lundi 24 juillet 2017

Au moins 173 djihadistes prêts à frapper

Etat islamiques tireurs

C’est un terrible avertissement qu’a lancé Interpol aux services de renseignements européens fin mai. En effet, selon l’organisation internationale de police, au moins 173 djihadistes de l’EI auraient été tout spécialement formés pour mener des attaques suicides sur notre sol et tenteraient actuellement de gagner le vieux continent pour y multiplier les massacres. Une liste de noms a même été diffusée. Et pourtant, nos pays n’ont rien changé à leurs habitudes.

« Causer un maximum de décès »

D’après The Guardian, une liste de 173 noms a ainsi été établie à partir de différents documents trouvés par le renseignement américain dans les positions occupées par les djihadistes lors d’opérations militaires conduites en Irak et en Syrie, puis transmise via le FBI à Interpol. Adressée ensuite par l’organisation aux différents services européens, elle est accompagnée d’une note les avertissant que ces 173 djihadistes seraient « entraînés à concevoir et à placer des engins explosifs improvisés afin de causer un maximum de décès et de graves blessures » et « capables de se déplacer à l’étranger pour participer à des activités terroristes ». En outre,ils auraient« manifesté leur volonté de commettre une attaque suicide » pour venger les récents revers de l’EI face à la Coalition.

Assez précise, cette liste contiendrait non seulement l’identité des suspects, mais aussi leurs photographies, la date de leur recrutement par l’EI, leur dernier numéro de téléphone portable, leur dernière adresse connue, les mosquées qu’ils fréquentaient, et même le nom de leur mère.

Passivité criminelle des autorités

En même temps, Interpol a demandé à ses partenaires nationaux de lui transmettre toute information qu’ils pourraient avoir sur chaque nom de la liste et toute autre donnée personnelle qu’ils ont sur leurs fichiers, tels que les passages frontaliers, les infractions pénales antérieures, les données biométriques, les numéros de passeport, les activités sur les réseaux sociaux ou encore l’historique des déplacements. Ceci, bien sûr, afin d’affiner les profils de ces 173 djihadistes, dont on ignore encore s’ils ont pu ou non rejoindre l’Europe.

Quoi qu’il en soit, et alors que cette alerte aurait dû immédiatement entraîner le bouclage total de nos frontières, force est de constater que les autorités françaises n’ont rien changé à leurs habitudes, continuant même d’accueillir chaque mois des milliers de clandestins !

Par Franck Deletraz le 24/07/2017

Présent