,  l’augmentation de la CSG, la baisse de l’APL, la poursuite de l’immigration massive...- la chute d’Emmanuel Macron dans les sondages apparaît très brutale.
Selon l’enquête Ifop pour le JDD, le président de la république a d’ores et déjà perdu dix points de popularité ce dernier mois54% de satisfaits), le pourcentage des Français  mécontents bondissant  de 33% à 43%, chute touchant aussi  le  Premier ministre LR  Edouard Philippe (de 64% à 56% de satisfaits.) Les observateurs rappellent à cette occasion que M. Macron est avec Jacques Chirac (en 1995) le chef d’Etat qui enregistre la plus forte dégringolade dans l’opinion  deux mois après son arrivée à l’Elysée.

Nous sommes bien placés pour le savoir, la roue tourne très vite en politique.  Les espoirs, du moins chez ceux de nos compatriotes, minoritaires, qui ont glissé dans l’urne un bulletin Macron et LREM en mai et juin derniers,  générés par le renouveau, la synthèse macroniste pourraient s’éteindre avec la même rapidité qu’ils sont apparus. Encore une fois, le choc du réel, le principe de réalité s’impose toujours à tous, d’autant que l’idéologie portée par Emmanuel Macron et ses soutiens politiques, médiatico-financiers, philosophiques, et ce n’est pas là un des moindres paradoxes de cette année électorale, est rejetée plutôt nettement par les Français.

Quant à l’opposition républicaine au gouvernement,  ses trahisons en cascade, ses ambiguïtés (à tout le moins) laissent le champ libre au Mouvement national pour apparaître, plus que jamais comme une alternative sérieuse, crédible au Système, pour peu que nous sachions  être pleinement audibles sur nos thématiques, communiquer, argumenter intelligemment.

Alain de Benoist l’indiquait en creux dans un récent entretien« L’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron dit-il, qui symbolise la réunification du libéralisme sociétal de gauche et du libéralisme économique de droite, pourrait en principe favoriser une clarification en faisant comprendre une fois pour toutes que le libéralisme est intrinsèquement  progressiste  et non pas conservateur (…) . C’est ce qu’explique très bien Guillaume Bernard : La combinaison du libéralisme et du conservatisme peut, de prime abord, apparaître séduisante : le libéralisme pour l’économie, le conservatisme pour la société. Mais c’est méconnaître la doctrine libérale, qui s’appuie sur l’individualisme et le subjectivisme. C’est en soi et par soi que chacun détermine son bien. Il n’existe pas de valeur objective, mais uniquement des consensus issus de la rencontre de volontés. Le libéralisme porte en lui la destruction des traditions sociales, alors qu’il n’est nullement nécessaire de s’y adonner pour combattre la spoliation fiscale des familles et des entreprises.

C’est ce qu’il faudrait comprendre si l’on veut gagner la bataille des idéesLes Républicains, eux, se veulent les représentants de la droite et du centre. Encore un oxymore !». Bataille des idées qu’il s’agit de gagner en ce qu’elle  précède en toute logique la victoire dans les urnes.

Au travail!

Le 26/07/2017